Salubrité et assainissement de la Ville: Le Boulevard du 30 juin bientôt sous eaux pestilentes

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Une image prise le mercredi 23 mars sur le Boulevard du 30 juin, en face de l’ancienne alimentation Express/Ph. Pius Romain Rolland
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Outre les discussions directes du Centre Interdiocésain, la crise au sein du Rassemblement, la vertigineuse flambée des prix et l’inflation monétaire, la fameuse somme de 40.000 dollars du Gouverneur  de la ville province de Kinshasa, Ya André Kimbuta à l’honorable Martin Fayulu, un autre sujet qui alimente les salons des Kinois, est la dégradation très avancée de la voirie urbaine de Kinshasa. Les Kinois ne savent plus à quel Saint se vouer. Le constat est trop amer ! Insupportable de voir combien Kinshasa est en manque de routes urbaines, alors que la province voisine du Kongo Central produit autant de tonnes de ciments. Quel contraste, s’interrogent les communs des mortels. Trop c’est trop, fulminent les usagers de la route et autres passants. Les mots sont durs à l’endroit des autorités provinciales que centrales. Où l’argent des contribuables congolais ?, marmonnent les Kinois. Pourquoi une telle mauvaise foi ?, rétorquent certains. Même la sorcellerie de blanc ne peut causer autant de torts aux Kinois, grognent les chrétiens. Somme toute, Kinshasa a perdu son identité de ville émergente à l’horizon 2030. C’est donc une catastrophe humanitaire et écologique, celle de voir les Kinois vivre côte à côte avec les grenouilles, les moustiques et autres insectes et animaux aquatiques sur les artères devenues impraticables.

La dernière scène à couronner l’exploit d’une ville abandonnée à son triste sort, est la présence sur le Boulevard du 30 juin des eaux usées pestilentes. Les ouvrages d’assainissement communément appelés caniveaux  sont archipleins des eaux, sachets, bouteilles en plastique et sables. En ce, y compris bêtons reversés dans les ouvrages d’assainissement qui empêchent l’écoulement des eaux, à la grande indifférence de toutes les têtes couronnées de la République Démocratique du Congo qui longent à longueur de journée le Boulevard de la souveraineté. Une souveraineté chantée et réclamée par les acteurs politiques, dont le symbole pue d’une odeur nauséabonde.

Que faudrait-il faire, se demandent les Kinois. Où peut-on nous plaindre, s’interrogent-ils. Quel type de dirigeants faudrait-il à la tête de la ville de Kinshasa, réfléchissent à haute voix les Kinois. Les réponses ne sont pas loin. Elles sont là ! C’est peut-être l’inconscience et l’immoralité politique de ceux qui prétendent être plus Kinois que la kinoiserie elle-même. Or, kinoiserie dit : vivre kinois modestement, penser aux biens des Kinois et plaire les Kinois. Est-ce la kinoiserie signifie poser les faits et gestes à tous les deuils qui frappent le monde musical kinois, ou créer de cimetières ? Sinon, entre cimetières et dispensaires, le choix est clair. Ce sont les dispensaires ou hôpitaux qu’il faut implanter partout ailleurs, question d’éviter la mort. Pourtant, le cimetière signifie bande d’inutile allez-vous faire enterrer après un passage insignifiant et inutile sur la terre.

L’image que présente la ville, sans artères praticables, même les remparts des chacals du temps de Jérusalem abandonnés ne ressemblent guerre à Kinshasa. Des eaux usées par-ci, les routes dégradées par-là, et les animaux aquatiques en plein centre-ville. Où sont passés les ministères de l’Environnement pour relever la taxe carbone ?, ou de la Santé pour vacciner les Kinois, et de l’Elevage et Pêche pour nourrir ces animaux ? En somme, on se moque de nous ! Où est l’Assemblée provinciale de Kinshasa pour interpeller le premier citoyen de la Ville qui brille par sa générosité à distribuer 40.000 dollars à un individu qui lui aurait faciliter l’entrée au Gouvernorat, alors que les Kinois sont exposés à une catastrophe écologique, à la pandémie et épidémie de toute sorte, à la domestication des têtards, grenouilles, poissons et moustiques domestiqués dans les artères.

Si on n’y prend garde, bientôt le Boulevard du 30 juin sera sous eaux non seulement de pluie, mais usées et nauséabondes. Les Supers marchés qui longent et autres magasins de luxe qui ne cessent de parfumer les nez des odeurs agréables, sont contredits par les odeurs désagréables qui ne disent pas leur nom.

(Pius Romain Rolland)

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