Samy Badibanga nomme 67 membres de son exécutif

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La mise en application effective de l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine, signé le 18 Octobre 2016 est devenue une réalité politique. Par son article 17 point c, le Président de la République avait nommé le Premier Ministre issu du rang de l’opposition, en ce qu’en date du lundi 19 décembre courant, les membres du gouvernement ont été nommés, soit 67 membres du Gouvernement, dont 3 vice-premier ministre, 7 ministres d’Etat, 34 ministres et 23 vice-ministres. Ce gouvernement dont la mission première est d’organiser les élections conformément à l’Accord politique inclusif, mais aussi s’occuper du social de la population congolaise. Le Gouvernement Samy Badibanga est conforme à la loi en ce, qu’il respecte la parité, dont 7 femmes, 5 ministres et 2 vice-ministres.

(Pius Romain Rolland)

  1. Léonard She Okitundu (vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale).

Sénateur, membre de la MP et cadre au PPRD, il retrouve le poste qu’il avait occupé en son temps. Ministre honoraire des Droits humains, ancien directeur de cabinet de feu le président  M’Zée Laurent Désiré Kabila. Il jouit de la confiance de l’actuel Chef de l’Etat Joseph Kabila et remplace au ministère des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, en application de l’Accord du 18 octobre 2016. Il est originaire du Sankuru. Il succède à Raymond Tshibanda, pour porter la voix de la République Démocratique du Congo, dans le concert des nations ; de laver l’image médiatique de la RDC teintée de fausseté par  les médias occidentaux.

  1. Emmanuel Ramazani Shadari (Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur et sécurité)

Député national (2006-2011), président du Groupe parlementaire PPRD et Alliés ; Secrétaire Général Adjoint du Parti présidentiel PPRD, il remplace à ce poste Evariste Boshab en application de l’Accord de la Cité de l’Union africaine. Il a été l’un des cerveaux au Dialogue, dans son rôle de co-modérateur adjoint. Il est originaire de la province du Maniema.

On retient de cet élu du peuple, ses interventions parlementaires dans le rejet des motions non conforme à la loi, et l’esprit parlementaire. En quelque sort, il a été le gardien du pouvoir au sein de la Chambre basse du parlement de la double législature, de la troisième République. C’est lui, le gardien du ministère de Gaston Gbenye, au lendemain de l’accession de la République Démocratique du Congo à sa souveraineté nationale et internationale. Il a la charge d’assurer la sécurité et la sécurisation des élections d’avril 2018, conformément à l’Accord Politique de la Cité de l’Union africaine, dont il a été signataire.

  1. José Makila Sumanda (Vice-premier ministre, ministre des Transports et voie des communications)

Elu député national dans l’ancienne province de l’Equateur en 2006-2011 sous le parti du MLC; ancien gouverneur de la même province, ancien ministre des Travaux Publics, Aménagement du Territoire et Habitat, ancien ADG de l’OVD, il vient de quitter le poste de Gouverneur élu de la province du Sud Ubangui, à la suite de la signature de l’Accord de la Cité de l’Union africaine. José Makila est président national de l’Alliance des Travaillistes pour le Développement. Il succède à Justin Kalumba Mwana Ngongo, avec rang de vice-premier ministre, ministre des Transports.

  1. Alexis Thambwe Mwamba (Ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux)

Député honoraire 2006, Maitre Alexis Thambwe Mwamba garde son poste, mais élevé au rang de ministre d’Etat, en application de l’Accord du 18 octobre. L’un des co-modérateurs du Dialogue de la Cité de l’Union africaine, il a un parcours politique depuis l’ancien régime du Maréchal Mobutu, mais aussi un avocat patenté. Il a été plusieurs fois  mandataires publics dans les entreprises de l’Etat, en ce que son passage laisse des traces indélébiles. Il est connu dans son style de travailleur rigoureux, ordonné, mais aussi efficace. Son nom est gravé dans les annales parlementaires pour avoir été l’avocat de l’instauration à l’Assemblée nationale des agents auxiliaires, dits assistants parlementaires, sous la présidence de Vital Kamerhe. Son parcours n’est pas exhaustif, mais se voit amputer de son vice-ministre  Christophe Mboso Kodia Puanga.

Alexis Thambwe Mwamba est membre du Bureau de la Majorité présidentielle, originaire de la province du Maniema.

  1. Pierre Kangudia (ministre d’Etat du Budget)

Bras droit de Vital Kamerhe, en ce qu’il a été son directeur de Cabinet pendant son passage à l’Assemblée nationale. Nommé au poste de ministre du Budget à la suite de l’Accord du 18 Octobre de la Cité de l’Union africaine. Son entrée au Gouvernement Badibanga est le couronnement de la participation de l’UNC au Dialogue politique. Membre de l’opposition, mais Majorité parlementaire, originaire de Lomami.

  1. Modeste Bahati Lukwebo (ministre d’Etat, ministre de l’économie)

Parton de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo, Afdc, ancien questeur de l’Assemblée nationale à la première législature de 2006, il a été plusieurs fois ministre dans les ministères ayant les finances et le budget en charge, mais aussi économie. Acteur majeur dans la sphère politique de la RDC, Bahati Lukwebo à travers son parti est la deuxième force politique à l’Assemblée nationale en termes d’élus nationaux. Comme son collègue de la Justice, il a gardé son poste, mais élevé au rang de ministre d’Etat, à la suite de l’application de l’Accord du 18 octobre. Il est membre de la Majorité présidentielle, originaire du Sud Kivu.

  1. Jean Lucien Busa Tongba (ministre d’Etat, ministre du Plan)

Pion majeur de l’opposition dans la sphère politique congolaise. Elu député national de la première et seconde législature, ancien cadre du MLC et collaborateur de Jean Pierre Bemba, aujourd’hui président national du CDR, candidat malheureux à l’élection de gouverneur de  l’ancienne province de l’Equateur, originaire de Budjala, sa circonscription électorale. Jean Lucien Busa fait son entrée au gouvernement central sous le régime de Joseph Kabila, à la suite de l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine. Il a pris part active au Dialogue, malgré quelque moment de suspension des travaux. Il remplace à ce poste Monsieur Wembi, ce dernier successeur d’Olivier Kamitatu Etsu, chassé du Gouvernement après s’être rallié à l’opposition Katumbiste.

  1. Matuku Menas (Ministre d’Etat, ministre du Travail, Emploi et prévoyance sociale)

Il succède à Willy Makiashi,

  1. Azarias Ruberwa Manywa (ministre d’Etat, ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles)

Originaire du Groupement de Bijombo, dans le haut plateau de Mulenge, chefferie de Bavira, territoire d’Uvira, dans le Sud Kivu, de l’ethnie tutsi rwandophone, l’un des quatre Vice-présidents Honoraires de la République Démocratique du Congo, en charge de la défense nationale, à la suite de l’Accord de Sun City. Azarias Ruberwa patron du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, il a succédé à ce poste aux différents présidents pendant l’ère de la rébellion qui a emporté la RDC son pays, dans les années 98. Acteur majeur des négociations politiques, dans sa triple casquette d’homme politique, avocat mais aussi Pasteur au service de Dieu. Son expérience de la vie politique l’a conduit à prêcher en tout temps la paix, la stabilité du pays, pour enfin parvenir au développement durable. Il succède à l’autre ministre d’Etat, ministre Salomon Banamuhere.

Azarias Ruberwa figure emblématique de renversements des régimes qualifiés de dictatorial, sa carrière d’homme de Droits l’a conduit au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, en vue de trouver une réponse à la crise politique issue de la non organisation des élections dans le délai constitutionnel.

  1. Michel Bongongo Ikoli (Ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique)

Il n’a pas quitté le gouvernement central, mais a été nommé à un autre poste ministériel, en gardant son rang de ministre d’Etat. Il représente sa famille politique conduite par Léon Kengo wa Dondo, UFC/Opposition républicaine. Elu sénateur dans l’ancienne province de l’Equateur, son passage au ministère du Budget marque la traque de tous les réseaux financiers maffieux, en ce qu’il récupère une importante somme d’argent, de reliquat de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat au sein des ministères de la Santé et de l’Enseignement Primaire et Secondaire.

  1. Crispin Atama (Ministre de la Défense et anciens combattants)

Il succède à lui-même à ce poste, où il avait remplacé Aimé Ngoyi Mukena, nommé au ministère des Hydrocarbures. Cet originaire de la province du Haut Uëlé, poursuit son travail de réforme de l’armée à ce ministère clef, dans la sécurisation de nos frontières et territoire national.

