Selon le sondage: Les Points Shadary, personnalité préférée des Congolais en 2018

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Emmanuel Ramazani Shadary (68%) a déjoué tous les pronostics lorsqu’il a été désigné par le Chef de l’Etat Joseph Kabila pour représenter sa famille politique, le Front Commun pour le Congo (FCC) à l’élection présidentielle. Négligé au départ par une certaine opinion qui considérait le fait qu’il n’était pas aussi connu à l’intérieur du pays que les favoris à ce poste comme le Premier ministre honoraire Augustin Matata et le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, il a prouvé le contraire. Ce, en remplissant des stades à Kinshasa et dans les provinces lors de ses meetings pendant la campagne électorale. Ce qui l’a placé comme archi favori à la présidentielle du 30 décembre 2018.

Depuis une décennie, Sondage Les Points établit à chaque fin d’année, le classement des personnalités préférées des congolais. Cette année, la tenue des élections oblige, le classement a été fait non pas par différentes institutions, mais sur une même liste dans laquelle toutes les personnalités désignées ont été classées en ordre croissant. Et il y a de nombreuses surprises car, bien que dominées majoritairement par des politiques, on  y trouve des sportifs, des personnalités des médias, des artistes musiciens, des mandataires publics et même des hommes qui étaient encore inconnus du grand public l’année dernière.

Ces hommes et femmes favoris des congolais ont la particularité d’avoir œuvré d’une manière ou d’une autre en faveur de l’intérêt général. Ils sont donc dans le cœur des congolais qui les considèrent comme des modèles dans leurs domaines respectifs. De quoi inspirer une jeunesse congolaise en quête de repères  dans une société où la dépravation des mœurs se porte bien.

Ils sont des membres du gouvernement(3), parlementaires(3), mandataires publics (3), un Gouverneur de province, une personnalité de la société civile, un candidat à l’élection présidentielle, des journalistes (2) et des artistes musiciens (2), deux hommes d’églises,  pour faire le total de 17 congolais de l’année.

Deux d’entre eux ont attiré les projecteurs de l’actualité mondiale sur eux. Il s’agit du Gynécologue congolais le plus célèbre, et d’Emmanuel Ramazani Shadary. Ils étaient certes mondialement connus, mais l’obtention du Prix Nobel de la Paix pour le premier et la désignation en tant que dauphin du Chef de l’Etat pour le second, les a propulsés plus haut. Ce qui a fait d’eux les « Surprises de l’année 2018 en RDC ».

Surprise de l’année

A en croire ce sondage, Emmanuel Ramazani Shadary (68%) a déjoué tous les pronostics lorsqu’il a été désigné par le Chef de l’Etat Joseph Kabila pour représenter sa famille politique, le Front Commun pour le Congo (FCC) à l’élection présidentielle. Négligé au départ par une certaine opinion qui considérait le fait qu’il n’était pas aussi connu à l’intérieur du pays que les favoris à ce poste comme le Premier ministre honoraire Augustin Matata et le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, il a prouvé le contraire. Ce, en remplissant des stades à Kinshasa et dans les provinces lors de ses meetings pendant la campagne électorale. Ce qui l’a placé comme archi favori à la présidentielle du 30 décembre 2018.

L’autre « surprise agréable » de l’année, Dr Mukwege (65%) a été sacré Prix Nobel de la Paix le 05 octobre dernier, une distinction qu’il a partagée avec la jeune Yezidie Nadia Murad. L’attribution de ce prix que  l’on considère comme la plus haute récompense au monde à un congolais est un motif de fierté nationale. Surtout que le lauréat s’est rendu célèbre par son implication et ses sacrifices en faveur de femmes violées,  le plus souvent par des groupes armés.

Le gouvernement et le parlement bien représentés

Comme lors de précédents classements annuels, le Gouvernement central et les deux chambres du Parlement sont valablement bien représentés cette année avec trois places chacun. Sans surprise, les Kinois  ont mis à l’honneur du côté du gouvernement, le Ministre d’Etat à la Fonction publique, Michel Bongongo 57% pour la réussite de la vague de mécanisation des fonctionnaires de l’Etat dans le cadre du Programme de la Réforme et du Rajeunissement de l’Administration Publique (PPRAP) qu’il dirige avec dextérité.

