Rétro: Kimbembe Mazunga témoigne sur la qualité politique de l’artiste musicien Tabu Ley

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A l’occasion de l’an Il de la disparition de Pascal Tabu Ley, Seigneur Rochereau , l’actuel Directeur général de la Société Congolaise des Postes et Transports (SCPT) ex-Onatra, Kimbembe Mazunga avait fait un témoignage éloquent sur la personnalité politique de l’artiste musicien Rochereau Tabu Ley. C’était sur la cour de la cathédrale Notre dame du Congo le 28 novembre 2014. Une seule idée à retenir : «… Avec sa pugnacité, sa témérité, il a fait voir aux Congolais que le musicien n’était plus ce damné de la société et que la musique, une profession réservée aux ratés. Il a montré que, en Rd Congo, un musicien peut gravir des échelons, en politique notamment, et mériter de l’hommage suprême de toute une nation comme ce fut le cas, le 9 décembre 2013, jour de ses obsèques… ».

Parler de Tabu Sinamoyi Pascal, dit Seigneur Rochereau …homme à plusieurs facettes et de son expérience en politique, la matière est abondante et il faudra remonter dans sa prime jeunesse lorsqu’il militait pour le parti Lumumbiste et terminer par sa dernière fonction politique, ministre provincial en charge de la Culture et des Arts. Je parlerai de notre passage commun à la tête de la ville de Kinshasa, moi comme Gouverneur et lui comme Vice-Gouverneur.

Une phrase de mon profile Wikipedia, en Anglais, stipule “Tabu Ley Rochereau, a famous internationally known singer was one of his three vice Governors; he was in charge of political, administrative and social questions”. Kimbembe, Gouverneur et on présente un de ses vices-gouverneurs, en évoquant sa qualité de chanteur mondialement connu.

En fait, on ne saura donc jamais dissocier Tabu Ley de la chanson et parler de lui, c’est avant tout parler de cette icône de la musique congolaise moderne, de ce compositeur émérite des chansons intemporelles.

Ma première rencontre politique avec lui fut à Paris, alors ministre des Travaux Publics, feu l’Ambassadeur Eddy Angulu me fit l’honneur de co-présider la réception organisée à l’occasion du 43ëme anniversaire de l’indépendance de notre pays, le 27 juin 2003. Tabu Ley était parmi les invités …, je disais aux compatriotes, ce qui se faisait déjà au pays, sous le leadership du Président Joseph Kabila Kabange que le pays s’enracinait profondément dans la démocratisation et que le train de la reconstruction nationale avait quitté le quai. .. Il était donc temps de rentrer au pays.

Notre deuxième rencontre, encore politique, je pourrai dire, fut chez lui, dans sa résidence de Limete, sous un arbre et on avait passé la moitié de l’après- midi, à échanger sur ses ambitions politiques, son désir de présider aux destinées de la ville de Kinshasa, cette ville qui l’a vu grandir… . Tabu Ley ne cherchait qu’une chose, qu’on lui offre l’opportunité de travailler pour les Kinois, ceux qui avaient fait de lui ce qu’il était devenu, une icône mondiale!

La troisième rencontre, c’est le 16 novembre 2005, au lendemain de notre nomination à la tête de la ville de Kinshasa … Que retenir du passage de Tabu Ley, à la tête de la ville de Kinshasa, entre novembre 2005 et octobre 2006?

D’abord, sa grande ambition pour la ville de Kinshasa et sa hargne pour la recherche des voies de solution pour un bien-être permanent des habitants de la capitale de la RDC.

Ses fonctions de Vice-gouverneur cadraient bien à la fois   à sa   personnalité et son bagage intellectuel. Pour le volet politique, il a puisé les ressources nécessaires dans son passé Lumumbiste et son passage à l’Assemblée consultative et législative, à l’époque de M’zee Laurent-Désiré Kabila.

Tabu Ley a œuvré comme Secrétaire administratif au Fonds du bien-être indigène et à l’actuelle Fonction publique, il a été Responsable Administratif et Financier à l’Athénée de Kalina, il a été Coordinateur de planification des écoles laïques du Congo, il a été Responsable administratif et financier à l’Institut Technique de N’djili…

Avec sa pugnacité, sa témérité, il a fait voir aux Congolais que le musicien n’était plus ce damné de la société et que la musique, une profession réservée aux ratés. Il a montré que, dans notre pays, un musicien peut gravir des échelons, en politique notamment, et mériter de l’hommage suprême de toute une nation comme ce fut le cas, le 9 décembre 2013, jour de ses obsèques.

(Franck Ambangito)

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