Si les Kinois pouvaient s’abstenir des vivres importés !

par -
0 549
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, est une ville cosmopolite qui accueille toutes les cultures congolaises. Les Kinois, bien que d’origines et de coutumes différentes, ont tous presque les mêmes habitudes alimentaires. Pour la plupart, ils consomment des vivres importés. Cette dépendance alimentaire accrue est inacceptable. 

Les Kinois sont, à tort, dépendants des vivres importés. Il y en a même ceux qui ne jurent plus que sur des congelés ou autres aliments venus d’ailleurs. Ce qui est aberrant. A l’opposé, les aliments qu’on importe peuvent être aussi produits localement.

Par voie de conséquence, les vivres importés sont, pour la plupart, impropres à la consommation du fait de leur durée de conservation qui les font perdre des substances naturelles. Ainsi, la nourriture perd sa qualité et même son goût.

Parmi les conséquences qui en découlent à la consommation de ces aliments importés, l’on peut noter la provocation d’un certain nombre de maladies d’autant plus que les commerçants ne se soucient jamais de la qualité des produits qu’ils vendent. Ce qui leur préoccupe de plus, c’est le chiffre d’affaire, peu importe les conséquences que peuvent produire ses marchandises dans la vie et la santé des consommateurs.

Il en ait de même que ces aliments congelés provoquent parfois des maladies rénales, le cancer ou la multiplication de myomes.

Un tour aux marchés de Kinshasa, nous a permis de faire un constat amer. On aperçoit un grand nombre de Kinois qui se bousculent aux portes des chambres froides pour s’approvisionner en vivres congelés dont : des croupions, des chinchards communément appelés « Thomson » ou « Mpiodi », des cuisses de poulet ou de dindon, de poulets de chair, de la viande de dindon, des poches d’estomac, etc.

A côté de ces vivres congelés, se vendent également des aliments frais et naturels produits localement mais qui, parfois, sont en perte des clients. C’est facile de remarquer que les Kinois préfèrent les produits alimentaires importés au lieu de consommer local. Une grave erreur !

La concurrence des prix défavorisent les aliments locaux

Il y a lieu de considérer aussi que la concurrence des prix est la conséquence même qui empêche la population kinoise d’accéder aux aliments produits localement et non surgelés. Des produits importés, bien qu’à foison sur le marché kinois sont également vendus à petit prix.

Les aliments locaux par contre, se vendent à des prix un peu exorbitants, du fait de plusieurs paramètres qui entrent en ligne. Leurs circuits commerciaux partent des lieux de production jusqu’aux centres de consommation.

Aussi, la quantité de ces produits locaux n’est pas assez suffisante pour couvrir toute la demande des Kinois. Faute des routes et autres voies de desserte agricole, les petits commerçants qui prennent le risque d’acheminer les produits locaux dans les centres de consommation, se donnent le luxe de fixer le prix au regard de tous les paramètres sus-évoqués.

Encourager la production locale

Pour faire face à la concurrence des prix et permettre au noble citoyen congolais d’accéder à une nourriture riche et naturelle, les petits producteurs agricoles du pays ont toujours sollicité l’appui du Gouvernement de la République.

Ce, en vue d’encourager la production locale ; de bien organiser les campagnes agricoles et, surtout, d’adopter une politique agricole nationale qui soit vraiment réaliste, répondant aux besoins sociaux. Ce qui est susceptible d’apporter un développement véritable dans le secteur agricole.

Leurs organisations paysannes réclament pour ce faire, un budget équivalent à celui prévu pour des Parcs agro-industriels en vue de soutenir l’agriculture familiale. Celle-ci étant un moyen d’organiser l’agriculture, la foresterie, la pêche, l’aquaculture et la production pastorale qui est exploitée par une famille et qui dépend surtout de la main-d’œuvre familiale non salariée, y compris les femmes et les hommes (selon le Forum rural mondial).

Ainsi, le Gouvernement est appelé à appuyer les initiatives portées par le paysannat. Leurs organisations visent à transformer et à relancer l’agriculture en Rdc. L’on craint que la création des Parcs agro-industriels dans notre pays ne puissent contribuer à soutenir les petits producteurs agricoles nationaux et moins encore, un développement socio-économique inclusif du pays.

La société civile paysanne regrette déjà de l’opacité qui entoure cette initiative présidentielle, bien saluée, notamment sur les questions foncières.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse