Selon Z’Ahidi Arthur Ngoma : « Le seul thème qui vaille pour ce dialogue, c’est les élections et leur organisation pacificatrice de la Nation »

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Dans une conférence le week-end dernier, l’ancien Vice-président de la République a indiqué que le dialogue doit être conforme aux dispositions de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba dûment signé par notre pays, et garanti par les deux résolutions (2098 et 2211) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Et si le dialogue avait eu lieu, le seul thème qui vaille, c’est les élections et leur organisation pacificatrice de la Nation.

Ceux qui pensaient que ce monument de la politique congolaise appartient déjà au passé, doivent changer leurs calculs. Sinon, Z’Ahidi Arthur Ngoma, Ancien Vice-président de la République, président national des Forces du futur et du Camp de la patrie, porte-parole du Cartel de la composante opposition politique signataire de l’Accord global et inclusif n’a pas attendu la convocation du dialogue annoncé par le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange pour se prononcer. C’était en présence de certains noms de l’opposition, comme Lisanga Bonganga, Ingele Ifoto, etc.

En effet, il a réuni la presse et ses membres le 16 mai dernier au CEPAS, où il a animé une conférence sur : « La Rdc, il est encore temps d’agir ». Dans son intervention, il a insisté sur le fait que le temps est plus que jamais venu d’endiguer la descente aux enfers de notre pays, l’inexorable dépérissement de notre culture…. Et ce, avant d’interpeller ses pairs et de leur demander d’écouter la famille congolaise en quête de la délivrance, de regarder ces crises récurrentes, ces souffrances traversées par le peuple depuis son accession à la souveraineté internationale ; ces crises qui portent un nom.

Fermement attaché au respect de la loi fondamentale de la République, le Cartel des partis politiques de l’Opposition signataires de l’Accord global et inclusif de Sun City demande au pouvoir d’honorer ce qui n’est rien d’autre que son serment constitutionnel, en particulier concernant les articles verrouillés de la constitution dont les dispositions de l’article 220.

Sur le dialogue politique qui doit être transparent et sans exclusive, le Cartel qui l’avait déjà proposé sans être entendu, on peut s’y opposer. Cela étant nécessaire pour des élections apaisées, ce dialogue doit être conforme aux dispositions de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba dûment signé par le pays, et garanti par les deux résolutions (2098 et 2211) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Et le pouvoir congolais ne peut en être juge et partie.

Et de poursuivre, ce dialogue ne doit nullement être conçu comme une autre Conférence nationale souveraine, un autre Sun City ou moins encore d’autres concertations nationales ; pas plus qu’il ne doit s’attarder sur des thématiques politiques, sociales, économiques dont l’on connaît déjà les réponses, mais ne considérer que la question électorale. « Le seul thème qui vaille pour ce dialogue, c’est les élections et leur organisation pacificatrice de la Nation », dit-il, avant d’ajouter que nous pensons notamment au calendrier électoral qui pourrait utilement être renversé, pour tenir compte des impératifs du délai constitutionnel : commencer par l’élection présidentielle, les élections législatives nationales et provinciales. S’agissant des élections locales, municipales et urbaines qui n’ont jamais été organisées, Z’Ahidi Arthur Ngoma pense qu’elles peuvent être pos-posées, compte tenu de contraintes de temps et de moyens.

Force doit être donnée à la Nation

Et Z’Ahidi de rappeler que nous savons ou nous devons tous savoir que les groupes armés continuent à opérer à l’Est du territoire. « Il y a quelques jours encore, c’est près de 23 Congolais qui ont été tués à Beni par l’ADF Nalu après tant d’autres avant. Les Interhamwe continuent à sévir en dépit de l’invitation faite à un contingent de plus de dix mille hommes de l’armée rwandaise en janvier 2009 au motif de les traquer », dit-il, avant d’ajouter qu’un hommage mérité doit être rendu à nos vaillants soldats qui protègent notre territoire au prix du sacrifice suprême. En même temps, c’est l’occasion de dire merci à la communauté internationale, qui de l’ONUC à la MONUSCO, en passant par la MONUC, n’a jamais cessé, par ses exemples passés et récents, de donner à notre pays et à notre peuple, le témoignage vivant de la solidarité internationale.

Il a terminé par dire que nous avons à construire notre réconciliation nationale sur le socle de la justice et de la vérité ; mais en sachant que la justice n’a de sens que le pardon ; l’intolérable existe, mais ce sera toujours un écrit, un discours, un geste, un acte commis, mais jamais un être humain, parce qu’en sachant de nous se concentre l’humanité toute entière.

(Jean-Marie Nkambua)

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