Séminaire des Gouverneurs et Vice-gouverneurs

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Réactions à chaud des participants

Organisé par le Secrétariat général de la Majorité présidentielle, ce séminaire autour du thème principal : « Synergie entre la Majorité présidentielle et les exécutifs provinciaux », a vécu. Les interlocuteurs se sont succédés en développant plusieurs sujets, notamment : « Poser les fondations d’une nouvelle décentralisation », développé par le Professeur Lumanu ; « Information politique et gestion des ambitions dans les institutions provinciales », développé par le Secrétaire général adjoint du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadari ; « Partage d’expérience », développé par les gouverneurs dont les provinces n’ont pas connu le démembrement (Jacques Mbadu, Marcellin Chissambo, Julien Paluku, Alphonse Ngoyi Kasanji et Tutu Salumu, exceptionnellement Alex Kande ). Pour ce faire, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, des gouverneurs et vice-gouverneurs qui ont pris part active à ces deux séminaires se sont exprimés.

Evariste Boshab (Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur)

« Vous avez bien défini la raison d’être de cet atelier, plusieurs résolutions ont été prises, parmi lesquelles je vais citer deux les plus importantes : les gouverneurs de province ont demandé de manière régulière qu’il y ait évaluation entre le Gouvernement central et les exécutifs provinciaux, s’agissant des actions prioritaires déterminées ensemble. Et l’option demandée qu’il y ait évaluation tous les 3 mois. Après, ils ont une mission et il faut qu’ils sachent et que nous nous sachons également si oui ou non ils sont sur la bonne voie, si les actions arrêtées ont été atteintes ou pas, et pourquoi. C’est une résolution très importante et en même temps ils ont demandé que le gouvernement central tienne compte en ce qui concerne la rétrocession du budget d’investissement parce que, on attend beaucoup d’eux, nos populations attendent beaucoup d’eux. Mais si le budget d’investissement ne suit pas, on ne saura pas leur demander l’impossible. Voilà les grandes lignes et enfin nous nous sommes mis d’accord sur le dialogue qui est très important où nous allons baliser le chemin pour l’avenir de la République ».

Jefferson Abdallah Pene Mbaka (Gouverneur de l’Ituri)

« Il était question pour nous que nous soyons sensibilisés au sein de la famille politique, pour qu’il y ait cette cohésion, que certain parmi nous ont commencé pour la première fois ce travail, qu’ils puissent savoir quels sont les secrets pour réussir et nous en avons parlé. La plus grande leçon que nous devons tirer de ceux qui ont commencé avant nous, ils nous ont demandé de rester loyales, vis-à-vis de l’Autorité morale, vis-à-vis des membres du bureau politique et vis-à-vis de nos partis politiques ; d’être aussi loyale et fidèle vis-à-vis de la population que nous allons diriger et lorsque nous serons sur terrain, tenir compte de toutes les sensibilités non seulement politiques, mais aussi territoriales, ethniques, etc. Il y a aussi un autre conseil qui nous a été donné pour des actions concrètes : il faut éviter de prendre beaucoup d’actions au risque de tomber dans la diversion. Sinon, il faut cerner certaines activités où il faudra commencer et petit-à-petit élargir le cercle, allez vers d’autres activités.

Lorsque nous avons été  nommés connaissant les réalités ituriennes, la priorité était avant tout la sécurité et le site d’Irumu a toujours de problème avec l’activisme des FRPI, le site de Mambassa où  il y a cette nébuleuse de Maï Maï. La deuxième priorité devrait être les infrastructures routières. En ce qui concerne la sécurité, petit-à-petit nous sommes en train de collaborer avec les FARDC et le service de renseignement aussi la police en développant les axes et actions qui déjà commencé à produire des fruits. Comme dernièrement j’étais à Geti, je suis le premier gouverneur noir à pouvoir fouler le sol de Geti à la plus grande satisfaction de cette population. En ce qui concerne les infrastructures, vous avez suivi surtout vous du Journal L’Avenir que nous avons déjà lancé les travaux non seulement de la voirie urbaine, mais des routes comme Aru-Ariwara et à notre retour comme la compagnie nous a totalement satisfait nous serons obligés de donner à cette même compagnie un autre axe. Il y a encore un autre axe routier Ngote-Aru. C’est un processus que nous avons commencé, espérons que nous aurons plus de moyens cette fois-ci et avec l’appui de la population et de l’Assemblée provinciale, nous ferons beaucoup de choses ».

Richard Ngoy Kitangala (Gouverneur Tanganyika)

« Nous sommes venus participer à l’atelier d’échange entre le Gouvernement central et nos gouvernements provinciaux, ensemble comment travailler. Vous savez à l’issue des élections, il y a eu des nouveaux gouverneurs élus. Ces derniers ont été invités par l’exécutif central dans ce séminaire de recadrage, travailler ensemble main dans la main. Les difficultés auxquelles je fais face dans la province de Tanganyika sont les routes. Sans routes, il n’y aura pas d’agriculture, pas de développement. La population qui se déploie à l’agriculture se verra dans l’impossibilité d’évacuer les biens dans le centre de consommation du fait de l’absence de route.  La deuxième difficulté, c’est le manque d’électricité. Tanganyika est confronté à cette difficulté en ce que beaucoup d’investisseurs souhaiteraient investir, installer les usines, par manque d’électricité, tout devient impossible. Si nous avons des routes, nous allons relancer l’agriculture, l’élevage et que les usines pourraient s’installer si nous avons l’énergie, exploiter les minerais que le Tanganyika disposent.

S’agissant du conflit entre les pygmées et les autochtones, il n’existe plus parce que lorsque j’ai été Commissaire spécial, j’ai travaillé avec un sujet pygmée, et comme je suis élu gouverneur,  je travaillerais avec lui, cela permet d’avoir confiance entre les communautés qui se sentent marginaliser.

Que tout Tanganyika s’arrange derrière le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange qui a la vision de développer le Congo, nous qui sommes gouverneurs nous contextualisons cette vision dans notre province. Nous n’avons pas attendu, nous avons posé le jalon avec la construction des routes, l’Université de Tanganyika. Bientôt nous allons nous attaquer à l’aéroport puis désensabler le lac, les routes de desserte agricole pour relancer l’agriculture et regrouper les agriculteurs en coopérative agricole.

Célestin Mbuyu Kabangu (Gouverneur du Haut Lomami)

La teneur c’est comme ce qui est écrit : synergie entre la MP et les exécutifs provinciaux. C’est une manière d’harmoniser notre manière de nous comporter entre le Gouvernement central et les gouvernements provinciaux. Il faudra que nous puissions marcher sur une même longueur d’onde. Notre priorité dans cette nouvelle province, c’est la réorganisation territoriale. Nous sommes l’une des quatre provinces de l’ex-Katanga qu’on a toujours parlé qu’il est riche, mais l’exploitation de ces richesses n’a pas été uniforme. Les minerais ont été exploités dans le Haut Katanga, dans le Lualaba, mais dans le Tanganyika et le Haut Lomami, c’est différent. Si l’on compare le Haut Lomami et le Tanganyika, celui qui est plus avancé que le Haut Lomami du fait qu’il a l’accès au lac, en ce que les échanges commerciaux se font entre cette province et les pays limitrophes, ce qui est un atout. Tandis que la province de Haut Lomami est totalement désenclavée et l’état de route est catastrophique. Notre province est à vocation agropastorale où il y a l’agriculture, l’élevage, la pêche. Nous comptons nous investir et oublier et/ou soit exploiter moins les minerais au risque que les jeunes s’adonnent à la l’oisiveté. Avec la politique que nous allons mettre en place, la Haut Lomami sera le vivier agricole.

Cyprien Lomboto (Gouverneur de la Tshuapa)

Les difficultés sont énormes, surtout nous des provinces démembrées. C’est comme si vous atterrissez dans un campement et remettre ce campement au niveau de ville moderne : les bâtiments, même la mentalité des personnes. Dans la Tshuapa tout est à refaire, nous devons ériger des bâtiments, nous devons reconstruire les routes, remodeler les mentalités des personnes… Tout est à refaire.

Sinon, quelques actions ont été déjà posées, dont l’entretien des routes. Dans mon programme, j’avais mis en premier lieu l’intégration provinciale, c’est-à-dire toutes les routes doivent converger en même temps au chef-lieu de la province, Boende. Nous avons commencé ce travail, malheureusement le temps de Commissaire spécial n’a pas duré, trois mois seulement. Nous sommes allés aux élections et comme nous sommes élus, nous allons repartir sur les mêmes bases d’intégration régionale. A la population de la Tshuapa, nous leur demandons de placer la confiance en nous, nous allons tout faire pour amener tout le monde au travail. Il faut chasser la paresse, le détournement, le vol parce que tout le monde doit travailler et le travail c’est une clef qui ouvre beaucoup de serrures.

Berthold Ulungu (Gouverneur du Sankuru)

C’est un atelier qui a mis face à face le Gouvernement central et les gouverneurs de province que nous sommes. Il s’agissait au fait des échanges sur les actions prioritaires. Vous savez que notre pays a mis en pratique l’article 2 de la Constitution, en ce qu’il y a eu d’abord la nomination des Commissaires spéciaux, mis l’élection des gouverneurs. Ces derniers et leurs adjoints devraient prendre connaissance de leurs tâches parce que le Chef de l’Etat attend de nous, et pour ne pas perdre de vue, ils représentent le Chef de l’Etat en province. En gros, il a été question des infrastructures, de l’utilisation de  la rétrocession des entités décentralisées et de provinces. Ces échanges ont fait à ce que nous demandions du côté des Gouverneurs que la conférence des gouverneurs  ait lieu dans ce cadre de concertation entre les Gouverneurs et le gouvernement central se fasse assez régulièrement de manière à pouvoir réajuster le tir pendant tout le temps.

En ce qui concerne les défis à relever au Sankuru, premièrement c’est le désenclavement qui passe par les routes de desserte agricole ; les routes de jonctions avec les différentes provinces qui entourent les provinces ; l’agriculture à développer qui est une richesse au Sankuru. Nous sommes heureux de participer à ce séminaire qui nous a permis de nourrir les échanges de différentes composantes de la population congolaise. Je suis très confiant à l’avenir de notre province et un petit effort pour relever les défis. Nous avons connu le début des travaux dans notre province, notamment en commençant par les infrastructures, les routes de desserte agricole, à Lusambo, à Kole, ainsi que la route pour rejoindre Kole et Dibele. De Lusambo à l’aéroport au centre-ville ; puis aussi à Lubefu nous avons commencé. Nous avons ré-profilé l’aéroport de Lodja ce qu’on n’a pas pu en quatre mois ; nous avons retapé la résidence du gouverneur. Il y a aussi les ponts que nous avons commencés. Bref, beaucoup de choses ont été réalisées en termes d’infrastructures à réhabiliter et nous osons continuer sur la même lancée avec la légitimité que nous avons et ensemble avec l’Assemblée provinciale. Je pense qu’il y a de choses qu’on va réhabiliter. Nous espérons rentrer très bientôt, le Chef de l’Etat souhaite nous voir au travail, le temps de prendre contact avec quelques ministères, étant donné que le Sankuru est désenclavé. Je salue tous Sankuru, mettons-nous au travail.

Bijou Mushitu Kat (Vice-gouverneur Haut Katanga)

« Si nous avons été en atelier, c’est parce qu’il fallait harmoniser les relations qui devraient y avoir entre le Gouvernement central et les exécutifs provinciaux que nous sommes. Nous avons été là, c’est une formation de routine pour nous, nous l’avions eu très longtemps lorsque j’étais au gouvernement. C’est harmoniser les relations que nous devons avoir surtout avec la population, les relations avec la Majorité présidentielle entre les gouverneurs principaux et la base. Les difficultés il y en a beaucoup que je ne saurai énumérer sur place. Je vous informe que nous sommes en formation et que bientôt nous allons rentrer avec les directives de cette formation. Parmi les difficultés que nous avons connu, c’est le problème de la hausse de prix de maïs, heureusement que le gouverneur Jean-Claude Kazembe est allé sur place sur terrain avec une équipe gouvernementale venue de Kinshasa pour trouver une solution. D’ailleurs en ce moment, je vous informe que le prix a baissé de 35.000Fc le sac à 14.000 Fc aujourd’hui, grâce à l’implication personnelle du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Aujourd’hui, nous connaissons la main noire qui était derrière cette situation de hausse de prix qui voulait saboter le nouveau gouvernement provincial. Ces gens-là nous les connaissons très bien et c’est pourquoi nous sommes passés par là et ces gens devraient passer par la Zambie pour aller bloquer la machine, nous les avons découvert avant par le canal du Président de la République.

La population du Haut Katanga connait un problème social des agents et fonctionnaire de l’Etat. Je pense que le nouveau gouvernement provincial va s’y atteler.

Jean-Pierre Mutamba Kabuya (Vice-gouverneur Kasaï-Oriental)

Je crois que ce qui nous intéresse d’abord et nous anime, c’est un sentiment de satisfaction par rapport à l’initiative de la hiérarchie. Nous sommes satisfaits par cette organisation et nous en avons tiré grand  bénéfice par rapport aux stratégies, à l’harmonisation. Ce que nous devons être. Nous avons aussi tiré le grand bénéfice par rapport au dialogue qui va se tenir incessamment auquel nous souscrivons totalement, tous comme gouverneurs et vice-gouverneurs. Les défis à relever sont énormes, je pense que sur place nous amorcerons avec le gouverneur élu les stratégies efficaces pour pouvoir les aborder.

(Pius Romain Rolland)

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