  1. Henry Yav Mulang (Ministre des Finances)

Il a survécu à la tempête ministérielle. Ancien conseiller du chef de l’Etat en matière des finances, cet argentier en remplacement de Patrick Kitebi Kimbul, ancien ministre délégué auprès de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, la nomination de Henry Yav Mulang à ce poste mettait fin aux multiples polémiques dans la gestion des finances unilatérales par l’ancien chef de l’exécutif central. Originaire de Lualaba, Henry Yav Mulang maintient son poste jusqu’à l’organisation des élections, pour laquelle ce gouvernement est mis en place. Son ministère est la clef même de financement desdites élections, à la base de la crise politique qui a conduit à la signature de l’Accord politique  inclusif.

  1. Lambert Mende Omalanga (ministre de la Communication et Médias)

Pour tout nationaliste et patriote congolais, le départ du Gouvernement de ce digne fils serait un coup fatal, en cette période où la République Démocratique du Congo livre la guerre médiatique et diplomatique avec l’Occident. La présence de ce digne fils de Sankuru au gouvernement rassure tout Congolais consciencieux des enjeux politiques de l’heure, que le pays de Patrice Emery Lumumba et M’Zée Laurent Désiré Kabila gardera sa souveraineté et son indépendance face aux prédateurs occidentaux, en ce qu’à chaque coup, une réponse appropriée. Le patron de la Convention des Congolais Unis, élu député national dans son territoire dans sa province de Sankuru dans les deux législatures, attend jouer un rôle majeur que traverse la RDC par son pragmatisme, son flegme dans la défense de la patrie. Il est membre du Groupe parlementaire Terre d’Avenir, que préside l’honorable Pius Muabilu.

  1. Amy Ambatobe Nyongolo( Ministre des Postes Télécommunications et Nouvelles Technologies)

Il a remplacé à ce poste, Thomas Luhaka Losendjola, ancien vice-premier ministre. Elu député national UDPS, proche collaborateur de l’actuel Premier ministre, Amy Ambatobe a été indexé par ses collègues députés de son parti de traitre pour avoir pris part au Dialogue de la Cité de l’Union africaine. Il a été victime d’agression par ces collègues de l’UDPS devant les caméras du monde au Palais du Peuple. Généralement serein, pointu dans ses interventions parlementaires, il hérite d’un giga poste de ce ministère pour gérer le Code 243, sujet de controverse communicationnelle.

  1. Wivine Mumba Matipa (Ministre du Portefeuille)

Elle est connue comme dame de fer lors de son passage au ministère de la justice, prédécesseur de Maitre Alexis Thambwe Mwamba. Originaire de la province du Haut Katanga, Wivine Mumba succède à une autre dame de fer, Marie Louise Munga Misozi à ce poste de la gestion du patrimoine des entreprises de l’Etat. Elle a la charge de mettre de l’ordre dans les Entreprises de l’Etat, en ce que le dossier de la Société Commerciale des Transports et Ports, ex Onatra a conduit à l’éviction de l’ADG Jean Baudouin Kimbembe Mazunga.

Ancienne ADG de l’Anapi en remplacement de Bwabwa wa Kayembe, après son passage au Gouvernement Matata I, au poste de ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

  1. Justin Bitakwira Bihona Hayi (ministre des Relations avec le Parlement)

Deux fois, élu député national dans le territoire d’Uvira, dans le Sud Kivu. A la première législature, élu sur la liste du parti BGBC, membre de l’Alliance pour la Majorité présidentielle, AMP en sigle. A la seconde législature, élu sur la liste de l’UNC/opposition politique, en ce qu’il a été président du Groupe parlementaire, puis démissionne à la suite de divergences politiques avec Vital Kamerhe. Libre d’esprit, sa caractéristique première qui l’a conduit à la création de son parti politique Alliance pour la République et la Conscience Nationale, ARCN en sigle. Il est le successeur de Nelson Mandela, de Martin Luther King, ses modèles politiques. Sa mission, reformer la conscience des Congolais dépourvu de bon sens politique, mais aussi assurer la relève politique, c’est-à-dire permettre aux ainés politiques la retraite onéreuse pour avoir servi le pays. Il est le porte-étendard de la nouvelle classe politique en RDC. Justin Bitakwira est précurseur du Dialogue politique inclusif qui a abouti à la signature de l’Accord politique du 18 Octobre 2018, à la Cité de l’Union africaine. Opposé à la politique de la terre brulée, disposant de la RDC comme sa seule et unique chambre à coucher, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement a un rôle éminemment crucial à jouer pour faire l’interface entre les élus du peuple (dont il a l’expérience) et l’exécutif central. Il succède à ce poste à Tryphon Kin Key Mulumba.

