Secteur du médicament

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Des actions multidisciplinaires pour assainir le secteur pharmaceutique

Il est évident que l’arrivée dans le secteur pharmaceutique des opérateurs économiques asiatiques, a entrainé l’importation des médicaments dénommés « for export only » de qualité douteuse à bas prix. La conséquence ce que, dans le domaine pharmacologique, la loi est obsolète et lacunaire. Car, héritée de la colonisation, avait fustigé le ministre de la santé. Partant de cette réalité, l’Etat éprouve beaucoup de difficultés pour faire régner l’ordre dans ce secteur. Pour pallier à cette difficulté, le ministre de la Santé Publique avait eu à l’annoncer lors de son passage à l’Assemblée nationale qu’il sera déposé incessamment le projet de loi portant exercice de la pharmacie au parlement. « Le Gouvernement a déjà initié la réforme du secteur de la santé qui a abouti à la formulation de la Politique Pharmaceutique Nationale (PPN) en 1997, à la création du Programme National d’Approvisionnement en Médicament Essentiels en juillet 2002, à la création du Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle en novembre 2002, et la promulgation du plan Directeur Pharmaceutique National (PDPN) en 2005 », a reconnu le ministre. Partant de cette réforme, entre 2003 et 2005, 10 Centrales de distribution Régionales ont été implantées qui sont de structure chargée de l’acquisition dénommée Fédération des Centrales d’Approvisionnement des Médicaments Essentiels (FEDECAME), mais à ce jour 16 Centrales sont implantées sur les 23 prévues pour la couverture totale du territoire national. C’est ainsi qu’à travers la Politique pharmaceutique nationale, le Gouvernement a pris l’engagement d’assurer la qualité des médicaments, d’améliorer l’accessibilité aux médicaments de bonne qualité et de promouvoir la production locale.

L’Asie réputé importateur des médicaments douteux

Le ministre de la santé soutient que parallèlement au réseau public, le privé lucratif qui rend disponible près de 80% de besoins en médicaments du pays et constitué des importateurs, des distributions répartiteurs qui importent 90% des médicaments essentiellement génériques en provenance de la Chine et de l’Inde et 10% des spécialités pharmaceutiques en provenance de l’Europe. Les fabricants locaux fournissent 20% des besoins en médicaments du pays. Cette production locale repose sur 26 laboratoires dont 19 à Kinshasa, 3 à Lubumbashi, 2 à Bukavu, 1 à Mbuji-Mayi et 1 à Luozi. « Ce réseau est caractérisé par la prolifération des établissements pharmaceutiques non conformes, la concurrence déloyale, l’absence de l’éthique et le non-respect de la règlementation en vigueur. Face à cette situation, le Ministère de la Santé Publique a initié depuis 2013 une mission de contrôle des bonnes pratiques de Fabrication dans le secteur de la production afin d’amener l’industrie locale à réunir les conditions minimales devant lui permettre de fabriquer des médicaments de bonne qualité », avait-il indiqué lors de la question orale sans débat lui adressée.

La prolifération des établissements pharmaceutiques Le ministre de la Santé qui a été attentif à la réglementation et très rigoureux pour n’avoir autorisé que 14 établissements sur 48 dossiers de demande d’autorisation d’ouverture reçues en 2013 et 2014. C’est alors que pour renforcer le contrôle et la lutte contre les médicaments contrefaits, des kits de mini labo ont été mis à la disposition de toutes les provinces, et pour faciliter la traçabilité du médicament délivré et la détection automatique des lots contrefaits et non autorisés, le ministère de la santé grâce à un partenariat public-privé va mettre en place un système d’estampillage en apposant sur tout médicament circulant en RD Congo une étiquette holographique de sécurité à 3 niveaux.

Mesures prises

Quant à la protection de la population contre les faux médicaments, les charlatans, les médicaments périmés et les médicaments mal conservés et vendus par des personnes non habilitées, le Gouvernement par le ministère de la santé a pris, en mai dernier, des dispositions de renforcement du contrôle de qualité des médicaments à travers les laboratoires certifiés ; saisi des lots des médicaments identifiés comme faux ou contrefaits à travers les grandes villes du pays. « Ces opérations se font avec le concours de la Police Nationale Congolaise. Une unité spéciale de la police a été détachée au ministère de la santé pour mener les activités de saisi sur terrain. En collaboration avec le Ministère de la santé de l’Inde plus de 400 échantillons ont été prélevés sur les produits importés de l’Inde ou produit par les indiens en RDC en attendant les résultats », confie le ministre.

Ainsi donc, l’assainissement du secteur pharmaceutique exige des actions multidisciplinaires, à tous les niveaux et des moyens conséquents, avait précisé Félix Kabange Numbi. La question que lui puisse se poser est celle de rester dynamique et pragmatique dans ce secteur qui constitue la sécurité de la vie humaine.

(RTM)

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