Secteur bancaire congolais: Afriland rachète FiBank

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A partir de ce lundi  12 juin 2017, tous les déposants de la First International Bank Rdc (FiBank Rdc s.a) peuvent poursuivre leurs opérations sous le label d’Afriland First Bank Rdc s.a. Et ce, parce que la FiBank est mise en dissolution forcée pour les actifs et passifs toxiques. Par conséquent, tous les dépôts de la clientèle sont transférés à Afriland, qui a également repris l’ensemble du réseau commercial. De même, les clients de la Banque dissoute devront renouer leurs activités auprès d’Afriland. Quant aux débiteurs, ils seront notifiés du transfert de leurs avoirs dans les livres du repreneur. Et pour les contrats de travail, ils sont résiliés dans le cadre de la liquidation.

Cette grave décision a été annoncée dernièrement par le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo. En réalité, la BCC n’a mis qu’en œuvre le schéma de la crise prévalant au sein de la First International Bank Rdc (FiBank Rdc s.a). Il consiste techniquement en une liquidation-transfert comportant deux volets essentiels : d’une part, le retrait de l’agrément accordé à FiBank, décision qui emporte la mise en liquidation forcée de cette entité juridique dans sa forme actuelle. A cet effet, le cabinet Elie Ngomo Tangbo Bangaye recruté pour la conduite du processus de dissolution forcée s’atèle principalement à la liquidation des actifs et passifs toxiques ou malsains. D’autre part, la vente à un autre opérateur bancaire de certains actifs et passifs sains de la Banque dissoute. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’Afriland First Bank Rdc s.a, un établissement bancaire opérant au sein du système financier congolais, qui a proposé d’acquérir les éléments du potentiel utile de la FiBank Rdc, constitués notamment des dépôts de la clientèle, des crédits sains, du réseau commercial, des équipements et mobiliers, ainsi que du fonds  de commerce.

Et le Gouv’ de rappeler que la FiBank est une société anonyme, filiale de la holding gambienne Fib Groupe Limeted constituée par l’ordonnance présidentielle du 01 avril 2008, devenue opérationnelle en mars 2009. Quelques années plus tard, elle a développé une structure financière de petite taille, exposant une part de marché de 2,77% selon les critères de total bilantaire, permettant d’occuper le 10ème rang au sein du système bancaire congolais.  Cette structure jusqu’à sa dissolution forcée employait 113 agents, entretenait 24.819 comptes ouverts au public et déployait un réseau commercial constitué des 14 agences, dont le siège social et les sept guichets à Kinshasa, ainsi que 6 autres agences opérationnelles ouvertes dans six villes du pays (Matadi, Lubumbahsi, Goma, Bunia, Watsa, Doko et Tshikapa). La dégradation de sa situation financière caractérisée par la rupture des équilibres fondamentaux l’avaient exposé à un manque criant des ressources financières, la contraignant à recourir au financement permanent sur le marché monétaire et interbancaire.

Le redressement a échoué

Il sied de souligner que plusieurs missions de la BCC diligentées auprès de la FiBank avaient abouti à la mise en œuvre du déficit sur l’ensemble d’axes de son exploitation. Les recommandations du réajustement de ces déficiences n’ont pas été notablement mises en œuvre pour lui permettre de garantir sa pérennisation. Pire, des actionnaires étaient même incapables d’apporter des capitaux nécessaires requis par la BCC, de même que les dirigeants n’avaient pas fourni des efforts conséquents pour améliorer la Gouvernance afin de redresser cette Banque. C’est ainsi que la BCC avait décidé le 11 décembre 2015 de désigner auprès de celle-ci un Comité d’administration provisoire chargé essentiellement d’une part, d’assurer la gestion courante, en remplacement à la fois du Conseil d’administration et de la direction générale, et d’autre part, d’explorer les pistes de résolution de la situation de crise en proposant des mesures appropriées à mettre en œuvre à cet effet. La mise en place du comité d’administration provisoire conformément à la loi bancaire  a néanmoins permis la continuité des actions de la clientèle.

Cependant, l’absence de crédibilité du plan de redressement lié notamment à l’incapacité des actionnaires à apporter des capitaux, ni à l’ouverture du capital social de cet établissement malade à d’autres investisseurs, explique Deogratias Mutombo, a contraint l’autorité de régulation et de contrôle à abandonner l’option initiale de sauvetage et redressement de la banque en crise dans sa globalité, pour envisager celle de la simple préservation de l’activité ou du fonds du commerce de la Banque malade. L’option d’une liquidation pure et simple de la FiBank Rdc avait aussi été écartée, y égard aux principaux objectifs retenus par la BCC à savoir, préserver la crédibilité et la stabilité du système bancaire congolais, sortant d’un récent processus de restructuration ; D’assurer la protection de l’épargne du public confiée à la FiBank par les déposants clients de cet établissement ; Concourir à la sauvegarde des emplois et du niveau de bancarisation y égard aux impératifs notamment de paix sociale et d’inclusion financière.

(JMNK)

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