Son sens organisationnel, son esprit managérial le place en bonne position pour jouer le rôle d’interface entre ses anciens collègues et le gouvernement de la République, lorsqu’on sait que la grande caractéristique des élus nationaux du peuple réside dans les questions orales, écrites et interpellation parfois, dans les affaires de l’Etat.

  1. Félix Kabange Numbi Mupampa (Affaires foncières)

Le patron de l’ECT, Eveil pour la Conscience et le Travail n’a pas quitté l’exécutif central. Il a été nommé  à la gestion de la terre de l’Etat congolais. Il quitte la Santé, où il a été au four et au moulin pendant les épidémies qui ont menacé la RDC, mais aussi les restes de l’Afrique. Sa technicité dans ce domaine a laissé des traces indélébiles. Le sens de son parti l’a conduit dans une campagne en faveur de la paix dans les différentes communes de la Ville province de Kinshasa, avec son collègue Christophe Mboso Kodia Mpuanga. Signataire de l’Accord du 18 Octobre 2016, Félix Kabange Numbi, originaire de Tanganyika, attend fournir son expertise dans les affaires foncières, récupérer les domaines et maisons de l’Etat expropriés lorsqu’on sait que plusieurs dossiers judiciaires sont basés dans son domaine. Mettre de l’ordre, restituer les biens de l’Etat est son cheval de bataille.

  1. Thomas Luhaka Losendjola (Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction)

Il remplace à ce poste Fridolin Kasweshi, en provenance du ministère des Postes Télécommunications et Nouvelles Technologies. Il hérite d’un ministère qui repose sur la construction, reconstruction et réhabilitation des routes. Kinshasa est en déficit sur ce point, lorsque les routes de la voirie urbaine sont dans un état de délabrement très avancé. Président national du MLC/Libéral ; ancien collaborateur de Jean Pierre Bemba, ce petit fils de Sergent Lufungula, élu de Kinshasa à la première législature, mais originaire de Maniema, a une expertise à fournir au pays. Il a la charge de réhabiliter les routes via les entreprises qui relèvent de son ministère, notamment l’Office des Routes et l’Office des Voiries et Drainage, OVD.

Ancien président de l’Assemblée nationale en remplacement de son ancien collègue du MLC Olivier Kamitatu, l’un des patrons du G7 Katumbiste, Thomas Luhaka Losendjola signataire de l’Accord du 18 Octobre de la Cité de l’Union africaine, « connait bien le Congo » pour avoir été acteur dans la rébellion du RCD, MLC est aujourd’hui, président national du Mouvement de Libération du Congo Libéral.

  1. Kokonyangi Witanene Joseph (Ministre de l’Urbanisme et Habitat)

Il succède à Omer Egwake Yangembe. Secrétaire Général Adjoint de la Majorité présidentielle, membre et cadre de l’Alliance des Forces Démocratique du Congo, Afdc, Joseph Kokonyangi est un élu du peuple, dans la province du Sud Kivu, dont il est originaire. Il hérite d’un ministère qui a la charge de gérer les contentieux entre bailleurs et locataires, mais aussi de détruire les constructions anarchiques, en ce qu’il a la charge de l’urbanisme. Les Conservateurs des titres immobiliers ont du pain sur la planche. Tous les magouilleurs doivent se lamenter avec l’arrivée de cet élu du peuple attaché aux valeurs républicaines.

  1. Martin Kabwelulu (Ministère des Mines)

Il est le doyen des ministres. Il se succède à lui-même depuis l’avènement de Joseph Kabila à la magistrature suprême. Un secteur qu’il semble mieux maitriser, ce cadre du Parti Lumumbiste Unifié, Palu. Les Congolais attendent de lui la mise en œuvre du Code minier pour réglementer ce secteur tant convoité par les prédateurs occidentaux. Allié de la Majorité présidentielle, il fait partie de l’école du Patriarche Antoine Gizenga. Originaire du Haut Lomami.

