Selon une enquête menée par l’UCOP: Une PVVIH sur cinq a envie de se suicider

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L’Union Congolaise des Organisations des Personnes Vivant avec le VIH (UCOP) a publié les résultats de l’enquête index stigma réalisée auprès des PVVIH (Personne vivant avec le VIH). En réalisant cette enquête, l’UCOP veut estimer l’ampleur de la stigmatisation et de la discrimination associées au VIH en République démocratique du Congo (RDC). En outre, elle veut déterminer le contexte et la nature de la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les PVVIH en RDC. Et aussi déterminer le niveau de connaissances, attitudes et pratiques des PVVIH en rapport avec la protection de leurs droits.

Les résultats de l’enquête

En effet, l’enquête diligentée par l’UCOP a montré que la stigmatisation et la discrimination liées au VIH sont prévalentes, et font partie du lot quotidien de la vie des congolaises et des congolais vivant avec le VIH qui ont participé à l’enquête.

Un répondant sur trois vit dans un ménage qui totalise moins de 165 $ américains de revenus par mois pour l’ensemble du ménage, soit moins d’un dollar américain par individu et par jour.

La pauvreté et la sécurité alimentaire sont patentes : 85% de répondant vivent dans un ménage où le revenu rapporté est de moins d’un dollar américain par personne et par jour, et dans la moitié de ménages dans lesquels vivent les répondants, au moins un membre du ménage n’a pas eu assez à manger pendant au moins 5 jours sur les 30 précédant l’enquête.

Le niveau d’instruction est généralement bas, avec seulement moins de 8% de répondants qui ont atteint le niveau supérieur ou universitaire, et 37,2% qui n’ont reçu aucune instruction formelle, ou se sont arrêtés au niveau primaire. Dans la population générale, l’EDS 2007 situe cette proportion d’adultes s’étant arrêtés à l’école primaire à 38,5% et 29,2% respectivement pour les femmes et les hommes.

Conséquemment, plus d’un tiers de répondants (35,16%) ne travaillent pas du tout, même pas comme employés pour leur propre compte. La section Discussion de cette étude a exposé de manière détaillée les principales trouvailles, dont un résumé ci-après avait été donné :

Autostigmatisation et craintes

L’autostigmatisation est très prévalente : 52,3% de PVVIH ont honte d’elles-mêmes à cause de leur statut sérologique, près de la moitié ont une piètre opinion d’elles-mêmes, un bon nombre ont un sentiment de culpabilité, encore se blâment-elles elles-mêmes. Une PPVIH sur 5 blâme d’autres personnes à cause de son statut sérologique, et pratiquement la même proportion pense devoir être punie pour avoir contracté le VIH. Le niveau de stigmatisation et de discrimination est tel que 188,8% de PVVIH interrogées ont envie de se suicider. Une très grande majorité des répondants redoutaient le fait que d’autres personnes se livrent à des commérages sur eux à cause de leur statut sérologique, 70,5% s’inquiétaient des insultes et des harcèlements verbaux. Le harcèlement physique et même l’agression physique étaient redoutés par 38% et 35 % des répondants, respectivement.

Contribuer au changement

56% des répondants ont soit affronté, soit interpellé ou éduquer quelqu’un qui faisait de la stigmatisation et/ou discrimination à leur encontre. Plus d’une PVVIH sur quatre avouent ne pouvoir rien faire bouger du tout, dans toutes les questions les concernant ou traitant de leurs droits. Les répondants de toutes les identités de genre, habitant les zones rurales comme les villes, ont identifié le fait d’assurer le plaidoyer en faveur de toutes les personnes vivant avec le VIH comme la mesure phare à recommander à toutes les associations de PVVIH, ou celles qui défendent leurs intérêts.

Recommandations de l’enquête 

Cette étude a révélé auprès des PVVIH interrogées un niveau de pauvreté élevé, une insécurité alimentaire accrue, la crainte d’être objet de médisance, et même la peur d’une agression physique, une inquiétude pérennante quant à la manière de laquelle les PVVIH sont traitées dans la communauté, de sorte que 1 répondant sur 5 a envie de se suicider. Aussi, l’appui psychologique et l’appui socio-économique doivent être clairement identifiés comme domaine d’action prioritaire du Gouvernement, du PNMLS et du système communautaire. Des efforts soutenus doivent être déployés pour promouvoir la vie ouverte et positive avec le VIH, et pourvoir en une assistance psychologique et socio-économique, comprenant les opportunités de formation pour les PVVIH pour devenir des pairs éducateurs, le renforcement des capacités des acteurs, et des réseaux, le counseling, la formation, et les activités génératrices de revenus.

(RTM)

 

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