Selon « Le Baromètre des risques Allianz 2016 »

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Les entreprises doivent désormais faire face à de nouveaux risques : les incidents cybernétiques et une forte concurrence sur le marché

On observe pour la première fois l’apparition de risques d’entreprises importants pour l’Afrique et le Moyen-Orient en lien avec des développements macroéconomiques, l’évolution des marchés et les changements dans la législation et la réglementation. Au niveau mondial, la perte d’exploitation représente le risque majeur pour la quatrième année consécutive. Les cyberattaques, l’instabilité géopolitique et les erreurs technologiques ont été identifiées comme les principales nouvelles causes des pertes d’exploitation. La forte concurrence sur le marché et les incidents cybernétiques figurent pour la première fois parmi les trois principaux risques d’entreprises mondiaux. Les entreprises s’inquiètent des attaques cybernétiques qui sont de plus en plus sophistiquées, mais elles ont aussi tendance à sous-estimer l’impact du coût des défaillances informatiques et techniques.

En 2016, les entreprises vont devoir faire face à de grands changements en termes de risques. Alors qu’elles sont moins préoccupées par l’impact des risques industriels traditionnels tels que les catastrophes naturelles ou les incendies, les entreprises s’inquiètent de plus en plus de l’impact d’autres événements perturbateurs, comme la concurrence féroce qui prévaut sur leurs marchés et les incidents cybernétiques. C’est ce qui ressort des principaux résultats du Baromètre des risques Allianz 2016, la cinquième édition de l’enquête annuelle sur les risques d’entreprise publiée par Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), basée sur la participation de plus de 800 Risk managers et d’experts en assurance issus de plus de 40 pays.

Selon ce Baromètre, les trois principaux risques pour les entreprises en Afrique et au Moyen-Orient sont les évolutions macroéconomiques (44%), l’évolution du marché (44%) et les changements de législation et de réglementation (32%). Les risques politiques (guerre, terrorisme et crise) sont plus élevés que dans toutes les autres régions. La région est la seule à classer les coupures de courant (10e dans le classement) dans le top 10. Ces risques apparaissent pour la première fois pour l’Afrique et le Moyen-Orient. L’année dernière les résultats de ces deux régions étaient regroupés dans un ensemble incluant aussi l’Europe.

L’Afrique du Sud, le Brésil, la Russie, le Nigeria et la Malaisie sont parmi les pays ayant affectés négativement par la baisse des prix des produits de base. Selon Subran « il est intéressant de noter que, dans de nombreux cas, la baisse des prix du pétrole et du gaz, du minerai de fer et de l’acier a mis beaucoup de pression sur la chaîne d’approvisionnement, qui n’en a pas tiré de grands profits ». Il ajoute que « plusieurs secteurs tels que la construction ont connu des difficultés structurelles. En outre, certains secteurs, comme celui des machines et équipements, ont subi les conséquences de la baisse des investissements dans l’industrie du pétrole et du gaz ».

La perte d’exploitation reste le risque majeur à l’échelle mondiale pour la quatrième année consécutive. Cependant de nombreuses entreprises s’inquiètent du fait que les sinistres de perte d’exploitation, qui résultent généralement de dommages aux biens, seront plus fréquemment causés par cyberattaques, des défaillances techniques ou de l’instabilité géopolitique. En attendant, ces nouveaux risques figurent pour la première fois au top 3 des risques d’entreprises avec l’évolution du marché au deuxième rang et les incidents cybernétiques en troisième position. Les incidents cybernétiques sont également cités comme le risque le plus important sur le long terme pour les entreprises dans les dix prochaines années. En revanche, les catastrophes naturelles (troisième place en Afrique et au Moyen-Orient) sont passées de la quatrième place, à la sixième place. Une baisse qui indique que les pertes dues aux catastrophes naturelles ont atteint le niveau le plus bas en 2015, cela depuis 2009.

L’instabilité géopolitique, cause de disruption

La perte d’exploitation reste le plus grand risque dans le Baromètre des risques pour la quatrième année consécutive, avec 38% des réponses (30% en Afrique et au Moyen-Orient). En effet, les pertes d’exploitations pour les entreprises sont en augmentation et représentent généralement une proportion beaucoup plus élevée de la perte globale par rapport à il y a une dizaine d’année et souvent supérieure aux pertes directes de biens. Ce qui est démontré par l’analyse des sinistres menée par AGCS. Selon les réponses, les principales causes de pertes d’exploitation que les entreprises craignent le plus sont les catastrophes naturelles (51%), suivies de près par les incendies/explosions (46%). Toutefois, selon les conclusions de l’enquête, les entreprises multinationales sont de plus en plus inquiètes de l’impact négatif de l’instabilité géopolitique comme la guerre ou les crises politiques qui pourraient perturber leurs chaînes d’approvisionnement, leur personnel ou leurs actifs, pouvant être les cibles d’actes de terrorisme.

(JMNK)

 

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