Sanctions de l’UE au cœur du débat à l’Assemblée nationale: Henry Thomas Lokondo exige du Gouvernement une déclaration formelle de condamnation

par -
0 364
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le député insiste sur le caractère de la règle d’or du droit international : réciprocité sur fond de cohésion nationale

En droit international, la règle d’or est celle de la réciprocité, mais le rapport de force compte entre Etats. La République démocratique du Congo à travers ses élus nationaux, exige que le Gouvernement de la République à l’instar de l’Union africaine, fasse une déclaration par écrit. Celle qui est écrit va constituer un mur de défense du Gouvernement de la République. Cependant, pour un seul son de cloche contre les sanctions de l’Union européenne aux personnalités et autorités de la République, l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre assorti de la Résolution du Conseil de sécurité de Nations Unies, doit être respectée pour bâtir cette cohésion nationale née de la fracture politique.   

Par une question d’information du Vice-Premier ministre ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, hier lundi, a suscité un débat houleux à la Chambre basse du Parlement. Ce, après l’exposition de Léonard She Okitundu. Parmi les élus du peuple qui sont montés à la tribune du « Temple » de la démocratie, figure Henry Thomas Lokondo Yoka. En effet, l’honorable jouit d’un prestigieux passé d’ancien ministre des Affaires étrangères, d’ancien conseiller du Chef de l’Etat en matière de sécurité, de sénateur honoraire puis député national et internationaliste. Cet élu de Mbandaka qui a apprécié à sa juste valeur l’intervention du Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères au sujet des sanctions contre les personnalités et autorités de la République, a indiqué qu’il y a faiblesse dans le chef du Gouvernement de la République. Ce dernier ne pouvait pas se limiter seulement à sillonner l’Afrique ; mais devrait faire une déclaration solennelle condamnant formellement les sanctions de l’Union européenne.

A en croire l’honorable, chevronné des relations internationales doublé d’expert en matière de sécurité, sur le plan formel du droit international, il y a des irrégularités. Sinon, a-t-il argumenté, le Gouvernement de la République  ne devrait pas considérer les sanctions de l’Union européenne qui ne sont que politiques et non judiciaires ni pénales. Dans le même ordre d’idée, le Gouvernement a l’issue d’un conseil des ministres, devrait faire une déclaration formelle de protestation, en réplique à l’UE. Cette dernière, constate Henry Thomas Lokondo, avait faite par écrit. « C’est sur base de cette déclaration gouvernementale par écrit que le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères va bâtir sa ligne de défense de la République ».

S’agissant des rapports de force entre Etats relevé par le Vice-Premier ministre ministre des Affaires étrangères, l’honorable Lokondo a suggéré qu’il est un devoir pour les Congolais que de soutenir l’action de la réciprocité, du fait que ce sont les Congolais qui ont été sanctionnés. Dans une mise au point fait à propos, il démontre que la diplomatie est le reflet de la situation interne d’un pays. « Pour être forts, il faut que nous puissions régler certains problèmes que nous avons ici, notamment celui de la cohésion nationale et la décrispation. Cette dernière a été animée et retenue lors des discussions du Centre interdiocésain qui ont accouché de l’Accord dit de la Saint-Sylvestre », a-t-il indiqué.

Pour l’élu de Mbandaka, en effet, l’applicabilité et l’application de cette mesure dite décrispation à travers une cohésion nationale, aura l’avantage de libérer les esprits surchauffés  de certains Congolais qui se sentent marginalisés, du fait de la fracture politique. Somme toute, c’est la conséquence même de la prise de position de l’Union européenne. Les  sanctions sont irrégulières, certes, elles sont néanmoins les conséquences de cette fracture politique interne. Pour ce chevronné des relations internationales, il faut panser les plaies des Congolais meurtris politiquement, mais également améliorer le climat social de la population. Sur ce point, lorsqu’on trouve une cohésion nationale, les pays de l’UE trouveront un bloc qui les empêcherait de poser de sanctions fussent-elles irrégulières, mais impopulaires.

S’agissant de la Résolution prise par le Conseil de sécurité des Nations Unies, endossée par l’Accord dit de la Saint-Sylvestre, Henry Thomas Lokondo précise que cet acte a un caractère contraignant sur le plan du droit international. D’où, son appel à l’applicabilité et application intégrale pour justifier positivement la cohésion nationale en défaveur des sanctions de l’UE. Dès lors qu’un groupe se sent politiquement marginalisé, il sera difficile de trouver un seul son de cloche contre les sanctions en faveur des personnalités politiques et autorités de la République, fussent-elles congolaises.

Et l’orateur de réaffirmer que ces sanctions sont illégales, parce qu’elles sont politiques, diplomatiques et non judiciaires. C’est un jeu de rapport de force, l’Union européenne est souveraine, car elle a estimé que certains de nos compatriotes ne peuvent pas aller en Europe, sur espace territorial, et  c’est légitime et que la République prenne acte, mais la République Démocratique du Congo doit appliquer la règle d’or en droit international, c’est-à-dire la réciprocité et faire une déclaration formelle par écrit, a conclu le député national.

Il va sans dire que la position défendue par l’élu de Mbandaka n’a pas laissé indifférent l’entendement du Président de l’Assemblée nationale. Cette institution qui attend voir le Gouvernement s’assumer dans le sens de pertinentes recommandations qui sont formulées à son endroit.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse