Samedi dernier à Maluku: Guy Mikulu installe la C.C.R.C.C./Ville de Kinshasa

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Une grandiose cérémonie a eu lieu le samedi 21 octobre 2017 à Maluku, base des institutions de la municipalité du même nom. Le ministre des Affaires Coutumières, Guy Mikulu Pombo, a procédé par l’installation de la Commission Consultative de règlement de conflits coutumiers (C.C.R.C.C), de la ville province de Kinshasa. Vulgarisant par la même occasion la Loi n°15/015 fixant le statut des Chefs coutumiers.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence d’un parterre d’autorités dont le Vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, le Vice-ministre de l’Urbanisme et Habitat, le Bourgmestre de la commune de Maluku ainsi que plusieurs ministres provinciaux de Kinshasa.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le ministre des Affaires Coutumières a tenu d’abord une séance académique à l’intention de tous et singulièrement des responsables des Associations des chefs coutumiers et voire même des chefs coutumiers des groupements incorporés de la ville province de Kinshasa.

On retiendra que cette cérémonie fait suite à l’installation, il y a quelques jours, des Commissions consultatives de règlement de conflits coutumier dans les provinces du Kwango, Kwilu ainsi que dans l’espace Kasaïen. C’est une longue démarche qui va se poursuive à travers toute la République.

Dans son mot de circonstance, le ministre Guy Mikulu Pombo a commencé d’abord par rendre hommage au Président de la République Joseph Kabila Kabange, qui ne cesse d’œuvrer pour la promotion de la paix et pour la consolidation de la cohésion nationale. C’est ainsi qu’il vient de donner une nouvelle vision qui redonne de la valeur au statut du Chef coutumier en sa qualité d’un vrai agent du développement local avec un leadership envisagé pour le développement de son entité. Par le fait même, il a remercié le gouverneur de la ville qui a accepté d’organiser cette cérémonie d’une grande importance pour la ville province de Kinshasa.

Le ministre a profité de cette occasion pour faire savoir que la Loi n°15/015 fixant le statut des Chefs coutumiers, est une innovation de taille issue de la Constitution du 18 février 2006 en son article 207. Elle proclame la reconnaissance de l’autorité coutumière et sa neutralité politique.

De la motivation de cette Loi

Celle-ci a été initiée pour mettre un terme à la crise des valeurs traditionnelles, la politisation du chef coutumier, aux conflits coutumiers ainsi qu’à d’autres maux. Toutes ses antivaleurs ont miné l’unité et la cohésion nationale avec comme conséquence : le manque du développement intégral et durable au sein de la communauté locale. Dans son article 1er,  cette loi nous qu’elle est appliquée au Chef de Chefferie à celui du Groupement ainsi qu’au chef du village.

Cela sous-entend que le chef coutumier est toute personne désignée suivant la coutume locale, reconnue par le pouvoir public et, est chargée de diriger une entité coutumière. En référence à l’article 2 alinéas 1ers,  c’est le pouvoir reconnu au chef coutumier qui fonctionne conformément à la coutume locale.

Prenant l’exemple de Teke, Humbu et Yaka, Guy Mikulu Pombo a fait savoir que c’est l’ensemble des usagers, des pratiques et des valeurs qui, à la suite de la répétition s’imposent à un moment donné dans une communauté comme règle obligatoire.

Dans ce cheminement, le ministre des Affaires coutumières a démontré soir sur blanc ce qu’entend sur « un empêchement définitif » ; sur l’intronisation ; sur le pouvoir coutumier ; sur les terres des communautés locales ; sur là où s’exerce l’autorité coutumière : etc.

En réponses aux préoccupations des participants, le ministre des Affaires coutumières a fait savoir que pour exercer les fonctions des Chefs coutumiers, il faut être de nationalité congolaise ; être plus au moins âgé de 18 ans ; être un ayant droit à la succession ; être de bonne moralité ; n’avoir pas fait l’objet d’une condamnation irrévocable à une peine privative de liberté pour infraction intentionnelle ; avoir un niveau minimum de formation scolaire. Toutefois, il y a lieu de faire savoir que pour être accepté comme « Chef coutumier », il faut avoir une entité territoriale reconnue ; avoir la présence d’une population ; être intronisé conformément à la coutume locale ; être investit et reconnu par les autorités publiques compétentes. (…)

(Kingunza Kikim Afri)

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