Il est suivi de son collègue des Affaires Foncières, Lumeya Dhu Malegi 54% dont la lutte contre les coulages des recettes foncières a porté des fruits. On relève que les  chiffres des recettes réalisées dans ce secteur depuis son arrivée sont éloquents. Un record de plus des 35.000.000.000  de Francs congolais des recettes réalisées à l’espace de moins d’une année, ce qui fait de lui l’un des Ministres qui contribuent par les recettes de leurs secteurs, à renflouer les caisses de l’Etat pendant cette période où le pays  avait besoin de liquidités pour auto financer les élections.

Le troisième membre du gouvernement de l’année est la Ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou 53%. Ce sont ses initiatives visant à venir  en aide aux jeunes filles rendues mères et aux femmes rurales, la  mise en place du portail de signalement des abus commis par l’internet sur les enfants ou encore  la sensibilisation  des différents bourgmestres, les préposés de l’Etat civil et les chefs de service de la ville de Kinshasa sur le nouveau code de la famille qui ont plaidé sa cause.

Du côté du parlement, les lauréats de ce classement sont le député national  Henri-Thomas Lokondo 59%, le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku 58% et le Sénateur Modeste Mutinga 55%. Le premier, pour avoir entre autres été l’auteur d’une proposition de loi portant modification de la loi électorale, laquelle a extirpé la disposition autorisant l’enrôlement des congolais vivant à l’étranger. Pour la quasi-totalité des répondants, sans cette initiative de Thomas Lokondo, il n’aurait pas été possible pour la CENI d’espérer organiser les élections en cette année. Les répondants sont aussi d’accord sur le fait qu’il a été comme dans ses habitudes, très actif dans l’exercice de ses attributions de parlementaire.

A l’actif de Minaku cette année, les répondants relèvent particulièrement la régularisation de la situation administrative de plus de 200 membres  du personnel administratif de l’Assemblée nationale qui ont été admis sous statut de fonctionnaires de l’Etat. C’est une première depuis quinze ans. Le Sénateur Modeste Mutinga a lui aussi marqué l’année 2018 grâce à l’adoption en juillet dernier, de sa proposition de loi portant statut des anciens présidents de la République élus. Cette proposition de loi qu’il avait initiée en 2015 assure aux anciens Chefs de l’Etat un certain nombre de privilèges à la fin de leur mandat, en plus du statut de sénateur à vie, garanti par la constitution.

Entreprises publiques, Tshikuya concerve le mayo jaune  

Egalement interrogés sur les mandataires publics de l’année, les répondants ont désignés le Directeur général de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), Maurice Tshikuya Kayembe 60%, le Directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), Madame Agnès Mwad 56% et le Directeur Général de la Direction Générale des Impôts (DGI), Sele Yalaghuli 55%.

Le premier est récompensé pour la poursuite de la modernisation des infrastructures de l’INPP et sa gestion jugée orthodoxe tant par les partenaires étrangers que par ses administrés. En effet, Maurice Tshikuya a gagné le pari de la modernisation avec notamment des sites ultra modernes de cet établissement public dans différentes provinces et table désormais sur l’exportation de la main d’œuvre congolaise.

Comme lui, le Directeur Général des Impôts a mis la barre très haut tant sur le plan de la réhabilitation des infrastructures, la mobilisation des recettes fiscales que l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents du fisc. En tout cas, Sele Yalaghulu est devenu le champion du dépassement des assignations car, au cours de l’année 2018, chaque trimestre, la DGI a mobilisé plus de recettes que les assignations.

En bon manager, il s’occupe comme il se doit de l’amélioration des conditions salariales de ses administrés pour les motiver afin qu’ils se donnent à fond. Les répondants notent à ce propos, qu’il a mis à leur disposition des terrains pour la construction d’une cité dans la commune de la Nsele.

Dernier mandataire public plébiscité, Agnès Mwad de la CNSS s’est activée dans l’application et la vulgarisation de la Loi 016/009 du 15 juillet 2016  fixant les règles relatives au Régime général de la sécurité sociale et les innovations y relatives. Conformément à cette nouvelle loi, elle a opéré des reformes importantes qui, sont appréciées par les congolais. Il s’agit notamment de la promotion en grades des agents et cadres répondant aux critères d’ancienneté et de compétences,  la mise à la retraite de ceux ayant atteint l’âge de 65 ans.

Richard Muyej, le Gouverneur exemplaire

Le Gouverneur de l’année est celui de la province du Lualaba, Richard Muyej 62%. L’encadrement de la jeunesse, le développement du tourisme, la diversification de l’économie, la création d’une classe moyenne…sont entre autres raisons qui de lui le meilleur Chef de l’exécutif provincial de l’année. A cela s’ajoute la parfaite organisation de la Conférence minière de Kolwezi qui a vu des milliers de hautes personnalités être accueillies et logées dans des meilleures conditions dans le Chef-lieu de la province du Lualaba.

En ce qui concerne l’éducation, il faut dire que Richard Muyej a inspiré d’autres gouverneurs par le fait que son gouvernement a pris en charge une dizaine de  lauréats de l’examen d’Etat 2018 qu’il a envoyés poursuivre leurs études universitaires à Chypre.  Il a aussi fait du tourisme un des pivots de l’économie de sa province.

Monde religieux

Dans ce classement, les églises sont représentées par le nouvel archevêque de Kinshasa,  Monseigneur Fridolin Ambongo 58% dont la nomination et la remise et reprise avec son prédécesseur, le cardinal Laurent Monsengwo   a été désigné comme l’évènement religieux de l’année.

La plume d’or de la presse à Christian Lusakweno et Rachel Kitsita

La presse n’a pas elle aussi été oubliée car, deux chevaliers de la plume ont été primés par les masses silencieuses pour leur travail au cours de l’année 2018. Il s’agit de Christian Lusakweno 57%, Fondateur de Top Congo FM, considérée comme la première radio d’informations en RDC et Rachel Kitsita.

Le premier, étant à la fois patron, présentateur des émissions et même reporter a fait le bonheur de millions d’auditeurs de sa radio qui saluent le professionnalisme de toute son équipe. Les répondants mettent en avant notamment la couverture équitable de l’actualité politique avant et pendant la campagne électorale et son implication personnelle pour garder le cap.

L’autre journaliste de l’année est Rachel Kitsita 56%. Journaliste congolaise la plus suivie sur les réseaux sociaux, elle a lancé en juin dernier, son propre magazine d’informations générales dénommé « Actu 30 ». Celle qui a passé 13 ans aux côtés de Jean-Pierre Kibambi Shintwa à Tropicana et à Numerica TV a vu sa notoriété sortir indemne après deux scandales. D’abord, sa polémique avec la Ministre des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa qui l’a accusé d’avoir manipulé l’opinion après la diffusion par la journaliste des images de la jeune Dorcas, blessée par balles lors de la répression policière de la marche du Comité Laïc ce Coordination du 31 décembre 2017.

« Biloko Ya Boye » (Toko voter lisusu), Chanson de l’année

Côté musical,  c’est le jeune rappeur engagé Alesh, de son vrai nom Alain Chirwisa 58% qui a remporté la palme d’or avec son single « Biloko Ya Boye »(Toko voter Lisusu). La version audio de cet opus qui dépeint la société kinoise, miroir de la RDC, disponible sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement légal a cartonné. A la manière d’un peintre qui observe et décrit l’image qu’il a dans sa tête, Alesh décrit dans Biloko Ya Boye (Toko voter lisusu), les joies, les tristesses mais aussi les rêves des habitants de la capitale congolaise et par ricochet de congolais en général. Cette chanson est considérée comme un message d’avertissement aux « politiques irresponsables » qui se sont représentés au suffrage du peuple sans pour autant avoir rien accompli dans le précédent mandat. L’autre artiste musicien de l’année est Fally Ipupa 52% grâce à sa chanson « Canne-à-sucre » qui fait danser les amoureux et surtout qui l’a remis à sa place dans le cœur des fans de la rumba congolaise.

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Foot, l’échec de l’AS V. Club, la déception des Kinois

Enfin, les congolais ont attribué un carton jaune à l’AS V.Club de Kinshasa pour son échec en final de la Coupe de Confédérations de la CAF après un championnat presque parfait. La faute selon les répondants, est à chercher dans le chef des dirigeants de ce club qui n’ont pas acheté des nouveaux joueurs pendant  le mercato pour renforcer notamment une attaque très dépendante du buteur maison, Jean-Marc Makusu. Mais le sportif de l’année est Trésor Mputu Mabi 50% dont le retour en équipe nationale a apporté du souffle et des marges de manœuvres aux Léopards et à leur sélectionneur, Florent Ibenge.

JMNK

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