21.Aimé Ngoyi Mukena Lusadiese (Ministre des Hydrocarbures)

Il a résisté à la tempête de l’équipe gouvernementale centrale. Il garde son poste, ce cadre du PPRD, Pasteur par surcroit semble maitriser son secteur en ce que, le dossier de l’exploitation du Gaz méthane dans le Lac Kivu, qui l’opposait à une firme, dont l’objet de la question orale avec débat au Senat lui a été favorable. Originaire de Haut Lomami, ce cadre de la Majorité présidentielle, ancien ministre de la Défense nationale, il jouit de la crédibilité au sein de sa famille politique pour avoir offert un don au siège du parti après son incendie par les inciviques du Rassemblement en date du 19 et 20 septembre dernier.

Marcel Ilunga Leu (Ministre de l’industrie)

Elu de la province du Haut Lomami, dans l’ancienne province du Katanga. Cet ancien collaborateur de Gabriel Kyungu wa Kumwanza n’a pas cédé à la machination politique du génocidaire du peuple Kasaïen, à travers sa politique de la xénophobie. Marcel Ilunga Leu, président national de L’Unafec, membre de la Majorité présidentielle, fait son entrée dans l’exécutif central par la signature de l’Accord politique du 18 Octobre 2016, au ministère  de l’industrie en remplacement de Germain Kambinga. Le passage de son ancien président au Rassemblement de l’opposition a conduit les cadres du parti à élire Marcel Ilunga Leu, président national de l’Unafec, ancien parti du feu honorius Kisimba Ngoyi, dont Gabriel Kyungu wa Kumwanza l’a été par la volonté des cadres du parti.

  1. Pierre Anatole Matusila (Ministre de l’Energie et Ressources Hydrauliques)

Il succède à Jeannot Matadi Nenga Gamanda. L’actuel Ministre originaire de Kongo Central, il hérite d’un ministre devant résoudre les préoccupations de la population quant aux potentielles de l’énergie. Il a la charge de réhabiliter les différentes centrales hydroliques, mais aussi faire accroitre la potentialité du Grand Barrage d’Inga. Il siège pendant deux législatures de la troisième République aussi de la chambre basse du parlement.

  1. André Moke Sanza (Ministre du Tourisme)
  2. Eugène Serufuli (Ministre des Petites et Moyennes Entreprises)

Il a survécu à la tempête de l’exécutif central. Il a été reconduit au poste des Petites et Moyenes Entreprises en remplacement de Boongo Nkoyi. Cet originbaire du Sud Kivu hérite d’un ministère qui doit promouvoir le commerce informel, par la promotion de la classe moyenne.

  1. Clément Kanku Bukasa (Ministre de la Coopération au Développement)
  1. Aimé Boji Sangara (Ministre du Commerce Extérieur)

Elu député national sur la liste de l’Union pour la Nation Congolaise, UNC, proche collaborateur de Vital Kamerhe, en plus d’être son beau- frère, Aimé Boji Sangara succède à ce poste à Madame Ngudianga Bayokisa. L’opposition ayant dénoncé la paupérisation de la population par la hausse des prix, cet acteur de l’opposition politique ayant pris part au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, a la planche sur pied de faire appliquer l’uniformisation des prix, mais aussi permettre aux congolais d’importer et exporter les produits des premières nécessité.

  1. Patrick Mayombe Mumbyoko (Ministre de l’Agriculture)

Député national élu dans les deux législatures 2005-2011, ancien ministre de l’intérieur sous le régime du Maréchal Mobutu, ce ressortissant du Grand Equateur, collaborateur de Jean Pierre Bemba, Patrick Mayombo hérite d’un ministre techniquement important pour la nation congolaise. Il a la charge du Parc Agro Pastoral de Bukanga Lonzo. La population attend de cet élu national, les denrées alimentaires, en ce que l’opposition politique, famille politique à laquelle il appartient a dénoncé plusieurs fois, la mauvaise volonté politique des Gouvernements issus du régime de Joseph Kabila, d’avoir négligé le social. Aujourd’hui, l’occasion est offerte à l’opposition de prouver en quoi, le peuple peut espérer manger à sa fin.

