Selon Dr Roger Mavambu « Le planning familial ne veut pas dire réduire le nombre de naissances »

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Le planning familial, une réalité qui ne peut plus échapper à l’appréhension de plusieurs familles dans le monde et en RDC en particulier, face aux enjeux de l’heure, qui sont l’épanouissement des familles et le développement communautaire. Par ailleurs, cette notion de planification semble mettre dans la société congolaise une confusion, selon laquelle, cette notion conduirait  à limiter le nombre de naissances alors, il est dit de se multiplier. Ainsi pour fixer l’opinion, le  Dr Roger Mavambu, expert en santé de la reproduction et prestataire médical du centre Bomoto, a indiqué au cours d’une interview que  la planification familiale ne veut pas dire réduire le nombre de naissances dans un foyer ; c’est plutôt savoir limiter leur nombre selon les revenus de chaque famille, afin de mieux s’occuper de ceux qui doivent naitre, sur tous les plans : alimentaire, vestimentaire, instruction, etc. Il poursuit en disant : ‘’lorsqu’un foyer a deux enfants, cela ne veut pas dire qu’il a forcément planifié, et  un autre foyer qui a dix enfants, qu’il n’a pas planifié. Ces  deux cas de foyers peuvent avoir tous planifié, mais en fonction des capacités financières à répondre aux besoins de tous ces enfants, soit deux ou dix, peu importe un nombre d’enfants a martelé le Dr. Si un couple a assez de revenus et trouve qu’il peut avoir dix enfants, il en aura, car toutes les conséquences qui peuvent  arriver, il sera en mesure de pouvoir les résoudre.  Et si un autre foyer pense qu’il peut seulement avoir un seul enfant, donc il a planifié selon ses revenus. Il n’est pas question de limiter des naissances, plutôt planifier ses naissances selon ses moyens.

Il a aussi soulevé la notion de ‘’quatre trop’’ de la santé de la reproduction humaine le concept ayant également une base du planning familial. Cette notion de ‘’quatre trop’’ consiste à avoir des grossesses trop précoces, trop nombreuses, trop espacés et trop tardive. C’est à partir de  quatre trop, les gens peuvent arriver à planifier leurs procréations. Pour le premier  trop, qui est des grossesses précoces, c’est-à-dire une fille qui va par exemple contracter une grossesse avant 18 ans d’âge court un danger du décès maternel car ces organes ne sont pas encore  bien matures. D’où la fille avant 18 ans doit attendre pour commencer à mettre au monde, ce qui est une sorte d’une  planification. Parlant d’un autre trop, des grossesses trop nombreuses  ou à répétition, ce qui entraine le risque pour la santé d’une femme. Et si la planification des naissances n’intervient pas, la santé de celle qui contracte de grossesse rapprochées sera mis en danger voir jusqu’à perdre de vie, a expliqué Dr Roger.

La RDC est loin d’aborder le problème de surpopulation pour évoquer la notion de planification familiale, pense une opinion. Ce, du fait que ce pays abrite encore plusieurs espaces non habités. Certes, la notion de planification ne doit pas  être aussi vite bannie, vu les avantages qu’il procure tant sur le plan familial et sur le plan communautaire, notamment l’épanouissement d’une famille, car vaut mieux être moins nombreux et s’épanouir que d’être nombreux en famille,  et manquer de soins nécessaires de la vie. Si la planification familiale est évoquée, c’est suite à la situation conjoncturelle du pays. La majorité de la population croupit dans  la misère et n’arrive pas avec des modiques  salaires et des revenus mensuels, à nouer les deux bouts du mois. Avec toutes  les dépenses que doivent se faire en famille, nourrir, vêtir, scolariser, payer le loyer, des Congolais vivent par miracles et par autres mécanismes, indique  Dr Roger. Et les personnes qui ont  compris qu’il faille limiter les naissances, le font pour éviter des surcharges, des dépenses, afin de de pouvoir bien nourrir toute la famille.

Ainsi, pour arriver à cette planification, le recours aux méthodes contraceptives est indispensable, a démontré le prestataire clinique. Il définit donc ces méthodes contraceptives comme « l’emploi d’agents pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter ». Il existe plusieurs méthodes de contraception, d’action locale ou générale, à l’efficacité et aux contraintes variables. Parmi ces méthodes, le préservatif peut également être utilisé pour la prévention des infections sexuellement transmissibles.

Double protection

Il est à souligner que les méthodes contraceptives  ne préviennent  pas les infections  sexuellement  transmissibles et le VIH/SIDA. Il n’y a qu’une seule méthode parmi les méthodes contraceptives  pour prévenir les IST et le VIH/SIDA, c’est le préservatif, a insisté Dr Roger.  Il est conseillé aux femmes qui sont sous les méthodes contraceptives d’avoir une  double protection, c’est-à-dire ajouter une autre protection, en l’occurrence le préservatif pour une prévention contre les IST, a insisté le Dr.

 

(Mamie Ngondo)

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