Réunion de l’APF et organisation des élections le 23 décembre 2018: Aubin Minaku, mission accomplie

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L’honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko a eu un agenda particulièrement chargé dans la capitale française. Il a été l’invité, tour à tour du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie -qui s’est réuni du 1er au 2 février 2018 à Paris, à travers sa section française-, et de M. François de Rugy, Président de l’Assemblée nationale française. C’est hier dimanche qu’il a pris son vol pour regagner Kinshasa. Mission accomplie pour le président de l’Assemblée nationale congolaise, qui a profité de ces assises pour préparer avec ses pairs la plénière de l’APF qui se tiendra au Québec. En sa qualité de  président de la section APF pour Rdc, il a pris part à ces travaux qui sont axés sur l’évolution de l’Etat de droit, de la démocratie dans l’espace francophone, les questions environnementales, l’éducation, et la problématique de la langue française.

Faisant d’une pierre deux coups, il a profité de cette opportunité pour recadrer ceux qui voulaient expliquer des énormités. C’était, en effet, par rapport à certains Congolais qui ont tenté de nous ramener dans le passé, alors que la RDC s’est fixée comme objectif d’organiser les élections le 23 décembre 2018. « C’est aussi ça le débat entre élus », reconnait-il. Et au-delà de ce travail du bureau, j’avais  le devoir d’être reçu en séance de travail par mes collègues président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat. Nous avons tenu deux séances de travail d’importance essentielle, dans la mesure où j’ai pu expliquer l’évolution du Congo, parce qu’ils ont besoin d‘être informé régulièrement du développement de notre pays », dit-il, avant d’expliquer qu’en tant que partenaires, ils doivent être au faîte de l’évolution. Parce que pour trancher, ou pour aider un partenaire, il faut avoir tous les sons de cloche. Minaku a reconnu qu’il y a un moment où cela n’était pas le cas. Mais depuis un certains temps, ils ont deux sons de cloches et prennent des décisions judicieuses.

Pour revenir à l’APF, disons que cet événement a réuni une trentaine de parlementaires francophones issus des quatre continents, sous la présidence de M. Jacques Chagnon, Président de l’APF, Président de l’Assemblée nationale du Québec. Lors de ce Forum, le speaker de la chambre basse du parlement de la RDC a présenté la synthèse de la situation générale de la RDC marquée notamment par l’évolution positive du processus électoral, devant aboutir à l’organisation des élections générales en RDC en 2018.

De son voyage, l’on apprend qu’Aubin Minaku Ndjalandjoko a réaffirmé la volonté sans faille des institutions de la RDC à veiller à la bonne tenue desdites élections, faisant allusion au point de presse du président de la République Joseph Kabila, Chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions. Il a, par ailleurs, indiqué qu’il serait salutaire que toutes les tendances politiques, de bonne foi, s’inscrivent dans le processus en cours.

Son homologue français M. François de Rugy, qui a salué la publication du calendrier électoral, s’est dit satisfait de cette volonté affichée par les autorités congolaises. Il a émis le souhait de voir toutes les forces politiques s’impliquer dans le processus. Ce, dans le respect des principes de libertés publiques.

Aubin Minaku l’a rassuré que la RDC demeure respectueuse des libertés individuelles et collectives, mais que celles-ci doivent s’exercer dans le respect des règles et des lois de la République. La rencontre s’est déroulée dans une ambiance empreinte d’amitié et de courtoisie. Ont pris part à l’audience, Rémy Massamba, 2e vice président de l’Assemblée nationale, Geneviève Inagosi, rapporteur de la commission politique de l’APF, lIeka Atoki, Ambassadeur de la RDC à Paris ainsi que Jean Pierre Lihau, Directeur du cabinet du président de l’Assemblée nationale. C’est le moment pour Aubin Minaku de balayer d’un revers de la main cette rumeur de plus en plus persistante et selon laquelle il aurait amené près de 30 personnes pour faire le lobby du Congo au pays d’Emmanuel Macron. Pendant que pour des raisons de contrainte budgétaire, le speaker de la chambre basse du Parlement n’a amené que deux personnes, en l’occurrence le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale et la députée Inagosi, qui est président de la commission de l’AFP en relation avec la situation au Burundi. « Tout ce que nous lisons sur le net, il faut que chacun procède à une évaluation rapide. Lorsque je lis quelque chose, il y a une présomption de fausseté. C’est seulement après recoupement que je me faits ma propose conviction. Nous n’avons pas été emmerdés par les combattants », précise-t-il.

Soulignons que les travaux de la réunion du Bureau de l’APF ont débuté à Paris sous la présidence de Mr Jacques Chagnon, Président de l’Assemblée nationale du Québec en présence de son prédécesseur Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, président de la Section congolaise et président d’Honneur de l’APF.  En marge de ces travaux, François de Rugy, président de l’Assemblée nationale française, a réservé un accueil chaleureux à son homologue de la RDC Aubin Minaku dans le cadre des relations bilatérales entre leurs deux institutions législatives.

Cap sur les élections

Disons que plusieurs sujets ont été traités au cours de cette assemblée parlementaire dont principalement la situation politique en RDC. Et parmi les faits marquants, il faut noter la réaction musclée d’Aubin Minaku au pamphlet adressé sur la RDC par le chef de la délégation belge à ces assises.

Réagissant avec véhémence, le président de la Chambre basse du parlement de la RDC a démenti énergiquement les allégations non fondées de la délégation belge sur la situation politique en RDC. Il a retracé paradoxalement la situation socioéconomique et politique réelle de son pays. Cette mise au point, convainquant, a été très appréciée et applaudit par l’assistance. Tel a été le cas de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale du Sénégal qui a indiqué à l’intention du Bureau que le cas de la RDC est complexe et mérite un accompagnement spécifique de la Communauté internationale.

Faisant d’une pierre deux coups, le président Aubin Minaku a été reçu cette fois, par le président du Sénat français, Gérard Larcher au palais de Luxembourg. Avec ce dernier, le président de la Chambre basse du Parlement congolais a présenté la situation générale de la RDC en partant de l’Accord politique de la Saint Sylvestre à l’organisation des élections en passant par la situation socioéconomique du pays.

Aubin Minaku a démontré que toutes les institutions de la République veillent à la tenue des élections prévues le 23 décembre 2018. Ceci, a-t-il précisé, dans le respect de l’Accord du 31 décembre après évaluation en mi-parcours par la tripartite Gouvernement-CENI-CNSA. A son tour, convaincu par les détails produits par le président de l’Assemblée nationale congolaise, Gérard Larcher a émis le vœu de voir aboutir le processus électoral, conformément au calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante. Désormais donc, et contrairement aux autorités du Royaume de Belgique, celles de la République française ont une idée parfaite de la situation politique de la RDC, grâce à cette diplomatie parlementaire.

(JMNK)

 

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