Selon le dernier rapport du BCNUDH

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Nord-Kivu toujours en proie aux violations des droits de l’homme et du droit international

C’est ce qui révèle le dernier rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) rendu public hier sur la situation des deux derniers mois en République démocratique du Congo. La province du Nord-Kivu a donc enregistré 245 violations des droits de l’homme, dont 125 au mois de mars et 120 au mois d’avril. Aussi, des graves violations du droit international humanitaire ont été commises dans cette même province par des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, au cours d’une période de trois mois fin 2014.

C’est hier mercredi 13 mai 2015 au cours de la conférence hebdomadaire des Nations Unies que le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a rendu public ses deux derniers rapports sur des situations en République démocratique du Congo. Le premier porte sur les principales tendances des violations des droits de l’homme enregistrées au cours des mois de mars et avril 2015. Tandis que le second révèle des graves violations du droit international humanitaire, commises par des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, entre le 1er octobre et le 31 décembre 2014.

Le premier rapport indique un total de 531 cas de violations des droits de l’homme enregistrés par le BCNUDH en Rdc durant les deux derniers mois. Notamment 292 violations au mois de mars et 239 au mois d’avril. Parmi les provinces les plus touchées figure au premier rang le Nord-Kivu avec 245 violations dont 125 en mars et 120 en avril. Puis vient la Province Orientale avec 175 violations dont 97 en mars et 78 en avril, ainsi que la province du Sud-Kivu avec un total de 37 violations dont 25 en mars et 12 en avril.

Selon ce rapport du BCNUDH, les agents étatiques (PNC, FARDC, ANR et autorités administratives) sont responsables de 207 violations ayant fait 342 victimes, dont 112 en mars ayant fait 214 victimes et 95 en avril ayant fait 128 victimes. Parmi les agents étatiques, alors que les agents de la PNC étaient les principaux responsables des violations des droits de l’homme commises en mars 2015 (55 violations et 79 victimes), au mois d’avril 2015, ce sont les militaires des FARDC qui en étaient les principaux responsables avec 58 violations et 79 victimes.

Le rapport révèle aussi qu’en mars et avril 2015, les combattants des groupes armés, tous confondus, ont été responsables de 324 violations ayant fait 1.414 victimes, soit 180 violations et 751 victimes en mars et 144 violations et 663 victimes en avril.

237 civils victimes d’exécutions sommaires Beni

Dans son deuxième rapport, le BCNUDH révèle que de graves violations du droit international humanitaire ont été commises par des rebelles ougandais de l’ADF dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. Lesquelles violations, à la fois systématiques et extrêmement brutales, pourraient constituer, selon le BCNUDH, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Entre le 1er octobre et le 31 décembre 2014, affirme le rapport, au moins 237 civils dont 65 femmes et 35 enfants, ont été victimes d’exécutions sommaires et tués par des rebelles dans le territoire de Beni. Il faut ajouter à ce bilan, le nombre de 20 personnes enlevées et deux autres ont été victimes de violences sexuelles.

Au total, les rebelles ADF ont attaqués 35 villages. Ils ont utilisé des machettes, des marteaux et des couteaux parmi d’autres armes, pour blesser ou exécuter des victimes. Certaines de ces victimes ont été égorgées, d’autres ont essuyé des tirs alors qu’ils tentaient de fuir ou ont été brûlés vifs dans leurs maisons. Plusieurs cas de pillage et de destruction de propriété ont aussi été documentés par le BCNUDH.

Selon le rapport, le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. Le rapport documente également les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme commises par des militaires FARDC dans le territoire de Beni durant la même période.

Au moins 300 personnes, dont au moins 33 militaires FARDC ont été arrêtées dans le cadre des enquêtes menées par les autorités de la République sur les massacres de Beni, indique le rapport du BCNUDH qui renseigne en outre que les populations civiles de Beni demeurent extrêmement vulnérables aux attaques.

A toute fin utile, le BCNUDH recommande aux autorités congolaises de prendre des mesures urgentes afin de mettre fin aux attaques de civils dans le territoire de Beni et de protéger pleinement et efficacement les populations. A la communauté internationale, d’apporter l’appui nécessaire aux autorités congolaises en vue de poursuivre les responsables présumés de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

(Lepetit Baende)

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