Selon le PNSA: 94,5 % d’adolescents ignorent leur statut sérologique du VIH en Rdc

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La consommation d’alcool ou de la drogue est l’un des facteurs qui favorisent la transmission du VIH/Ph. Tdr
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C’est le constat fait par le Programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Et, l’on insiste que 82,5 % de filles n’aient pas de connaissances avérées sur les moyens de lutte contre l’infection à VIH contre 79,7 % chez les garçons. Voilà pourquoi il est conseillé aux adolescents d’éviter les rapports sexuels avant le mariage, pour se protéger contre le VIH.

Comme personne ne l’ignore à ce jour, le VIH (Virus d’immunodéficience humaine), microbe qui provoque le Sida (Syndrome d’immunodéficience acquise, ou l’affaiblissement du système de défense de l’organisme), constitue encore un énorme problème de santé publique. Aujourd’hui à travers le monde, selon les études de spécialistes, plus d’1,8 millions d’adolescents (personnes appartenant au groupe d’âge de 10 à 19 ans) vivent avec le VIH.

Aussi, le taux de mortalité parmi les adolescents séropositifs ne diminue pas, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres populations. Chaque heure, 29 adolescents sont infectés au VIH dans le monde, selon les mêmes études. Et, le rapport Unicef 2015 indique que le VIH est la première cause de décès d’adolescents en Afrique et deuxième dans le monde.

En République démocratique du Congo, le nombre d’adolescents (vivant avec le VIH) pris en charge n’est pas très bien connu. Pourtant, les adolescents constituent 23 % de la population congolaise.

Ce qui est encore plus grave, c’est que les études démontrent que 94,5 % d’adolescents sexuellement actifs âgés de 15 à 19 ans (environ 65 % ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels dont 22 % avant l’âge de 15 ans), ne connaissent pas leur statut sérologique du VIH. L’âge de consentement au dépistage du VIH étant fixé à 18 ans pour l’adolescent.

A savoir que pour cette catégorie de personnes, les rapports sexuels sont souvent occasionnels avec des partenaires multiples et ne sont pas protégés dans 87,7 % de cas chez les filles contre 82,9 % chez les garçons. Un autre constat est que 82,5 % de filles n’ont pas de connaissances avérées sur les moyens de lutte contre l’infection à VIH contre 79,7 % chez les garçons.

A savoir, le VIH/Sida se transmet par voies sexuelle et sanguine, et de la mère à l’enfant (pendant la grossesse, lors de l’accouchement et pendant l’allaitement). Les facteurs favorisants de cette transmission du VIH étant les rapports sexuels non protégés, les partenaires sexuels multiples, l’alcool ou la drogue, le faible accès à des méthodes de prévention et à des services de santé adaptés aux adolescents, ainsi que la pauvreté des familles…

Le PNSA conseille l’abstinence aux adolescents

Comment se protéger du VIH ? Le PNSA conseille  aux adolescents l’abstinence et d’éviter les rapports sexuels avant le mariage, et les rapports sexuels non protégés par l’utilisation correcte et systématique du préservatif. Aussi, d’éviter tout contact avec les objets tranchants déjà utilisés ; d’exiger la transfusion du sang testé ; de se faire dépister au VIH pour connaître son état sérologique ; et en cas de grossesse, de se rendre au centre de santé.

Pour le PNSA, les défis restent les barrières législative et sociale à l’accès au dépistage et à la prise en charge de l’infection à VIH chez les adolescents ; et le renforcement de la synergie entre les secteurs et l’intégration des interventions à haut impact.

(Lepetit Baende)

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