S. Mbikayi et J. Bitakwira dénoncent la prise en otage de la République

par -
0 776
Une vue de ces deux députés lors du point de presse co-animé après la réunion de la Facilitation et du Groupe de soutien à la Facilitation au Pullman Hôtel/Ph. Pius Romain Rolland
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La réunion qui s’est tenue hier mardi 13 septembre 2016 à l’Hôtel Pullman avec le Groupe de Facilitation et les parties prenantes au dialogue, consistait à désamorcer la crise que venait de créer l’opposition politique ce, après avoir suspendu les travaux le lundi, lors de l’examen de toutes les options soulevées au dialogue par les experts, au sein de la commission Election. C’est Vital Kamerhe qui l’avait annoncé puisque l’opposition estimait que la séquence des élections prévue par la Constitution est celle de la présidentielle. Compte tenu de cette impasse, le Facilitateur et le Groupe d’appui à la Facilitation ont convenu de communiquer la responsabilité qui incombe aux délégués au dialogue de ne pas perdre une seule seconde face au temps prévu et que le chrono ne s’arrêtera jamais de tourner.

Cependant, au sein de l’opposition, tout le monde n’est pas d’avis d’aller à la troisième sanction législative (2006-2011 et les élections à venir) aussi longtemps que le Sénat n’y est pas allé à la deuxième sanction.

Par ailleurs, Justin Bitakwira et Steve Mbikayi qui ont été conviés à cette réunion, estiment qu’elle est la bienvenue, parce que, rappellent-ils qu’ils ont été les pionniers de ce dialogue et que le Facilitateur est dans son rôle de mettre les deux camps en conflit. Le fait qu’il y ait blocage entre les deux camps, il est tout à fait normal que la facilitation joue son rôle.

« Ce qu’il a fait aujourd’hui, il nous a mis ensemble, il a demandé de pouvoir discuter afin d’arriver à un compromis et nous attendons voir à quelle heure nous allons rencontrer la Majorité pour continuer à discuter…nous pensons que nous allons arriver à un compromis parce que nous sommes venus dialoguer et négocier. Lorsqu’on négocie, chacun a ses positions, chacun peut essayer aussi de mettre de l’eau dans son vin. C’est plus facile du côté de la Majorité, un peu plus difficile du côté de l’opposition et de la société civile. D’ailleurs, hier (Ndlr lundi) l’opposition a fait preuve de la cohésion. A la société civile, il y a eu deux positions dans la salle sur les élections, alors que du côté de l’opposition, une seule position a été présentée », a indiqué Steve Mbikayi qui déplore à l’occasion la défaillance au niveau de la co-modération et qu’à la conclusion, toute l’opposition est sortie.

Il a ainsi manifesté son désaccord, puisque les discussions n’avaient pas encore commencé et que la modération a fait savoir qu’il y avait une majorité sur la séquence des élections. Telle est la raison de leur sortie, indique-t-il. « Comme nous à l’opposition nous sommes une composante plurielle, nous avons plusieurs sensibilités. Nous avons la nôtre, nous qui avons été d’accord avec le dialogue depuis une année, alors il faut mettre ensemble toutes les positions. C’est ce que nous sommes en train de faire cet après-midi », a mentionné le président national du Parti Travailliste, Steve Mbikayi.

S’agissant de la question des séquences électorales, l’opposition pro-dialogue qu’incarnent Steve Mbikayi et Justin Bitakwira, estime par ailleurs qu’ils partagent le même point de vue avec l’opposition dans son ensemble au moment des négociations qui se dégagent entre différentes composantes et qu’il ne faille pas parler des positions individuellement à l’heure actuelle, étant donné que les discussions continuent et peuvent déboucher à un compromis. C’est à la fin, disent-ils, que lorsqu’il sera constaté que les positions des uns sont ignorées et qu’il n’y ait pas de logique, en ce moment les positions individuelles vont prévaloir. Pour l’instant, les deux opposants privilégient l’unité du Groupe à la recherche d’un consensus.

En outre, Steve Mbilayi a relevé que la Majorité tout comme l’opposition doivent être flexible. Car dans une négociation, il est normale que certaines position soient prises d’une manière radicale et que la Majorité ne peut venir imposer son point de vue, aussi bien l’opposition ne peut imposer son point de vue. « S’ils demandent de commencer par les locales est qu’il y ait une résistance, il va surement faire une concession et nous aussi », a dit conclu Steve Mbikayi.

Les locales et les provinciale d’abord et la suite après

Par a ailleurs, Justin Bitakwira a commencé par rappeler qu’ils sont les plus heureux car ceux-là, qui hier les ont vilipendés, sont avec eux à la Cité de l’Union africaine. « Ce qui est vrai, depuis les travaux du Comité préparatoire, tout s’est bien déroulé, et même hier, dans les négociations, chacun monte les enchères, la Majorité comme l’opposition. La Majorité dit qu’il faut commencer par les locales sans même dire les provinciales, et l’opposition a pensé qu’il faut commencer par l’élection présidentielle. C’est la raison pour laquelle l’opposition a suspendu les travaux et que nous disons dans l’ensemble nous sommes solidaires, parce que c’est une composante dont ont fait partie. Nous disons, comme ce sont des négociations, chacun doit mettre de l’eau dans son vin », a-t-il mentionné.

Le président national de l’ARCN dit que c’est au sein de la composante opposition qu’il y a des députés nationaux qui ne sont pas d’accord de partir avant les députés provinciaux et même les sénateurs. Ces questions doivent être intériorisées au sein de la composante opposition où, les élus nationaux ne sont pas d’accord d’aller à la troisième opération chirurgicale, pendant que les provinciaux et les sénateurs n’y sont jamais allés. « Les élus provinciaux sont les députés les plus vieux de la République. Il faut qu’on intériorise et nous sachons exactement que nous devons tenir compte du droit et de l’égalité de citoyens. Pour le reste, nous sommes solidaires avec la position de l’opposition. L’opposition et la Majorité, chacune doit mettre de l’eau dans son vin. Et nous sommes en train de faire observer l’opposition avec laquelle nous sommes au dialogue, que nous y sommes pas pour plaire à qui que ce soit ou à un groupe des gens ; nous ne sommes pas là pour plaire au Rassemblement, parce qu’il est dehors et nous devons tout faire pour adopter son discours. Ça, nous ne sommes pas d’accord ! Le Rassemblement avec l’UDPS avaient déjà signé un accord avec la Majorité si c’est en Italie et en Espagne. Ici, chacun doit s’assumer, parce que nous sommes venus au dialogue, nous marchons dans un tunnel, on ne recule pas. Ceci dit, Majorité comme opposition nous devons trouver un compromis », a dit Justin Bitakwira qui vient de se réjouir du fait que la Communauté internationale vient de dégager un consensus qu’il n’y aura plus élection d’ici le 19 décembre, parce qu’il faut refondre le fichier électoral. Ce qui constitue un grand pas et que le calendrier et les séquences constituent un point secondaire quant à la date du 19 décembre.    

S’agissant du préavis du Rassemblement, Justin Bitakwira pense que personne n’enterrera la République démocratique du Congo, et c’est le Congo qui va enterrer ses fils et que le pays de Lumumba restera à jamais.

(

Une vue de ces deux députés lors du  point de presse co-animé après la réunion de la Facilitation et du Groupe de soutien à la Facilitation au Pullman Hôtel/Ph. Pius Romain Rolland
Une vue de ces deux députés lors du point de presse co-animé après la réunion de la Facilitation et du Groupe de soutien à la Facilitation au Pullman Hôtel/Ph. Pius Romain Rolland

Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse