Réunis à Kintélé le 1er mars dernier: Les ministres en charge des Télécommunications adoptent le plan d’Action Consensuel de Déploiement des Infrastructures de Communications Electroniques

par -
0 196

Les ministres en charge des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication des Etats membres de la CEEAC, se sont réunis à Kintélé (République du Congo), le 01 mars 2019, dans le cadre de l’adoption du Plan d’Action Consensuel de Déploiement des Infrastructures de Communications Electroniques de l’Afrique Centrale (PACDICE-AC) et du cadre institutionnel de sa mise en œuvre. La Rdc y a été représentée par Emery Okundji, ministre des Postes, des Télécommunications et des NTIC. D’autres pays membres de la CEEAC étaient aussi présents. Pour la République du Congo,  Léon-Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique ; Pour la République Gabonaise, Hervé Ngoua Medeng, Directeur de Cabinet du ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste ; Pour la République Centrafricaine, Marie-Charlotte Fayanga, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire; Pour la République d’Angola, Vicente Muanda, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire; Pour la République du Cameroun, Komidor Njimoluh Hamidou, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire; Pour la République du Tchad, Mbodou Seid, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire; Pour la République du Rwanda, Jean Baptiste Habyalimana, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire et enfin, pour la République de la Guinée Equatoriale, Raphael Mba Esangui Nchama, Conseiller à l’Ambassade.

Pour y arriver, ils ont pris en la Décision N°07/CEEAC/CCEG/XV/12 du 16 janvier 2012 portant adoption de la politique régionale de l’édification de véritables société et économie de l’information en Afrique Centrale à l’horizon 2025, du cadre de référence pour l’harmonisation des politiques et des réglementations nationales en Afrique Centrale,  de la stratégie régionale de développement des infrastructures et des réseaux Large Bande de communications électroniques (stratégie régionale large bande) en Afrique Centrale, et du programme de développement des infrastructures filaires large bande de transport de communications électroniques en Afrique Centrale (PDILB-AC).

Des obligations réciproques

Dans une déclaration rendue publique, les ministres réaffirment la nécessité de participer pleinement à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et, en particulier, l’Aspiration 2 dont le but est de stimuler l’avènement d’un continent intégré, politiquement uni et fondé sur les idéaux du panafricanisme et la vision de la renaissance africaine à travers, l’atteinte de l’objectif 10 dont le programme prioritaire est la connectivité des réseaux de communication et de l’infrastructure ; Participer également à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies (ONU) et, en particulier, son objectif de développement durable (ODD) 9, à savoir : « Mettre en place une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable et encourager l’innovation » ; Contribuer à la mise en place de la Zone de Libre Echange de la CEEAC par le biais des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) en développant les infrastructures transfrontalières Large Bande et des réseaux régionaux, indispensables pour la pérennité et la réussite d’un marché commun des TIC ; Renforcer les capacités de nos Etats dans l’identification, la formulation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des programmes et/ou projets communautaires et nationaux; Mettre en place une gouvernance cohérente dans la réalisation des infrastructures numériques communautaires de qualité qui rendent plus efficients les accès et les services,  renforcent la sécurité, la fiabilité et la résilience, et enfin améliorent la performance environnementale ; Mettre en place les infrastructures vitales sous tendant l’économie numérique ; Diversifier les sources et/ou les modes de financement dans la réalisation des infrastructures numériques.

