Selon la ministre du Commerce

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« Aucun poulet infecté du virus de la grippe aviaire n’a franchi les frontières de notre pays »

Dans une conférence de presse que Mme Ngudianza Bayokisa, ministre du Commerce a conjointement animé avec ses collègues de la Santé, de l’Agriculture, Pêche et Elevage, ainsi que le Directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), elle a affirmé que toutes les décisions prises par le Gouvernement dans la gestion de ce dossier, l’ont été dans le seul et unique but de protéger la santé de la population congolaise et qu’aujourd’hui, aucun poulet infecté de virus de la grippe aviaire n’a franchi les frontières de la Rd Congo.

Les folles rumeurs selon lesquelles une cargaison de poulets infectés de la grippe aviaire était déversée en République démocratique du Congo ont fini par s’étendre et à dissuader bon nombre de Congolais. Même une certaine presse, faute d’avoir vérifié l’information, s’est vite embarquée dans ce bateau, sans pour autant avoir pesé les conséquences de ses actes. Sinon, cette façon de procéder de certains compatriotes a provoqué des manques à gagner énormes dans le chef de certains importateurs, même si le poulet adulé à Kinshasa et partout ailleurs ne vient pas que de la Turquie.

Pour mettre un terme à ces rumeurs et donner la vraie information à la population, une conférence de presse a été organisée samedi dernier par Mme Ngudianza Bayokisa, ministre du Commerce, accompagnée de deux de ses collègues, Félix Kabange Numbi et Kabwe Mwehu, respectivement ministres de la Santé publique, de l’Agriculture, Pêche et Elevage. On pouvait aussi noter la présence du n°1 de l’Office congolais de contrôle (OCC).

D’entrée de jeu, Ngudianza Bayokisa a salué la coopération entre la Turquie et la Rd Congo qui a permis d’éviter ce massacre le plus cruel de cette génération. Elle a expliqué comment en date du 29 mai 2015 le Gouvernement congolais a été alerté par le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de l’Elevage de la Turquie du fait qu’un container de 25.100 Kg n°CGMU 4844-18-9 de viande de poule nue venait de quitter la Turquie à destination du port de Matadi, potentiellement infectée par le virus de la grippe aviaire.

Une alerte qui a permis de convoquer la Commission interministérielle sanitaire et phytosanitaire pour évaluer les risques et proposer des mesures appropriées pour la protection de la santé humaine et animale en Rd Congo. Et depuis cette mesure, une centaine de containers de la viande de volaille produite en Turquie est consignée aux différents postes frontières et le nombre sans cesse augmentant des recours des importateurs.

Pour la ministre, les efforts fournis par les différents services impliqués, notamment l’OCC, la Police nationale congolaise et l’Interpol ont permis de localiser ce seul container suspecté et d’empêcher qu’il en franchisse les frontières nationales. Car dit-elle, dans sa lettre du 19 juin 2015, en réponse à la demande d’information de l’OCC, le transitaire DELMAS a informé que ledit container était intercepté au port de Pointe noire pour sa réexpédition vers son port d’origine. « Nous voulons ainsi fixer l’opinion publique que toutes les décisions prises par le Gouvernement dans la gestion de ce dossier, l’ont été dans le seul et unique but de protéger la santé de la population congolaise et nous sommes fiers de déclarer aujourd’hui qu’aucun poulet infecté du virus de la grippe aviaire n’a franchi les frontières de notre pays », rassure-t-elle, avant d’ajouter que jurer que la consommation de la viande de poulet ne présente aucun danger pour la population congolaise.

Avoir confiance aux institutions

Présents lors de cette conférence de presse, les journalistes ont voulu savoir pourquoi avoir attendu si longtemps pour communiquer ? Qu’adviendrait-t-il si la Turquie n’avait pas informée ? La ministre a répondu que les rumeurs se sont amplifiées parce qu’on voulait faire peur à la population. Sinon, le dossier était sous contrôle et le communiqué était destiné aux services prestant aux frontières. Elle a conseillé aux uns et aux autres d’avoir confiance dans les institutions étatiques. Pour le ministre de la Santé, Félix Kabange, la bonne foi est obligatoire dans le cadre du règlement sanitaire international. Selon lui, le contrôle des frontières se fait à différents niveaux et il y a un laboratoire de l’OCC où se font des grandes analyses, sans oublier l’INRB.

(JMNK)

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