Session extraordinaire de juillet 2015: L’opposition divisée sur sa participation

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A la demande du chef de l’Etat pour examiner les lois essentielles à l’organisation des élections puis au fonctionnement de nouvelles provinces, la session extraordinaire a été ouverte le samedi 04 juillet, à l’Assemblée nationale tout comme au Sénat. Ces deux chambres parlementaires disposent en leur sein des députés nationaux et sénateurs membres de l’opposition politique.

C’est Aubin Minaku, président de la Chambre basse législative qui a procédé à l’ouverture de ladite session qui a inscrit quatre projets de loi à son calendrier notamment, le projet de loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections municipales, locales et urbaines ; le projet de loi organique fixant l’organisation et le fonctionnement de services publics du pouvoir central, des provinces et des ETD ; le projet de loi portant sur le statut des chefs coutumiers et la Révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

D’emblée, l’opposition prend position et multiplie les rencontres quant à sa participation ou pas à la session extraordinaire. Du coup, la décision tombe en ce qui concerne les députés nationaux membres de l’opposition qui dit ne pas vouloir prendre part à la session. Motif, elle sollicite le retrait du calendrier de la session du projet de loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections municipales, locales et urbaines. L’opposition estime que ce projet ne peut pas être débattu en plénière car, cette loi est du domaine organique, souligne une frange de l’opposition qui s’est réunie hier à la paroisse Fatima de la Gombe. Cette prise de position des députés nationaux de l’opposition n’est pas celle des sénateurs membres de l’opposition qui ont pris part active à la plénière d’hier lundi. Plénière qui examinait le projet de loi portant sur le statut des chefs coutumiers, dans son volet en rapport avec les immunités des chefs traditionnels.

Décision irréfléchie !

Joint au téléphone par la Rédaction du Journal L’Avenir, le député national Steve Mbikayi se dit non concerné par cette décision de ses collègues de l’opposition qu’il qualifie d’irréfléchie. « Cette décision n’engage que ceux qui ont participé à leur plénière (Ndlr réunion de l’opposition). Au lieu de se livrer chaque fois au théâtre de sortie et rentrée sans résultat palpable », a indiqué l’initiateur de la Nouvelle Classe Politique et Sociale.

En sa qualité de président d’un grand parti politique dénommé Parti Travailliste (PT), Steve Mbikayi n’attend pas donner un chèque en blanc à quiconque se hasarderait à distraire la population, moins encore la nation congolaise. Pour cette raison, il poursuit en appelant ses collègues députés à démissionner : « Je demande à ceux qui en ont assez de travailler dans les institutions de démissionner et de ne pas continuer à toucher indûment les émoluments. Sinon, ce serait un enrichissement sans cause. J’invite d’autres députés responsables à rejeter cette décision irréfléchie ! », a-t-il dit.

Vouloir une chose et son contraire

Que veut l’opposition finalement ?, s’interroge l’opinion nationale congolaise. La réalité c’est que, l’organisation des élections dérange et bouscule les états-majors des partis politiques.

En effet, tout a commencé lorsque la majorité au pouvoir avait émis le vœu de voir les nouveaux majeurs être enrôlés. Ce souhait a été rejeté d’emblée par l’opposition qui a vu dans le jeu de la majorité de vouloir organiser la tricherie en gonflant le nombre d’électeurs, si jamais les nouveaux sont mis dans le nouveau fichier électoral. Curieusement, la même opposition, après la publication du calendrier partiel par la Ceni, a exigé, de même appuyée par la soi-disant communauté internationale, la publication du calendrier global. Ironie du sort, après que le calendrier global soit publié, la même opposition le rejette pour ainsi dire, que le calendrier ne respecte pas les dispositions constitutionnelles. Lesquelles ?, s’interroge l’opinion congolaise.

Du calendrier au dialogue, l’opposition ne veut rien entendre, même en ce qui concerne le recensement. Elle voit en toute démarche la triche de la majorité, même si c’est dans le cadre de l’organisation des institutions.

Aujourd’hui, elle revient sur une autre forme de blocage, c’est-à-dire l’enrôlement des nouveaux majeurs. Ces derniers sont estimés par l’opposition à 10 millions de jeunes. La question que l’on puisse se poser est celle de savoir si ces 10 millions de jeunes sont tous acquis à la cause de cette opposition ? La réalité est que, ces nouveaux majeurs voient comment le pays est conduit, d’une manière positive et/ou négative. C’est à cette jeunesse de faire le choix à la sanction électorale.

(Pius Romain Rolland)

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