Retraité de la Bralima en 1981: Jean Bimbili a tiré sa révérence à 102 ans

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Modèle d’intégrité pour les uns, exemple de chrétien engagé, disponible et au service de l’église et de la communauté ecclésiale vivante de base, CEVB, pour les autres, le notable Bimbili Kakomo Jean-Abraham Kubulu (photo d’archive) a été inhumé samedi à Kinkole. Il a rompu le contrat avec les vivants mercredi 18 avril dernier dans la matinée, à l’âge de cent et deux (102) ans. L’esquisse biographique de l’illustre disparu renseigne que le triste événement survient trente-sept (37) ans après sa sortie à la retraite de Bralima-Kinshasa. Des proches établissent un rapprochement entre le poids et ce qui est advenu. Selon des témoignages, le regretté aura vécu en homme d’initiatives, rassembleur et aimant la tempérance. Il laisse inconsolables la veuve Naomie Nzungu Kilele (après sept (7) décennies de vie ininterrompue), et une grande progéniture dont notamment sept  (7) survivants de ses dix (10) enfants, quarante-six (46) petits-fils et petites-filles, cinquante-huit (arrières petits-fils et petites-filles. Les familles, co-paroissiens de St Martin (quartier VI/N’Djili), sympathisants et anciens collègues de service lui ont rendu les derniers hommages au lieu d’exposition mortuaire, sis l’esplanade de la paroisse sue évoquée. Le curé, abbé Robert Kisuka a dit la messe pré-inhumation, en puisant dans l’évangile de Jean 11, 19 à 27, illustrant Lazare que Jésus Christ avait ramené à la vie. « Ne faiblissons pas dans la foi, cultivons sans cesse de bonnes œuvres, c’est alors que notre parcours terrestre en soi, sera un témoignage comme l’est celui de papa Jean », a-t-il exhorté. La première lecture a été tirée de 1 Macchabé 2, 49-52 ; 64.

De l’engagement chrétien

En effet, il ressort des témoignages que l’histoire de la paroisse St Martin est liée à la dynamique des CEVB qu’elle compte. Et dans cet ordre d’idée, deux noms ont été cités avec admiration, s’agissant de notamment de l’évolution de la CEVB 6/ Nzela ya Nzambe (La Voie de Dieu). Il s’agit de Jean Bimbili avec son compère Kinzonzolo (l’un et l’autre d’heureuse mémoire).

Le pasteur Cyprien Bimbili (fils du défunt) a témoigné de l’éducation chrétienne dont le père avait usé, pour  imprégner une marque à sa famille. « Un père sévère et non méchant ; regardant et non laisser-faire ; rassembleur et ouvrant sa progéniture à la lignée », a-t-il témoigné.

Le prénommé Pascal (co-paroissien) a relaté succinctement le parcours de la CEVB, en mettant en lumière l’engagement de deux pionniers (les susnommés d’heureuse mémoire). Cartographie de la paroisse à l’appui, il a démontré que ladite CEVB qui couvrait tout le quartier V/N’Djili, avait été sectionnée, en vue d’une gestion efficiente. A ce jour, un petit-fils du regretté, marchant sur le pas du pionnier Jean Bimbili, assume la direction de la CEVB 6/Nzela ya Nzambe.

La sœur Annie Makengo est religieuse consacrée. Elle a reconnu que du temps où elles avaient la vocation, elle et ses co-paroissiennes quelque deux décennies plus tôt, toutes jeunes, elles ne pouvaient objectivement comprendre l’attitude regardante de tata mokambi Jean Bimbili qui, alors, veillait au grain. « Nous l’avions même surnommé contrôleur », a-t-elle confié.

  1. Lusanga : « En 1973, tout jeune, j’ai intégré le conseil paroissial à peine sorti de ma deuxième année secondaire. J’ai retenu 2 points de l’illustre disparu : le sourire et la foi », a-t-il relevé.

Ancien, collègue de service, Tony Vuanzankenda n’a pas manqué d’éloges : « Nous avons travaillé ensemble pendant dix ans, soit de 1971 date de mon engagement jusqu’en 1981 où il est sorti à la retraite. Ils étaient deux pères qui recevaient et facilitaient l’intégration aux jeunes employés que nous étions dans leur service ».

En somme, le regretté a exercé sa foi en assumant notamment des responsabilités de Tata mokambi ou moyangeli  (entendez : animateur responsable) de la CEVB ; de papa nkumu (assistant du célébrant de la messe dans la procession) et tata malongi (catéchète). C’est à son initiative qu’a vu le jour le mouvement des anciens responsables de la paroisse.

‘’En Afrique, un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle’’

L’historien Hampaté Bâ a vu juste en son temps, lorsqu’il a affirmé que la perte d’une personne expérimentée s’assimilait à la consumation d’une bibliothèque. En effet, la disparition du notable Bimbili sème la consternation parmi ses co-ressortissants de Lubembo, secteur Mikwi, territoire de Bulungu dans l’actuelle province du Kwilu. Né le 24 mai 1916, le regretté était l’aîné et l’unique survivant d’une famille de trois enfants : une fille et deux garçons, du père Ngamandeke Joseph et la mère Léonie Boy. Après une brève carrière d’enseignant dans la ville de Kikwit, il débarque à Léopoldville, jeune et dynamique, où il a presté comme mécanicien-ajusteur dans plus d’une société de la place, dont notamment  l’Office de transport du Congo (Otraco qui sera nationalisé Onatra) ; Chanic (une fabrique métallique à l’époque coloniale) ; Pétrocongo ; Utexafrica (l’usine textile en Afrique), pour atterrir à la Brasserie limonaderie et malterie.

(Payne )

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