  1. Gaston Musemena Bongala (Ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel)
  2. Marie Louise Mwange (Ministre du Genre, Enfant et Famille)
  1. Paluku Kisaka (Ministre des Affaires Sociales, Solidarité et actions humanitaires)
  2. Willy Bakonga Wilima (Ministre des Sports)
  1. Atis Kabongo Kalonji (Ministre de l’Environnement et développement durable)
  2. Steve Mbikayi Mabuluki (Ministre de l’enseignement supérieur et Universitaire)

Promoteur de l’Ecole le Cartésien qui a fait preuve de sens managérial et d’organisation professionnel. Steve Mbikayi prend la commande du secteur qu’il semble bien maitriser. Ce député national élu de la Tshangu, dans la Ville province de Kinshasa, sur la liste Parti Travailliste, est un ancien syndicaliste de la Société Commerciale des Transports et Port, ex Onatra, devenu acteur politique majeur de la scène politique congolaise. Sa philosophie politique, bien que membre de l’opposition politique, est le nationalisme, le patriotisme qui s’oppose farouchement à l’ingérence extérieure dans les affaires internes de la République démocratique du Congo. Pour lui, la RDC étant adulte de 56 ans, les fils et filles sont en même de se prendre en charge, sans l’ingérence de l’Occident. Pour lui, non à l’ingérence, oui à la coopération et partenariat.

Initiateur et porte-parole de la Nouvelle Classe Politique et Sociale, Steve Mbikayi Mabuluki, président national du Parti Travailliste, il est parmi les précurseurs du Dialogue politique inclusif, avec Justin Bitakwira, Azarias Ruberwa, Arthur Zahidi Ngoma, Sylvanius Mushi Bonane, lors que le Chef de l’Etat Joseph Kabila initiait le dialogue politique. Signataire de l’Accord politique et inclusif de la Cité de l’Union africaine, Steve Mbikayi semble prophétiser la marche du pays, lorsqu’il a en son temps, dénoncé la médiation internationale en faveur de celle ecclésiastique, la nécessité de la transition sans violer la Constitution, dont à la tête Joseph Kabila, et le gouvernement dirigé par l’opposition politique. Donc, la prémonition cet acteur politique dont beaucoup accusent à tort et à raison de son impulsion, s’avère être exploitée en ce moment, et le résultat devient palpable.

Il a succédé à ce poste au PPRD Théophile Mbemba Nfundu, en ce qu’il a la charge de mettre de l’ordre dans ce secteur miné par la corruption et la vente à chaque cours de syllabus.

  1. Guy Mikulu Pombo (Ministre de la Formation professionnelle, métiers et artisanat)
  2. Pierre Gaston Bamboka Lobendi (Ministre de la Recherche Scientifique)
  1. Martine Bukasa Ntumba ( Ministre du Développement rural)

Elle quitte la vice-primature de l’intérieur où, elle a été avec le vice-premier ministre et ministre honoraire de l’intérieur Evariste Boshab, elle hérite du ministère du Développement rural. Ancienne collaboratrice de Vital Kamerhe à la création de l’UNC, aujourd’hui présidente nationale de son propre parti, elle est alliée de l’opposition républicaine avec comme autorité morale, Léon Kengo wa Dondo.

  1. Marie Angé Mushobekwa (Ministre des Droits Humains)

Elle a dans son cursus professionnel, le journalisme. Elle a exercé ce métier pendant plusieurs années au sein de la Chaine de Télévision Antenne A, aujourd’hui actrice majeure de la scène politique congolaise, issue de la famille Moshobekwa wa Katana, ancien dignitaire du régime du Maréchal Mobutu, mère et épouse du feu député national Claudia Likulia, Marie Ange Mushobekwa a fait son entrée en politique au sein de l’opposition politique, elle a pris part même au Conclave de Genval, ayant renoncé  au plan machiavélique contre son pays, elle a opté de prendre part au Dialogue politique inclusif, où elle a apposé sa signature sur l’Accord politique du 18 octobre, en vue de trouver une issue heureuse à l’organisation des élections, principale matière qui a causé la crise politique. Ministre des Droits Humains, dans le Gouvernement Samy Badibanga, elle succède à Alexis Thambwe Mwamba, et hérite de l’ancien ministère rattaché à la justice, elle est de rares femmes qui militent pour les droits de l’Homme. Elle a la charge de ce ministère en ce  que sa famille politique de l’opposition a plusieurs fois dénoncé la violation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo. Elle est maintenant en bonne position pour rédiger les rapports en faveur de son pays, contre les ONG de Droits de l’Homme qui en veut à la RDC.

