Selon BMI Research: La Rdc sera en 2018 le marché minier à plus forte croissance au monde

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Selon BMI Research, une firme de recherche et filiale de Fitch Group, la RDC devrait être, en 2018, le marché minier à plus fort taux de croissance au monde. «Nous prévoyons que l’industrie minière de la RDC enregistre un taux de croissance moyen de 17,7% en 2018, surperformant les autres marchés miniers comparables», a déclaré la firme, relayée jeudi par Mining Review.

BMI pense que cette croissance sera portée par une hausse des prix des matières premières, ainsi que la réouverture de la mine de cuivre et cobalt de Katanga de Glencore qui devrait améliorer la production minière nationale. En outre, une expansion prévue à la mine Kibali de Randgold Resources, soutiendra une hausse de la production aurifère nationale.

Toutefois, malgré ces perspectives positives, la firme a énuméré un certain nombre de risques susceptibles d’atténuer ses prévisions. Il s’agit notamment de l’instabilité politique croissante alors que les élections combinées (présidentielle, législatives nationales et provinciales sont prévues le 23 décembre 2018), et de l’adoption d’un nouveau Code minier qui augmentera les taux de redevance existants pour les compagnies minières.

Pour rappel, trois raisons majeures ont milité pour la révision du Code minier. Il s’agit, de 1, du souci d’harmoniser et de créer la cohérence  entre le Code minier (2002) et la Constitution (2006) ; De 2, du décalage entre le niveau de production qui augmente vite et les recettes dues au Trésor public. D’où, la nécessité d’établir l’équité du régime fiscal. Et de 3, l’urgence de mettre un terme à la fameuse clause de stabilisation qui semble être absurde.

Plus concrètement, c’est depuis la dernière session parlementaire ordinaire de mars 2017 que le Parlement de la République s’emploie à doter le pays d’un nouveau Code minier en remplacement de celui promulgué en juillet 2002. Ce texte de loi comporte donc des grandes innovations et nouvelles orientations introduites dans le nouveau Code minier.

Le ministre des Mines avait expliqué aux sénateurs que la révision du Code minier vise entre autres, à accroître le niveau de contrôle de la gestion des titre miniers et du domaine minier ; repréciser les éléments relatifs à la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis des communautés affectées par les projets miniers ; revoir, au mieux des intérêts de l’Etat et des entreprises, le régime fiscal, douanier et de change ; se conformer à la Constitution de 2006, telle que modifiée et complétée à ce jour ; et à assurer l’émergence du pays et son développement durable, à partir de ses ressources du sol et du sous-sol.

« L’objectif primordial de la révision du Code minier est simplement de faire des Mines un véritable moteur de développement du pays, en s’assurant que l’Etat, les communautés locales et les investisseurs, puissent tirer des profits équitables de l’exploitation minière », avait souligné Martin Kabwelulu lors de la présentation de l’économie générale de ce projet de loi. Il avait donc précisé que les modifications et insertions introduites dans le nouveau Code minier sont axées sur les six piliers.  Notamment, la gestion des titres miniers, la gestion du domaine minier, la responsabilité sociale et environnementale, la transparence et la bonne gouvernance, le régime fiscal, douanier et de change ; et le rôle de l’Etat et des intervenants dans l’administration ou l’application du Code minier.

Au regard de différents rapports publiés dernièrement et qui épinglent certains responsables des entreprises minières, M. Okenda constate qu’il y a des compagnies qui s’adonnent à des pratiques  d’optimisation qui ne sont pas légales, mais qui consiste à diminuer ou à réduire l’assiette fiscale. Pour lui, quelque soit le niveau ou la qualité de la législation, il faut créer les conditions de la gouvernance. Sinon, s’il n’y a pas rédévabilité, s’il n’y a pas de contrôle parlementaire, si les citoyens n’exigent pas les comptes, si les journalistes ne s’y intéressent pas, on ne peut rien faire. Soulignons que la RDC est le premier producteur de cuivre en Afrique et le leader mondial de la production de cobalt.

(JMNK)

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