« Semaine sans douleur »

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Une campagne de sensibilisation a été lancée à Kinshasa par Palia Famillia et le ministère de la santé publique sur la gestion de la douleur à l’aide des opiacés à Kinshasa. Sur ce, une matinée d’informations a été organisée au siège du secrétariat de la santé  à l’intention  des journalistes.

Que retenir des soins palliatifs ? C’est la prise en charge globale et holistique et la maitrise de la douleur des malades chroniques en phase terminale. Cette prise en charge pour les malades chroniques concerne l’aspect psychologique, physique, social et spirituel. Ici, cette science qui veut être une discipline à part entière en RDC, conjugue plusieurs disciplines pour accompagner le malade.

Le Dr Albert Makassi, médecin en soins palliatifs reconnait qu’actuellement, la douleur est considérée comme multiforme physique,  psychologique,  émotionnelle,  sociale et spirituelle. Tous ces éléments doivent être pris en compte pour définir la douleur. « L’humain a droit à une mort digne, malgré sa douleur.  En RDC, des millions de patients, des malades chroniques et évolutifs au stade terminal n’ont pas accès aux soins palliatifs suite aux faibles offres. Les recours aux antalgiques  puissants comme la morphine  (palier ll,  échelle OMS) sont rarissimes. Devant les douleurs intenses,  actuellement les médecins ne passent pas au Palier lll,  mais utilisent de tromadol qui est dans le Palier II.  Certains stupéfiants sont indispensables pour traiter des patients atteints du sida au stade chronique. Malheureusement, ces médicaments sont sous contrôle international (…) La douleur est mal géré au Congo», a-t-il déclaré. La morphine fait partie des opiacés (opium) servant à gérer la douleur.

Et d’indiquer qu’après un atelier organisé par le Ministère de la Santé au mois d’avril dernier, il s’avère que seules les Cliniques universitaires administrent les soins palliatifs de Palier III. Il y a quelques obstacles, mythe autour de la morphine, faible intégration de la démarche, le manque d’information et d’une politique de santé relative aux soins palliatifs…

Bien qu’il y ait une orientation nationale de soins palliatifs élaborée, le Dr Makassi propose la mise en place de la politique de santé publique relative aux soins palliatifs, et une loi statuant sur l’utilisation des opiacés pour traiter la douleur.

Maitre Alain  Kabemba Mbaya : « vivre sans douleur est un droit humain. La douleur est une rupture du bien-être.  Une sensation physique pénible. La vie sans douleur est un droit,  mais ce droit doit être cadré ou accompagné par des règles », a-t-il indiqué.

Le pacte international  relatif  aux droits économiques,  sociaux  et culturels spécifie que toute personne à la droit de jouir du meilleur état de santé physique,  psychologique et mental », a-t-il renchéri. Aussi convient-il de souligner que les soins palliatifs se trouvent au cœur du soin et à la frontière. En signant ce pacte,  la RDC est tenue à  garantir le bien-être de sa population. Pour lui, la régression de l’état de santé  incombe au Ministère qui est l’autorité du secteur.

La disponibilité et l’accessibilité aux opiacés posent problème. Le Ministère de la santé doit  fournir les médicaments essentiels, adopter des lois y afférentes, mettre en œuvre une stratégie et un plan d’action de santé  publique.

(Onassis Mutombo)

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