  1. Ilunga Kalenga (Ministre de la Santé publique)
  1. Maguy Kiala (Ministre de la Jeunesse et nouvelle citoyenneté)

Elle est le produit de la société civile proche de la Majorité présidentielle. Elle a été au four et moulin, avant-gardiste dans la défense de la couche sociale congolaise, à travers sa structure. Elle a pris part aux pourparlers avec Edem Kodjo lors de la mise en place d’une équipe de travail, mais aussi au Comité préparatoire dudit dialogue, peu après être Rapporteur du bureau de la co-modération du Dialogue de la Cité de l’Union africaine. Elle succède à Maker Mwangu Famba qui avait la charge de la Nouvelle Citoyenneté.

  1. Jean Marie Bulambo Kilosho (Ministre de la Pêche et Elevage)

Député national, élu dans les deux législatures 2006-2011, cet ancien ministre de l’économie nationale, retrouve l’exécutif central. Membre de la Majorité présidentielle, promoteur sportif, Jean Marie Bulambo succède à Christophe Emile Mota, en ce que le ministère de l’agriculture, Pêche et Elevage vient d’être scindé en deux ministères. On attend de lui, la relance de la pêcherie et de l’élevage de bovin, secteur tourné vers l’importation, pourtant les poissons meurent de la vieillesse dans  nos lacs, rivières, fleuve et voir l’océan pacifique.

  1. Venant Tshipasa Vangi Sivavi (Ministre des affaires coutumières)
  1. Sylvanius Maurice Masheke (Ministre de la Culture et Arts)
  2. Les vice-ministres
  3. Yves Kisombe (vice-ministre des Affaires étrangères)
  1. Emmanuel Ilunga Ngoyi Kasongo (Vice-ministre des congolais de l’étranger)
  2. Basile Olongo Pongo (Vice-ministre de l’intérieur et sécurité)
  1. Samy Adobango Ahoto (Vice-ministre des Transports)
  2. Kiove Kola Edouard (Vice-ministre de la Justice)
  3. Willy Ngokoso (Vice-ministre du Budget)
  4. Aggée Aje Matembo Toto (Vice-ministre de l’environnement)

A quelque chose malheur est bon, dit-on. Après avoir passé 14 ans de sa vie politique auprès du Patriarche Charles Mwando Nsimba, ce natif de Lubudi, dans le Haut Katanga a concrétisé alternance au sein de l’Unadef, 23   ans après sa création. Un parti politique qui n’avait pas les allures d’un parti national, limité seulement à un cercle familial, mais ayant obtenu tous les privilégies du pouvoir, sous le régime de Joseph Kabila. Le revirement politique de l’ancien président fondateur Charles Mwando Nsimba, alors Vice-premier Président de l’Assemblée nationale, vers le Rassemblement de l’opposition sous la coupe de Moïse Katumbi Chapwe, n’a pas laissé indifférent les cadres et la base de l’Unadef. Ce parti ayant signé la Charte de la Majorité présidentielle, les cadres et militants de l’Unadef n’attendaient pas aller faire l’opposition pour satisfaire un seul homme. Charles Mwando Nsimba, paix à son âme, doit s’estimer heureux aujourd’hui d’avoir fait la passation du pouvoir de son vivant à Aggée Aje Matembo Toto sans le savoir, lorsqu’en son temps, il a apprécié la mobilisation du natif de Lubudi dans son fief électoral, rivalisant de ce fait Unadef Moba, base naturel de ce parti, Charles Mwando ne peux constater que l’Unadef survit au-delà de sa personne. Au lieu que ce parti ressemble à un mouroir comme le feu MPR qui a sombré après la chute du Maréchal, l’Unadef par la révolution des amazones et de jeunes turcs, survit encore au-delà de Moba, gardant sa position de membre de la Majorité présidentielle sous la présidence de Aggée Aje Matembo Toto. Accusé à tort d’avoir fait un putsch à son père et parrain Charles Mwando Nsimba, les sceptiques ne peuvent qu’admirer l’implantation de l’Unadef sur l’ensemble du territoire national, devenant ainsi un parti national, plutôt régional. Aujourd’hui, élu président national du parti à l’issue de la Convention élective du 25 au 27 juillet 2016, à Lubumbashi, dans le Haut Katanga, l’Union nationale des Démocrates Fédéralistes poursuit sa lutte politique. Faire de ce parti, la creusé du savoir et de la conscience politique congolaise.

Sa nomination au poste de vice-ministre est le couronnement de la lutte politique ; signataire de l’Accord politique et inclusif de la Cité de l’Union africaine, il attend apporter son expertise dans la gestion de l’environnement et développement durable.

Noël Botakile Batanga (Vice-ministre à l’Agriculture)

 

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