Réunis au sein du Syniac: La valorisation de la profession des Ingénieurs agronomes Ao examinée en assemblée

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Les ingénieurs agronomes (Ao) de la RD Congo tiennent impérativement à la valorisation de leur profession. Réunis au sein du Syndicat des ingénieurs agronomes agromesa Ao du Congo (Syniac), ils ont arrêté au cours d’une assemblée générale, des stratégies visant à mettre fin à leur marginalisation par les autorités du pays. Une situation concernant essentiellement la paie de leur prime qui n’arrive pas.

Le Syniac a tenu son Assemblée générale extraordinaire (AGE) samedi dernier, dans la salle Okapi de l’INPESS, sis Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS qui avoisine la Cathédrale protestante du Centenaire). C’était sous la houlette du président national de cette corporation Richard Biemo. Le modérateur du jour, l’Ir agronome Isaac Issumo est aussi  président provincial/Kinshasa.  D’entrée de jeu, le président national a procédé à la présentation du syndicat. Ensuite,  le bureau devant présider les travaux de l’AGE a été installé. Les assises ont porté sur un double thème : problématique de la prime des ingénieurs agronomes et valorisation de leur profession.

Des stratégies pour faire rayonner Syniac   

La signature de la charte donnant lieu au Syniac remonte au 6 octobre 2012. A ce jour, la structure a déjà légalisé ses documents de base : statuts, règlement intérieur… Le président national a précisé que le syndicat est fonctionnel dans trois des vingt-six provinces de la RD Congo.

Le bureau de l’AGE a été constitué de : Muteba, Richard Biemo, Pascal Mavungu, Makila et Nadine Nsinga, en qualité respectivement de président, Vice-président, rapporteur, rapporteur adjoint et conseillère.

Les participants se sont exprimé librement chacun à leur tour. Ils ont scruté et relevé les principales raisons à la base de leur marginalisation. Ce dévoilement a permis de ressortir des stratégies visant à renverser la tendance. Elles s’étendent sur le court, le moyen et le long terme. A court terme, une correspondance écrite sera adressée à la Commission Economique et financière (Ecofin) du Sénat (où la loi des finances est en seconde lecture), sur la nécessité de prendre en compte les ingénieurs agronomes Ao s’agissant des primes. Car ceux-ci ont le même nombre d’années académiques de formation que les médecins, les magistrats, les pharmaciens, les vétérinaires. Une commission ad hoc a été instituée et chargée de rédiger un mémo à cet effet, endéans trois jours. Dans le même ordre d’idée, l’assemblée a apprécié l’opportunité d’un sit-in au jour du dépôt.

Les ingénieurs agronomes sont présents dans trois Ministères : Agriculture, Environnement et Développement rural. Pour le moyen terme, ceux-ci ont reçu de l’assemblée la recommandation de s’assumer. C’est-à-dire se désolidariser d’autres catégories d’ingénieurs (A1, A2…). Il s’agit, en clair, de distinguer qui sont les ingénieurs agronomes Ao et qui ne le sont pas, quand bien même ils seraient traités comme tels. Pour parvenir à cette fin, une démarche a été arrêtée séance tenante : vérifier les listes déclaratives ; les synthèses de présences : le passage, pour vérification, à la direction des services généraux où il y a des ingénieurs en instance d’affectation ; enfin, vérification des diplômes. « Tous les points énumérés constituent la stratégie de toilettage dans la grande famille des ingénieurs agronomes Ao. L‘autre méthode immédiate est le suivi qui va s’alterner avec le toilettage », a précisé un membre du bureau.

A long terme, le Syniac projette la création de l’Ordre national des ingénieurs agronomes Ao. Ceci viendrait couronner leur engagement dans la lutte contre la marginalisation.

(Lepa )

 

 

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