Selon le PAM

par -
0 604
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La RDC fait face à une insécurité alimentaire aigue depuis 1980

L’analyse globale sur la sécurité alimentaire et la vulnérabilité alimentaire en RDC permet de faire une meilleure planification de la réponse aux problèmes de la faim et de la malnutrition au pays. Pour réaliser ce travail de grande importance, il a fallu que le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Institut international de Recherche sur les Politiques alimentaires (IFPRI), le ministère de l’Agriculture et du Développement rural ainsi que celui de la Santé Publique travaillent en synergie.  Cette analyse a visé l’assistance au Développement de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté en RDC.

En effet, un rapport publié par OCHA, voilà trois ans,  renseigne qu’il y avait déjà 2,6 millions de déplacés, 6,4 millions de personnes en crise alimentaire aigue. Le taux de malnutrition : 15 % dans beaucoup de territoires du pays, notamment dans les zones enclavées de l’ouest.

Quant à l’assistance apportée à la RDC par le PAM chaque année, plus de trois millions de personnes vulnérables en bénéficient. Il s’agit de la distribution des vivres aux populations déplacées, aux réfugiés ainsi qu’aux communautés hôtes.

L’alimentation scolaire, la nutrition et le VIH/SIDA constituent d’autres domaines d’intervention prioritaires du PAM. Le PAM et le FAO forment, organisent et appuient les petits paysans dans la production, la conservation, la diversification, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. Cela permet de mettre en confiance ces communautés, parlant de la sécurité alimentaire, tout en augmentant leur revenu.

Selon le PAM, la RDC fait face à une insécurité alimentaire aigue depuis 1980. Et ce déficit a rendu la majorité de la population congolaise amplement  vulnérable.  Une incidence qui a été aggravée par les déplacements massifs de la population et la désorganisation des circuits d’approvisionnements des denrées alimentaires. Cela, pour rappel, a été causé par l’instabilité politique, l’insécurité et les conflits ethniques. Il a soutenu que sur le plan de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité, la RDC affiche des indicateurs plus qu’alarmants.

Dans le rapport multiple indicator cluster survey, il est relevé qu’en 2010, 57,8% de la population avait une consommation alimentaire pauvre. Selon l’étude du Dr Ulimwengu publiée en 2011, 57% de la population congolaise accusait un déficit nutritif en protéines, 81% un déficit en fer, et 83% en zinc.

Pour la RDC, cette étude va lui permettre de disposer d’informations fiables sur l’ampleur de l’insécurité alimentaire à laquelle sont exposés plusieurs ménages congolais. Une approche qui prépare le terrain à une lutte efficace contre la faim au Congo. Dans cet ordre d’idée, le rapport IFPRI en 2011 indique que l’indice global de la faim pour la RDC s’est accru à 63% en 2010 suite aux conflits et à l’instabilité politique. Les différentes enquêtes territoriales conduites par l’Institut National de la Statistique, le ministère de l’Agriculture conjointement avec le PAM depuis 2011 dans la Province Orientale, au Kasaï, au Nord et Sud -Kivu, Katanga, Equateur, relèvent que d’une manière générale, une proportion importante de la population est confrontée à l’insécurité alimentaire, la pauvreté, l’enclavement lié au déficit d’infrastructures de transport, du manque d’accès au marché, de la faible production agricole liée au manque d’encadrement, etc.

Le manque de tracteurs et d’autres matériels agricoles, de camions pour faciliter l’évacuation des produits agricoles vers le centre-ville, l’insuffisance de moyens financiers pour venir en aide aux vulnérables, etc.

D’abord servir la frange vulnérable de la population

Sept (7) sites sont exploités par Caritas-Développement Kinshasa dont Nkomo avec 100 hectares de manioc.

Le  Chargé de développement à Caritas Kinshasa a expliqué que le cas de la première ville du pays, Caritas Kinshasa figure parmi les bénéficiaires de l’initiative gouvernementale en matière agricole ou de sécurité alimentaire. Les assignations retenues pour la structure catholique étaient de 200 hectares de manioc et de 100 hectares de patate douce. Les sites retenus et exploités par la Caritas-Développement Kinshasa au Plateau des Bateke sont au nombre de 7 et dont 4 sont des terrains propres appartenant à ladite structure catholique. Ces sites sont Maku (25 hectares de manioc et 25 hectares de patate douce), Ngwene (50 hectares de patate douce et 25 hectares de manioc), Nkomo (100 hectares de manioc et 5 hectares à atteindre de patate douce en pleine activité de plantation), Kitshini I et Kitshini II (les deux totalisants 30 hectares de manioc).

Quant au site de Ngwene, il y a lieu de relever que la Caritas Kinshasa y exploite 25 hectares de patate douce et 25 hectares de manioc, Ngwene I (25 hectares de manioc. A Ngwene II sont exploités 20 hectares de patate douce et à Ngwene III 10 hectares de patate douce. Tout cela, dans le seul but de lutter contre la faim et la sécurité alimentaire.

(RTM)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse