Selon Matata Ponyo: La Rdc termine l’année avec 0,8% d’inflation, un record depuis 1960

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A la présentation du n°2 de la Revue congolaise de politique économique portant sur : « Croissance inclusive en Rdc : enjeux et défis », le Premier ministre Matata Ponyo a indiqué que la Rd Congo va terminer cette année en phase avec le discours prononcé par le Président de la République lorsqu’il disait que le taux d’inflation était proche à 1%. Et le chef de l’Exécutif congolais de préciser que nous allons terminer l’année avec un taux d’inflation de 0,8%, soit -1%. Ce qui constitue un record historique depuis 1960. Ceci pour dire que les biens et services n’ont pratiquement connu de variation de prix et c’est en faveur de plus pauvres et de plus démunis. Et c’est l’un des caractères visibles de l’inclusivité de cette croissance.

Membres du Gouvernement, professeurs d’universités, députés et sénateurs, chefs des missions diplomatiques et invités tirés à la volée se sont retrouvés hier au jardin des Premiers de la Primature, en vue de la présentation du n°2 de la revue congolaise de politique économique, qui aborde un thème d’actualité, à savoir « Croissance inclusive en Rdc : enjeux et défis ». Disons que l’objectif poursuivi à travers ces revues, c’est de permettre non seulement de rassembler la documentation économique et sociale dans le domaine, mais aussi de préserver la mémoire historique de ce qui se fait aujourd’hui pour une meilleure prise en charge de l’avenir dans tous les domaines de la gestion de la politique économique.

A l’occasion, le Premier ministre a rendu hommage au Président de la République qui a avait encouragé le Gouvernement dans cette initiative qui vise à faire des vérifications empiriques sur base des modèles économiques pour conforter la politique économique suivie par son Gouvernement. « …La croissance que d’aucuns voudraient voir par magie atterrir dans l’assiette du Congolais, alors que la croissance est diffuse et se vérifie par des indicateurs. Effectivement, elle est de plus en plus inclusive », dit-il, avant de soutenir que le chemin à parcourir est encore long. Ceci, au regard de la dégradation économique et social qui a prévalu dans notre pays pendant une quinzaine d’années. EN effet, entre 1990 et 2001, les richesses congolaises se sont évaporées de près de 46% et pendant ce temps, les bouches à nourrir se sont accrues de 43%. Donc, la richesse n’était pas en mesure de rencontrer les préoccupations de la population.

Disons que ce n°2 du volume 1 de la revue a bénéficié de la contribution de beaucoup de scientifiques, notamment le prix Nobel de l’économie de 2015. Ceci pour dire que le Gouvernement tient à la qualité de l’analyse sur des questions de politique économique que nous menons sous le leadership du Président de la République. « Nous devons faire d’avantage pour que cette croissance se retrouve au niveau de l’emploi, de l’éducation, de la santé et des infrastructures. C’est vrai, il y a des efforts qui sont faits, mais beaucoup doit être fait surtout dans ces domaines, pour que la croissance devienne d’avantage inclusive », soutient Matata Ponyo.

Matata sensibilise les professeurs

Le Premier a profité de l’occasion pour réitérer l’appel aux professeurs d’universités pour que cette revue puisse bénéficier des contributions variées dans les différents domaines afin que les bases solides d’une politique économique constructive puissent être battues et profiter aux générations futures. « Nous voulons que l’université puisse aussi contribuer de manière significative à la vérification empirique des politiques économiques dans notre pays, mais aussi des effets de cette politique économique pour d’avantage savoir si cette croissance est inclusive ou pas, et aussi savoir si le développement humain peut être mesuré et palpé par la population congolaise.

En plus, le n°2 d’aujourd’hui termine l’année 2015, parce qu’il s’agit de deux numéros par an. L’année prochaine commencera avec le volume2 et le numéro1 qui portera sur la grande modération. Il va s’agir d’approfondir la question de l’inclusivité de la croissance pour voir si cette croissance qualifiée d’exceptionnelle est en phase avec la grande modération. C’est-à-dire, une croissance forte, mais il faut qu’elle soit prévisible, qu’elle s’inscrive dans la durée, qu’elle soit basée sur des variables contrôlables comme la stabilité du taux d’inflation ou du taux de change.

La croissance en Rdc est-t-elle inclusive ?

C’est la question que s’est posée le professeur Vincent Ngonga, Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre. Pour répondre à cette question, il a expliqué que la Rdc connait une croissance soutenue depuis 2002. Entre 2002 et 2015, le cumul de croissance a été de 91,6%, soit une moyenne de 6,5% par an.

En définitive, dit-il, la croissance de la Rd Congo, au regard de l’évolution de l’incidence de la pauvreté est pro-active. Cependant, l’ampleur de l’incidence demeure élevée. D’où la nécessité de poursuivre sans désemparer avec des politiques visant la réduction de la pauvreté. Au regard de l’évolution de l’indice du niveau multidimensionnel de vie, la croissance de la Rdc devient de plus en plus inclusive. Cependant, l’écart entre le résultat de croissance économique et l’évolution du niveau multidimensionnel reste très important qu’il y a lieu d’accélérer la mise en œuvre des politiques inclusives.

Pour Vincent Ngonga, la recommandation principale est de maintenir sur une longue durée la croissance forte, résiliente et de grande modération pour accroitre les effets de redistribution et d’inclusivité par l’accélération et l’approfondissement des politiques menées actuellement dans les principaux domaines ci-après : accès à une alimentation saine et suffisante à travers la duplication des parcs agro-industriels, accès à l’eau et à l’électricité à travers les politiques et les réformes entreprises dans ce secteur en matière d’adduction en eau potable, le développement des microcentrales, la réhabilitation de Inga1, la réalisation de Inga3, … ; accès aux logements décents, préservation du travail et accès à l’emploi, accès à des soins de santé de qualité, accès à l’éducation et à la formation de qualité, lutte contre les inégalités de toutes sortes et accès aux dividendes démographiques.

(Jean-Marie Nkambua)

 

 

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