Voilà pourquoi ils invitent instamment le Secrétariat général de la CEEAC en coopération et coordination avec la Commission de l’Union Africaine (CUA), l’Agence de Coordination et Planification du NEPAD (ACPN), la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque mondiale (Bm), l’Union Européenne (UE) , l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), l’Union Postale Universelle (UPU), la Commission Economique de l’Afrique (CEA), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et, les autres partenaires internationaux de : Veiller à l’inclusion des projets majeurs d’infrastructures numériques communautaires du PACDICE-AC dans le Plan d’Action Prioritaire du PIDA (PAP-PIDA) pour la période 2020-2030 ; Prendre en compte les chainons manquants d’infrastructures d’interconnexion large bande traversant l’Afrique centrale, contenus dans la transafricaine numérique du PIDA et de les associer avec des plans et des budgets de développement à l’échelle  sous-régionale ; Déterminer et développer les compétences requises pour l’identification, la formulation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des projets du PACDICE-AC, en tirant profit des capacités actuelles dans la sous-région ; Veiller, dans l’approche intégrée du développement des infrastructures, à l’inclusion du développement des infrastructures large bande de communications électroniques, tant au niveau national que régional, dans la mise en œuvre du Plan Directeur Consensuel de Transport de l’Afrique Centrale (PDCT-AC) ; Mettre en place un environnement favorable à l’établissement d’interconnexions transfrontalières large bande notamment par l’adoption des instruments juridiques sous-régionaux suivants : (i) un modèle de protocole d’entente sous-régional d’interconnexion et des conventions de mutualisation des tronçons transfrontaliers des infrastructures large bande, (ii) un catalogue de définition des tarifs d’interconnexion, et (iii)un cadre réglementaire d’exploitation des tronçons transfrontaliers.

Les Etats doivent prendre des mesures pragmatiques

Les Etats membres ont été encouragé à prendre des mesures pragmatiques afin de créer un climat d’investissement transparent, stable et prévisible à l’appui à la mise en œuvre du PACDICE-AC, par exemple, en faisant appel à de multiples parties prenantes, en diversifiant les sources de financement, en ayant recours à des fonds nationaux et en augmentant la participation du secteur privé, notamment par des investissement privés, des initiatives de financement privé, des partenariats public-privés et divers programmes indicatifs ; Mettre en place et/ou renforcer au niveau de chaque Etat membre des infrastructures qui sous-tendent l’économie numérique à savoir les infrastructures à clé publique (PKI), des points d’échange Internet (IXP), des data center et des centres d’urgence d’alerte et de réponse aux incidents cybernétiques (CIRT) ; Présenter et promouvoir les avantages socio-économiques de la réalisation des infrastructures numériques large bande par des campagnes de sensibilisation du public et des programmes d’éducation afin d’accroitre la confiance des utilisateurs ; Prendre en compte les chainons manquants d’infrastructures d’interconnexion large bande traversant l’Afrique centrale, contenus dans la transafricaine numérique du PIDA et de les associer avec des plans et des budgets de développement à l’échelle  nationale ; Contribuer à l’évaluation en cours de la première phase du Plan d’Action Prioritaire du PIDA (PAP-PIDA) ; Participer et contribuer à la mise en œuvre du projet de « L’Initiative sur la politique et la réglementation de l’Afrique numérique (PRIDA) » visant à (i) renforcer les capacités des Etats membres en matière de gouvernance Internet, (ii) assurer une utilisation efficiente et harmonisée du spectre des fréquences, (iii) améliorer le niveau d’harmonisation des cadres politiques, juridiques et réglementaires des TIC en Afrique et, (iv) renforcer la coordination entre les Autorités de régulation nationale et les associations des régulateurs ; Développer des stratégies numériques nationales à portée sous-régionale qui intègrent le secteur postal en tant que véhicule permettant d’atteindre les zones rurales.

Ainsi, ils invitent le Secrétariat général de la CEEAC, la CUA, l’APCN, la BAD, la Banque mondiale, l’UE, l’UIT, la CEA, le PNUD et, les autres partenaires internationaux, conformément à leurs mandats, à apporter leur appui à la mise en place du cadre institutionnel de mise en œuvre du PACDICE-AC afin d’assurer d’une part, une meilleure coordination tant au niveau régional que national de l’implémentation des projets d’infrastructures transnationales et d’autre part, une mutualisation optimale des ressources mobilisées dans la réalisation des infrastructures communautaires ; Apporter leur appui au développement des expertises techniques nationales, et à la mobilisation des ressources nécessaires à une réalisation effective des projets bien préparés ; Apporter leur appui à l’établissement, par des analyses appropriées des écarts, des besoins des Etats membres de la CEEAC en matière d’infrastructures numériques nécessaires à la mise en place d’un marché commun des TIC.

JMNK

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse