Sécurité: Les raisons de la présence des miliciens Kamwina Nsapu à Kamonia

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La population de la nouvelle province du Kasaï vit avec la peur au ventre depuis quelques semaines. La milice sanguinaire dite Kamwina Nsapu sème la terreur et la mort au point de provoquer des vagues de déplacements de la population vers les autres contrées ou même la brousse.

Il y a quelques jours, l’humanité a appris avec horreur comment l’épouse du Commissaire de territoire de Luebo a été décapitée en plein jour et son mari en fuite vers une destination inconnue. Quelques semaines avant cela, des policiers ont été canardés par les miliciens qui leur avaient tendu un piège, aux dires du Colonel Muana Mputu, porte-parole de la Police nationale congolaise. Hier lundi, les mêmes  miliciens qui font la loi dans plusieurs territoires de cette province se sont attaqués aux forces de l’ordre qui leur ont infligé une défaite : 13 miliciens tués. Mais la paix est loin d’être revenue à Kamonya. Des centaines d’hommes et femmes ont fui cette insécurité grandissante et ne savent plus où trouver le salut.

Conséquences

La milice Kamwina Nsapu qui a déclenché ses représailles au Kasaï Central à la suite de l’assassinat de son chef coutumier crée désormais un fâcheux  précédent  dans la province voisine du Kasaï : le peuple Tshokwé qui s’estime majoritaire dans cette nouvelle province, surtout dans le territoire de Tshikapa s’attaque de plus en plus aux Lulua, estimant que ce dernier est complice des exactions de la milice. C’est ce qui explique l’assassinat de 6 paisibles citoyens  à Shamubenze hier lundi selon nos sources.

Beaucoup de gens se demandent s’il ne s’agit pas des bandits qui se sont collé cette étiquette pour détruire et piller les biens de la paisible population dans cette partie du pays.

Quelle est la revendication de ce groupe quand on sait que Kamwina Nsapu était du territoire de Dibaya et qu’il n’a pas été tué à Tshikapa ? A l’heure où la famille régnante est entrain de trouver un compromis politique et communautaire avec le gouvernement, des fauteurs en eau trouble, qui veulent voir le Kasaï sombrer, continuent on ne sait au nom de quelle idéologie à tuer et piller comme si le sang n’avait pas assez coulé dans cette guerre inutile. Il revient dès lors aux politiciens et autres leaders communautaires de condamner ces genres de groupes qui viennent augmenter la misère d’un peuple déjà paupérisé par l’histoire.

Le gouverneur Marc Manyanga, sans moyens, se bat tant bien que mal pour sortir de ce bourbier qui n’a aucune raison de persister dans un contexte où les enjeux sont ailleurs. A cette allure, les potentiels électeurs du grand Kasaï ne sauront pas s’enrôler et les conséquences politiques seront graves dans les années à venir. Quel bien fera-t-il aux kasaiens de ne pas présenter leurs enfants à l’examen d’Etat au nom d’une certaine milice dont les tenants et les aboutissants ne sont connus de personne.  Entre les prétentions politiques et les moyens de les atteindre, n’oublions pas, il y a un gap qui n’est pas facile à être comblé.

(Simon Kabamba)

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