Selon des experts: Les forêts congolaises contribuent à la survie de la planète

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La République démocratique du Congo est au cœur des forêts du bassin du Congo, soit deuxième massif forestier du monde ou poumon mondial, après l’Amazonie au Brésil. Elle possède, à elle seule, plus de 60% de la superficie. Aussi, les forêts occupent 66,5 % du territoire de la RDC (plus de 2.345.000 Km²).

Les forêts congolaises, d’une superficie de 155 millions d’hectares, représentent environ un dixième de ce qui reste de la forêt tropicale dans le monde. Elles abritent des éléphants de forêts, des gorilles, des bonobos, des okapis, des centaines d’espèces d’oiseaux et des milliers de plantes.

Environ 40 millions de personnes trouvent leurs moyens de subsistance dans les forêts congolaises, comme leur nourriture ou leur bois de chauffage. La seule couverture forestière de la RDC permet de stocker 7 % des émissions mondiales de carbone devenant ainsi, l’un des plus importants réservoirs au monde.

Coffre-fort de la biodiversité mondiale et régulateur du climat subsaharien, la RDC représente 7% du potentiel REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts) mondial. D’où, le pays possède donc une immense richesse écologique. Cette dernière est d’une importance cruciale pour l’équilibre climatique mondial.

Le moratoire violé à maintes reprises

Juste après la fin de la guerre, le Gouvernement de la République avait décrété en 2002 un moratoire pour empêcher le pillage de ces immenses forêts et protéger ainsi leur biodiversité. Avec l’appui de la Banque mondiale, la RDC était supposée transformer son secteur forestier en une industrie durable qui devrait générer des milliards de dollars de revenus et des milliers d’emplois, tout en protégeant la forêt.

Cependant, selon Greenpeace Afrique, une Ong internationale œuvrant dans le secteur de protection de la nature, le Gouvernement congolais viole le moratoire qu’il a lui-même mis en place en 2002 sur l’attribution de nouveaux titres d’exploitation forestière. Pour cette Ong, le Gouvernement congolais contourne à cet effet le moratoire avec l’intention de le lever avant que les conditions préalables ne soient remplies. Ce qui, « menace ainsi la deuxième plus grande forêt tropicale au monde ».

« Au lieu de mettre en place les mesures auxquelles il s’était engagé, le Gouvernement congolais a violé à maintes reprises le moratoire en accordant de nombreux titres illégaux, alimentant la corruption et créant d’énormes dommages économiques et sociaux », estime Greenpeace.

Pour s’opposer à la levée du moratoire, a-t-on appris, Greenpeace et d’autres organisations environnementales et de lutte contre la corruption se sont réunies dans une coalition début 2016.

« Le gouvernement congolais doit maintenir ce moratoire sur l’attribution de nouvelles licences d’exploitation forestières tant que les conditions définies par la loi ne seront pas remplies », demande Irène Wabiwa Betoko, responsable de la campagne Forêt à Greenpeace Afrique. « L’exploitation forestière industrielle n’a rapporté que 8 millions de dollars américains au Trésor Public en 2014, les autorités devraient donc explorer et promouvoir des alternatives comme la foresterie communautaire », conclut-elle.

(Lepetit Baende)

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