Selon un récent rapport de l’UNICEF: 400.000 enfants aux Kasaï meurent de malnutrition

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Un enfant sur dix souffre de malnutrition sévère dans les régions congolaises des Kasaï, alerte l’Unicef dans un récent rapport. Cela signifie, poursuit ce rapport, que 400. 000 enfants risquent de mourir de faim, pour ne pas dire, sont en train de mourir de malnutrition.

Cette organisation qui publie ce rapport sur la situation humanitaire dans ces zones secouées par de graves violences depuis 2016, et qui avait causé des déplacements de plusieurs ménages, indique que leurs enfants se trouvent dans un état nutritionnel absolument désastreux.

Christophe Boulierac, qui travaille pour l’Unicef, revenant tout récemment d’une mission au Kasaï, a confié à la Rfi, qu’il a vu des enfants mourir dans des hôpitaux, comme à Mbuji-Mayi, où ils sont traités pour des complications dues à la malnutrition.

Un enfant qui souffre de malnutrition aigüe sévère a neuf fois plus de chances de mourir d’une petite infection qu’un enfant correctement nourri. Et ce qu’il faut maintenant pour le cas de ces 400 000 enfants, c’est une réponse urgente, indique Christophe Boulierac.

Dans le monde, cinq enfants âgés de moins de deux ans sur six, ne reçoivent pas suffisamment d’aliments nutritifs pour leur âge, ce qui les prive de l’énergie et des apports dont ils ont besoin au stade le plus décisif de leur développement physique et cognitif. C’est ce que révèle un rapport de l’Unicef, publié le 14 octobre dernier.

La malnutrition provoque des lésions irréversibles chez les jeunes enfants

Si la malnutrition concerne aujourd’hui 156 millions d’enfants de moins de cinq ans, une meilleure alimentation permettrait de sauver 100.000 vies par an.

« Ce sont les nourrissons et les jeunes enfants qui ont les besoins en nutriments les plus élevés au cours dune vie. Cependant, lorganisme et le cerveau de millions de jeunes enfants natteignent pas leur plein potentiel en raison

dune alimentation insuffisante », déplore une conseillère pour la nutrition à l’UNICEF. « À un si jeune âge, la malnutrition entraîne des lésions mentales et physiques irréversibles ».

Les gouvernements invités à agir massivement contre la malnutrition

Selon les données de l’UNICEF, elles révèlent que, dans les pays pauvres bien sûr, mais aussi dans les plus riches, les jeunes enfants reçoivent leurs premières cuillerées trop tardivement (un bébé sur cinq ne consomme pas d’aliments solides avant l’âge de 11 mois) et que la moitié des enfants âgés de six mois à deux ans ne prennent pas le nombre minimum de repas recommandé pour leur âge. Ce qui accroît le risque de retard de croissance.

L’Unicef note également que près de la moitié des enfants d’âge préscolaire souffrent d’anémie et que la moitié seulement des enfants âgés de six à onze mois reçoivent des aliments d’origine animale, essentiels pour le développement.

Ainsi, l’UNICEF encourage les gouvernements et le secteur privé à investir de façon plus massive et plus ciblée pour rendre les aliments nutritifs abordables et accessibles aux enfants les plus pauvres. L’allaitement maternel aussi doit faire l’objet d’un soutien, surtout dans les pays où nourrir son bébé en public demeure controversé.

70 % des nourrissons et des jeunes enfants sont considérés comme dénutris, c’est-à-dire qu’ils ne consomment même

pas quatre groupes alimentaires parmi les huit catégories de l’Organisation mondiale de la santé, OMS.

 

(Mamie Ngondo)

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