Situation de suspicion entre la Rdc et ses voisins: Les Nations Unies dépêchent un Envoyé spécial

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La situation presque tendue entre Kinshasa et ses voisins (Luanda et Kigali), sans oublier Paris, n’a pas laissé indifférentes les Nations-Unies qui ont décidé de dépêcher M. Saïd Djinnit en République démocratique du Congo. La substance de sa mission est de se rendre compte de l’évolution du processus électoral. Et ce, par rapport aux assurances obtenues du chef de la diplomatie congolaise, Léonard She Okitundu. Car celui-ci a rassuré le patron de l’ONU, Antonio Guterres sur la bonne évolution du processus politique et du chronogramme électoral, conformément au calendrier publié par la CENI, le 5 novembre 2017: loi électorale, budget, listes électorales, audit par OIF, listes de partis politiques…
Et ce, tout en déplorant le « climat de suspicion permanent » et la tendance à une « dramatisation négative outrancière » sur la question de la RDC par certains pays et institutions, alors que sur l’échelle démocratique régionale et sous régionale, “la RDC est en avance!”
Saïd Djinnit a été reçu par Aubin Minaku, Bruno Tshibala et Joseph Olenghankoy, respectivement président de l’Assemblée nationale, Premier ministre et président du CNSA. En effet, l’émissaire spécial onusien est venu palper du doigt cette évolution et faire part à ses patrons qui sont à New York. Même si rien n’a filtré de cette rencontre avec Aubin Minaku, on ose croire que l’évolution du processus électoral et les suspicions des pays de la région étaient au centre de cet échange.
Mais quel est le constat que fera Saïd Djinnit à l’issue de sa visite ? Quels conseils donnera-t-il aux parties prenantes ? Que va-t-il observer sur terrain ? Quels rapports fera-t-il à ses patrons qui sont à New York ? Telles sont les questions que sa visite devra permettre de répondre. Sinon, il est venu en juge, pour écouter les deux parties : la Rdc, l’opposition et, derrière elle, les pays de la région qui soupçonnent une certaine volonté de statu quo dans le chef du pouvoir.
Après l’Assemblée nationale, l’envoyé spécial des Nations Unies s’est entretenu avec le président du CNSA, Joseph Olenghankoy. Point n’est besoin de rappeler l’importance de cette institution dans la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016, et du processus électoral. S’agissant de l’accompagnement, a expliqué le diplomate onusien, cet Accord qui est conforme à la constitution, constitue, en effet, l’agenda que les parties congolaises se sont donné elles-mêmes. Et nous, entant que Nations Unies et l’Union africaine, nous travaillons dans l’accompagnement.
« Je suis venu à Kinshasa où je me propose de rencontrer un certain nombre d’acteurs, afin de faire l’état non seulement de la situation du processus électoral, mais aussi la question relative aux forces négatives », dit-il, avant d’expliquer que s’agissant du processus d’organisation des élections, il était important de rencontrer le président du CNSA pour recevoir de lui un briefing sur les efforts qui sont faits, les réalisations faites par le CNSA, mais aussi ce qui reste à faire encore.
Et d’insister sur le fait que le président du CNSA doit s’assurer de la mise en œuvre générale par tous les acteurs de l’Accord ; veiller que toutes les conditions soient réunies pour que les élections soient apaisées se tiennent dans de très bonnes conditions acceptées par tous surtout. Il s’est dit être informé des efforts qui sont faits et sa détermination à continuer sur la même lancée. « C’est pour cela que je suis venu l’encourager », précise-t-il.
(JMNK)

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