Réunie au tour du Premier ministre: La Troïka spéciale examine l’avant-projet du budget 2016

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Le Premier ministre Matata Ponyo a convoqué hier la Troïka spéciale, compte tenu du volume des matières à traiter. A en croire la source, la réunion d’hier faisait suite à celle de Lundi dernier, consacrée une Troïka spéciale sur l’avant-projet du budget 2016, par rapport à son importance. Pour M. Modeste Bahati Lukwebo, ministre de l’Economie nationale qui faisait la restitution à la presse, la réunion a porté essentiellement sur les prévisions budgétaires 2016 qui seront soumises au Conseil de ministres incessamment.

Pour tout dire, explique le ministre, l’analyse du budget démontre que la Rdc qui évolue dans la mondialisation ne fait pas exception quant aux contraintes financières internationales liées essentiellement à la baisse des cours des matières premières dont nous sommes producteurs. Mais également pour mettre en exergue la volonté exprimée clairement par le président de la République qui voudrait voir réduit le train de vie des institutions politiques, de manière à affecter plus de ressources aux populations, aux provinces. Sont là les modifications essentielles qui interviennent par rapport au budget passé.

La délégation de la Wallonie chez Matata

Toujours la même journée d’hier, le Premier ministre Matata Ponyo a échangé avec la délégation belge conduite par M. Jean-Claude Marcourt, Vice-président du Gouvernement Wallon et ministre de l’Economie, de l’Industrie et Numérique. « Nous avons pu avec le Premier ministre de la Rdc aborder le thème de la mission que j’ai présidée pendant ces trois journées, dans le volet économique, que le volet enseignement supérieur, recherche et coopération. Il s’est montré très intéressé par les initiatives qui sont prises, l’importance de la mission qui était en visite ici et par l’implication de nos universités en coopération avec les établissements du Congo », a-t-il indiqué, au sortir de cette audience.

Et de renchérir que ça m’a permis de faire ce tour d’horizon et d’aborder un certain nombre des points dont notamment l’implication des entreprises belges, avec un souhait de voir nos entreprises s’impliquer plus encore demain qu’aujourd’hui dans le développement et le redressement de la Rdc. Et d’autre part, d’une collaboration entre les institutions supérieures du pays avec nos universités et l’ensemble de l’enseignement supérieur.

Il a voue qu’il n’a entendu aucune condition, si ce n’est le souhait d’une implication des entreprises belges en disant : « vous avez l’expertise et vous avez la connaissance de ce pays, venez, nous comprenons bien qu’un certain nombre d’entreprises ont quitté le territoire durant une période qui n’a pas toujours été simple. Mais aujourd’hui, c’est un pays qui a une inflation maîtrisée, donc la balance de paiement est équilibrée ; il n’y a pas de déficit budgétaire et qui est dans l’attente de l’implication des Belges », dit-il, avant d’insister sur le fait qu’on n’a pas abordé la question des contrôleurs de chantiers, des techniciens dans les travaux publics pour permettre à l’Etat congolais de bien vérifier la réalité de la mise en œuvre des contrats, que des choses importantes comme dans le domaine de l’énergie où, comme vous le savez, une entreprise belge a signé un contrat durant notre mission.

Il y a une signature, c’est qui est bien en trois jours et beaucoup de prospects. « Je dis toujours, il ne suffit pas de descendre d’un avion, de prendre un contact pour un contrat, il faut avoir la confiance de vos interlocuteurs. C’est la même chose en Asie, en Amérique, en Europe et moi je vois dans cette mission, beaucoup de choses positives ».

Et d’ajouter, je n’ai pas entendu les reproches de la part du Premier ministre, mais le souhait de pouvoir s’impliquer plus encore demain qu’aujourd’hui, avec la volonté de dire qu’ils étaient les bienvenus. Il s’est justifié pour dire qu’il n’y a pas eu sélection, mais une volonté de voir nos entreprises s’investir et s’impliquer en indiquant que depuis l’adhésion à l’OHADA, la volonté d’appliquer la transparence dans les affaires est là. Il a dit qu’il y a un souhait pour les autorités congolaises d’assurer la transparence et la stabilité des affaires.

A très court terme, la Wallonie, parce que moi je représente la partie Sud de la Belgique, avait aujourd’hui 120 entreprises représentées lors de cette mission, avec une vingtaine d’entreprises présentes, et une association d’entreprises et que c’est la deuxième mission de la Wallonie ici en Rdc.

Et de terminer par dire que nous constatons un engagement très fort de nos universités que ça soit au niveau de la santé publique, dans le domaine de l’agronomie, dans le domaine vétérinaire, mais aussi le management et ce matin, nous avons vérifié la mise en place de la Kinshasa Management Scool, qui est véritablement la capacité de développer les connaissances techniques et les compétences pour la population congolaise dans le domaine du management, un domaine critique pour le développement d’un pays.

(Jean-Marie Nkambua)

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