Séminaire de formation et renforcement de capacité: APNAC en guerre contre la corruption

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Ouvert le vendredi 10 avril puis clôturé le samedi 11 avril 2015, le séminaire de formation et de renforcement des capacités des parlementaires sur le thème « Le parlementaire et l’éradication de la corruption ». Séminaire organisé à l’intention des députés nationaux et sénateurs avec le concours de la participation du Parquet Général de la République, du Président de la Ligue Congolaise de la lutte contre la Corruption, du Président de l’OCEP et de l’Inspecteur général des Finances. Ce séminaire vise à lutter contre la corruption qui constitue un mal insidieux dont les effets sont aussi multiples que délétères.

Il faut dire également qu’il s’agit d’échanger d’expériences avec les hommes et les structures qui sont sur terrain. Six thèmes ont été retenus à cet effet, notamment comment prévenir et lutter contre la corruption (Honorable Kumasamba), l’expérience de la Licoco dans la lutte contre la corruption ( Licoco), Techniques d’enquête pour la prévention et la lutte contre la corruption (Inspecteur général des Finances), L’expérience de la Cellule Nationale de Renseignement Financière dans la lutte contre la corruption (DG du CENAREF) retenus pour la première journée. A la deuxième journée, les thèmes « La justice dans la prévention et la lutte contre la corruption (PGR), comment réprimer la fraude dans les industries extractives (ITIE), Ces pratiques de lutte contre la fraude minière (Président de la lutte contre la fraude minière) et enfin le contrôle parlementaire et la lutte contre la corruption (Honorable Kasongo).

Peu avant le développement de ces thèmes, il avait été procédé à l’ouverture de ce séminaire par le Rapporteur général de l’Assemblée nationale. Norbert Ezadri a invité tous les participants à plus d’efficacité et de ténacité dans la lutte contre ce fléau.

Par ailleurs, le président de l’APNAC-RDC, dans un discours au séminariste, il a fait un bref aperçu sur la sortie officielle de leur structure depuis le 10 janvier. Trois mois après cette sortie officielle, les membres de l’APNAC-RDC se sont retrouvés dans la salle de l’ECOFIN pour la circonstance. « Quoi de neuf après multiples formation déjà reçues ? Oui, il y a un élément nouveau. Il s’agit de l’acquisition des outils, des techniques de gestion, des échanges des expertises et expériences pour affronter un fléau géant, aux racines souvent inextricables naturellement voisin des réseaux maffieux qui rongent toute la société congolaise et auquel il faut absolument trouver une thérapie. Il faut connaitre la corruption avant de la combattre », a dit le Président de l’APNAC-RDC, Pasi Zapamba.

Par contre, ce séminaire vient répondre aux défis auxquels doivent faire face les parlementaires dans le renforcement du système de responsabilisation, de transparence et à l’augmentation de l’implication du public au processus de la gouvernance participative.

Les défis qui supposent

Après avoir invité les séminaristes à la participation effective et exhorté les intervenants à se mettre totalement à la disposition des parlementaires à un partage fructueux du savoir dans le domaine de la corruption, les défis qui supposent sont tels que le ciblage des axes principaux de la lutte anticorruption, la compréhension de la corruption et le sens de la lutte, la circonscription du phénomène, et le choix de méthodes appropriées pour l’éradiquer, aussi le choix des partenaires nationaux, internationaux, publics ou privés pouvant contribuer efficacement à attaquer ce mal, cette endémie. « Nous avons choisi des hommes du terrain pour animer ce séminaire. Ce choix motivé par la curiosité intellectuelle des législateurs que vous êtes et le mode opératoire qui s’impose à vous pour faire face à un réseau complexe qui se présente sous la forme diversifiée », a-t-il dit.

Comment prévenir et lutter contre la corruption ?

Thème animé par le député national Kumasamba Jean-Baptiste. Son exposé a tourné sur le quid de la stratégie de lutte contre la corruption dans un contexte international et national, la clarification conceptuelle de la corruption et pour quoi la RD Congo doit lutter contre la corruption, puis les instruments et actions de la stratégie de lutte contre la corruption. Pour cet élu national, nul ne conteste qu’aujourd’hui le fait que la corruption affecte les différents rouages de l’Etat, son ampleur et ses implications négatives sur le développement de la société. Ainsi donc, lutter contre la corruption à tous les niveaux est une priorité. « La corruption est un grave obstacle à une mobilisation et une répartition efficaces des ressources et détourne des ressources au dépens d’activités vitales pour l’élimination de la pauvreté et le développement économique durable », a-t-il fait savoir. Pour ce faire, la mobilisation pour faire avancer la transparence, l’éthique et l’intégrité ne doit pas fléchir face à la difficulté de la tâche et l’héritage conséquent de décennies de gestion hasardeuse. « Le combat contre ce fléau passe par la mise en œuvre d’une législation juste, appliquée de manière égalitaire par une justice effectivement indépendante à l’égard de l’autorité politique et du pouvoir de l’argent d’une part, et par une très grande sensibilisation de l’opinion publique quant à la difficulté de l’épreuve et de la mobilisation de tous les vecteurs vivants de la société, d’autre part », a-t-il insisté.

Partant de son argumentaire, la corruption se définit comme un abus de pouvoir dans le cadre d’un mandat public pour satisfaire des intérêts personnels, obtenir un avantage indu et illégal. « La petite corruption administrative ou bureaucratique porte sur des transactions isolées de la part de fonctionnaire abusant de leur pouvoir, en demandant des pots-de-vin, en détournant des fonds publics ou en accordant une faveur en échange de gratifications », a-t-il martèle.

Expérience de la Licoco

L’expérience de la Licoco dans la lutte contre la corruption se déroule en suivant l’utilisation des fonds alloués aux secteurs de la Santé, Education, Agriculture, du développement rural, des Affaires sociales, des Mines, Hydrocarbures et des Infrastructures et travaux publics par le parlement lors du vote du budget.

Ces suivis sectoriels ont amené la Licoco à conclure que dans le secteur de l’Education, des problèmes de corruption persistent comme par exemple le manque de contrôle et de transparence des fonds payés par les parents lors de test de Tenafep et de l’examen d’Etat, la non transparence dans le projet de construction des 1000 écoles car, dit la Licoco, il y a attribution des marchés à certains politiciens, le conflit d’intérêt qui existe entre les membres des comités des parents et certains chef d’établissement. « Dans le secteur de la santé, des problèmes de corruption y persiste comme par exemple, le manque de contrôle des comités de gestion des hôpitaux, l’opacité dans le projet de réhabilitation des zones de santé, la non transparence dans le processus d’achat des équipements médicaux, le manque de contrôle pour les fonds alloués aux opérations d’urgences comme c’est le cas d’Ebola », dit-t-il.

Il en va de même dans le secteur de l’agriculture et développement rural, où la Licoco a constaté des actes de corruption dans la campagne agricole où plusieurs millions des dollars avaient été alloués au ministère de l’Agriculture et développement rural. « Plusieurs pistes rurales qui devraient être réhabilitées ne l’ont pas été. Le ministère de l’Agriculture sortant a attribué le marché de fourniture des semences à son ancienne ONG se trouvant à Butembo », précise-t-il.

Dans le secteur des mi3nes par exemple, plusieurs services de l’Etat se trouvant au Katanga continuent à mobiliser des fonds via des taxes illégales créées en complicité avec les autorités de tutelle. « C’est le cas de la taxe de chargement que la Division des Mines perçoit, 45 dollars pour chaque camion à l’exportation des minerais. Le ministre des Mines est au courant de cette situation, mais il ne fait rien pour la stopper», a souligné le Président de la Licoco.

Ainsi donc, la Licoco mène les actions de plaidoyer de lutte contre la corruption auprès du Premier ministre, notamment le dossier frais universitaire et campagne agricole, auprès du Parquet Général de la République dans le dossier routes de Kinshasa financé parle contrat chinois, et aussi auprès du ministère sectoriel EPSP dossier Tenafep et Examen d’Etat et enfin auprès des députés nationaux cas de l’APNAC. Il conclut pour dire que malheureusement, ces institutions ne réagissent pas.

(Pius Romain Rolland  )

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