Scrutin présidentiel du 20 mars 2016 au Congo-Brazzaville

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Enfin Sassou N’Guesso annonce sa candidature

Le Chef de l’Etat congolais, M. Denis Sassou N’guesso, a annoncé le 19 février 2016 à Brazzaville, sa candidature au scrutin présidentiel du 20 mars 2016 au Congo, pour briguer un nouveau mandat de cinq ans renouvelable deux fois, dans la nouvelle République instituée depuis le 06 novembre 2015, avec la promulgation de la nouvelle constitution du pays, issue du referendum du 25 octobre dernier.

Cette annonce solennelle a été faite au complexe sportif de Kintele juste après la cérémonie de la pose de la première pierre de la construction de l’université d’Etat Denis Sassou N’Guesso.

En effet, l’appel à candidature du président Sassou N’guesso a l’élection présidentielle du 20 mars par plusieurs formations, groupements politiques et autres associations rurales avant le parti au pouvoir le PCT et ses allies de la Majorité présidentielle soutenu par une collecte de fonds pour couvrir le dépôt de cette candidature fixé à 25 millions de FCFA par candidat selon les dispositions de la nouvelle loi électorale adoptée en février 2016 par le parlement congolais.

Au regard du climat politique actuel dans le pays et de l’environnement des états majors et des plateformes des partis de la Majorités du centre, de l’opposition et de la société civile, le candidat unique Denis Sassou N’Guesso, présente plus d’atouts de gagner cette élection présidentielle du 20 mars 2016 au Congo-Brazzaville dès le premier tour, avec un électorat acquis d’avance selon certains analystes politiques, la stratégie des opposants à présenter plusieurs candidatures au scrutin du 20 mars prochain, réduit les chances de rassembler un suffrage capable de renverser les tendances actuelles des votes notamment avec les divergences créées, autour de la participation ou non à cette échéance présidentielle anticipée.

Nombre d’observateurs avertis redoutaient l’émiettement de l’électorat potentiel de l’opposition divisée entre plusieurs candidats qui ne peuvent peut être pas atteindre les pourcentages requis pour amener l’adversaire unique au 2e tour et rassembler toutes les voix de l’opposition à un seul candidat consensuel pour affronter le président Denis Sassou N’Guesso, par manque de cohésion au sein de l’opposition.

2016 : une année exceptionnelle

« Quelle qu’elle soit, toute politique doit avoir comme ultime finalité l’homme et son épanouissement individuel et collectif», dit le Président de la République. Car, l’essence de l’effort, les ressorts même de l’activité qui se déploie, ont pour vocation à changer l’homme, le Congolais, notamment dans sa façon de concevoir et de vivre sa vie, d’animer les structures, de les faire avancer et même de faire aboutir leurs objectifs.

2016, une année exceptionnelle. Une année des synthèses qui appelle à des arbitrages de tout genre. Où il faudra allier politique et action, joutes électorales et travail de terrain. Où l’on devra voter en travaillant. Disons mieux travailler en votant. Tout ceci ressasse la maturité du peuple.

Pour rappel, Denis Sassou N’Guesso est né à Edou, à quelques encablures de la localité d’Oyo, dans le département de la Cuvette, au nord du Congo. Il fréquente l’école primaire de son village Edou et celle de Fort-Rousset (Owando), où il est admis au concours d’entrée au collège normal Raymond Paillet de Dolisie, un des principaux établissements qui formaient de hauts cadres Congolais et de l’AEF.

En 1960, il obtient le Brevet d’Etudes Elémentaires. Au moment d’embrasser la carrière enseignante, une autre vocation s’ouvre à lui, le métier des armes. Sur les conseils de son professeur de lettres Maurice Spindler, Denis Sassou N’Guesso se présente au concours d’entrée à l’école inter-armes des officiers de réserve de Cherchell, en Algérie (1961), d’où il sortira major de sa promotion avec le grade de sous-lieutenant. Rentré au Congo, il fait partie des premiers officiers qui vont encadrer la nouvelle armée congolaise.

En suite, il est admis à l’école d’application d’infanterie de Saint-Maixent en France, pour le cours d’officier d’infanterie. Officier des troupes aéroportées quelques temps après, il est l’un des témoins privilégiés de la révolution des 13, 14 et 15 août 1963. Il entre au Bureau Politique du PCT En 1970.

(Roch Bouka/ Correspondant de la RTGA World à Brazzaville)

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