Session extraordinaire à l’Assemblée nationale

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Un bilan à mi-chemin très positif pour Aubin Minaku

Après la clôture de la session ordinaire de mars 2015, le regard était focalisé sur la convocation ou pas de la session extraordinaire. De la parole à l’acte, la session extraordinaire a finalement était convoquée, soit du 4 juillet au 3 août 2015. Ladite session extraordinaire a été convoquée sur base des matières bien précises, lesquelles devraient passer par les différentes commissions peu avant de les examiner en plénière. Il s’agit des trois matières qui figurent déjà à un tableau reluisant à mi-parcours. Pour le commun de mortels qui ne sont pas habitués aux travaux en commission, ils pourraient croire que les élus du peuple sont des amorphes. En réalité, les grands travaux se font en coulisses au niveau des commissions permanentes et mixtes paritaires qui sont à pied d’œuvre depuis le 4 juillet, soit un vrai miroir de cette session à l’initiative du président de la République, Joseph Kabila Kabange.

La preuve la plus éloquente est l’aboutissement des travaux de fond menés en Commissions, lesquels ont donné lieu à l’examen de deux des trois matières inscrites au calendrier de la session. Il s’agit du projet de loi portant organisation et fonctionnement des services publics du pouvoir central, des provinces et des Entités Territoriales Décentralisées (ETD), texte voté en plénière après harmonisation des vues au sein de la commission paritaire mixte Assemblée nationale-Sénat ; et du projet de loi portant statuts des chefs coutumiers, envoyé en commission PAJ pour un examen approfondi.

Après avoir adopté et renvoyé certains textes en commission, la quatrième matière relative à la révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale constitue un épineux problème qui revient systématiquement au calendrier de chaque session à la demande des députés nationaux en vue d’améliorer l’exercice du contrôle parlementaire dans certaines de ses dispositions.

S’agissant des annexes à la loi électorale devant être adoptés par les deux Chambres du Parlement, il faut dire que la plénière a exigé que son examen devra également tenir compte du respect du calendrier électoral ou des règlements des contraintes soulevées par la Commission électorale nationale indépendante.

Par ailleurs, l’opinion congolaise retiendra une fois que cette session extraordinaire va inscrire dans ses annales la participation des parlementaires congolais à la 41ème session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) à Berne, où le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku a été élu aux commandes de cette institution.A Berne où Aubin Minaku a répondu à l’instar de tous ses pairs présidents des chambres parlementaires africains, la réunion a obéi à un calendrier préétabli et son importance était liée autant au fait que sa présidence devait être renouvelée qu’à ce grand événement marqué par l’avènement pour la première fois d’un Congolais, à la tête de l’APF, une institution qui travaille activement pour la promotion de la démocratie, de l’état de droit et des droits de la personne dans l’espace francophone.

Dans ce tableau, l’effectivité de la diplomatie parlementaire est ainsi comprise comme une spécificité du parlementarisme moderne. C’est ce qui explique d’ailleurs à titre d’exemple, les cas du sénateur Mutinga et du député Lutundula, respectivement chef de la délégation de la RDC à l’APF et chargé de missions de l’APF région Afrique.

Contrairement à une certaine opinion qui croit que le l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo est en panne, elle s’est lourdement trompée ou peut-être elle a observé la tenue des séances plénières avec un seul œil. Contrairement à ses paires qui se sont rendus à Berne avant Aubin Minaku, le Speaker de la Chambre basse du parlement en réalité devrait d’abord ouvrir la session extraordinaire puis, laisser les  matières être traitées en commission. Ce qui a été fait. Une fois de retour, sitôt la convocation de la deuxième plénière de ladite session extraordinaire. Cette dernière n’a que 4 matières inscrites à son calendrier. Déjà avec l’adoption de deux matières, l’on peut tout dire, la session extraordinaire à mi-parcours est largement positive. N’en déplaise à certaines langues qui ne disent que le contraire de la réalité.

En somme, le mandat d’Aubin Minaku depuis son élection ne cesse de frapper les consciences des uns et des autres par la qualité du travail, le nombre des matières examinées, les matières adoptées, puis votées. Il faut dire également que sous sa présidence, la deuxième législative parlementaire de la troisième République a beaucoup marqué l’histoire parlementaire de la RD Congo. Ainsi dit, cette législature a été prolifique en abondance de lois, puis en qualité.

(Pius Romain Rolland)

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