Retrait de la MONUSCO: Bientôt 2.000 hommes quittent la Rd Congo

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*Seulement 2.000 hommes de la MONUSCO vont quitter la Rd Congo. C’est le sens d’une Résolution qui a été votée hier au Conseil de sécurité. La Rdc qui tablait sur une réduction de 5 ou 7.000 hommes estime, à travers François Muamba, que c’est une décision qui ressemble à un verre à moitié plein, à moitié vide. A l’en croire, la Rdc n’a pas obtenu le résultat qu’elle escomptait, mais les membres du Conseil de sécurité ont pris acte de la nécessité des discussions structurées pour conduire à un entendement commun entre le Gouvernement de la République et la MONUSCO

* Le Conseil de sécurité précise cependant que son intention est de rendre cette réduction d’effectifs permanente pour réduire la menace que représentent encore les groupes armés résiduels en RDC, mais surtout les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la Libérations du Rwanda (Fdlr). Une autre précision, c’est que la réduction d’effectifs permanente ne se fera que dès que des progrès auront été faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays

Hier aux Nations Unies, il n’y avait pas de suspens quant au renouvellement du mandat de la MONUSCO. En effet, le mandat de la mission onusienne a été renouvelé pour un an par le Conseil de sécurité. Entre-temps, la mission des Nations Unies au Congo devra réduire ses effectifs de 2000 hommes. D’après la résolution du Conseil de sécurité, la Monusco sera désormais plus souple, mobile et efficace sur le terrain.

Le Conseil de sécurité précise cependant que son intention est de rendre cette réduction d’effectifs permanente pour réduire la menace que représentent encore les groupes armés résiduels en RDC, mais surtout les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la Libérations du Rwanda (Fdlr).

Disons que seuls 2.000 casques pourront être retirés de cette mission onusienne, la plus grande et onéreuse au monde, avec un effectif actuel de près de 20.000 militaires et un budget de 1,4 milliard de dollars par an. Le plafond autorisé sera désormais de 19.815 soldats et 1.400 policiers environ laissant au Conseil la possibilité de revenir sur sa décision.

Une autre précision, c’est que la réduction d’effectifs permanente ne se fera que dès que des progrès auront été faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays. La précision est notamment liée au retrait de la Brigade d’intervention de 3.000 hommes, qui est le fer de lance de la force onusienne.

Verre à moitié plein, à moitié vide

Réagissant à cette résolution, François Muamba, Coordonateur national du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba a indiqué que la délégation congolaise était venue à New York, envoyée par le président de la République, pour que chacun des membres du Conseil de sécurité comprenne l’intérêt qu’il porte à la relation non seulement avec la Monusco, mais aussi avec l’institution Nations Unies en général, et dans quelle mesure la Rdc, depuis la signature de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba s’emploie à mettre en œuvre chacun des engagements pris.

« Nous sommes venus ici aussi pour expliquer que la Monusco, c’est nous qui l’avions invité chez nous. C’était à une certaine époque, en 1999 où nous avions besoin d’une assistance pour renforcer les capacités de défense et de sécurité. Aujourd’hui en 2015, la Rdc avec son armée, sa police est montée en puissance et est en mesure maintenant de pouvoir organiser la sécurité et la défense des Congolais et de leur pays », dit-il, avant d’ajouter qu’il est normal que ceux qui étaient venus au moment où on en avait besoin, puissent maintenant procéder à la diminution en termes de troupes et en termes qualitatif.

Avons-nous obtenu ce résultat ? , s’est-il demandé, avant de dire que le verre est à moitié plein, à moitié vide. Ceci, parce que la résolution parle d’une diminution de 2.000, pendant que la Rd Congo tablait sur 5 ou 7.000. Elle n’a pas donc obtenu de ce point là le résultat escompté. Cependant, le Conseil de sécurité a pris acte que pour autant que des discussions structurées puissent commencer pour conduire à un entendement commun. Le conseil est resté ouvert à l’idée que dans les trois mois qui viennent, à la faveur d’un nouveau rapport du Secrétaire général, cette question puisse être reconsidérée.

L’Ambassadeur Gata Mavita est allé pratiquement dans le même sens que son prédécesseur, en disant qu’il est un peu satisfait, dans la mesure où la résolution de ce jour nous laisse l’ouverture de pouvoir poursuivre les discussions avec les Nations Unies. « Nous pensons qu’au cours des discussions qui vont suivre, nous allons aplanir le malentendu avec la MONUSCO et il pourrait y avoir des décisions importantes qui pourraient être prises en faveur de notre pays, notamment en ce qui concerne la réduction des effectifs de la MONUSCO », dit-il, avant d’insister sur le fait que les Nations Unies ont leur façon de voir les choses, et le Gouvernement a aussi la sienne. Si nos partenaires sont de bonne foi, ils doivent voir dans la même direction que nous.

Des mots qui énervent

Comme on peut bien s’en rendre compte, la déclaration, peu importe son adoption, ne regorge pas que des choses à plaire à tout le monde. En effet, dans une de ses dispositions, la Résolution affirme que la réduction d’effectifs permanente ne se fera que dès que des progrès auront été faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays.

C’est ici qu’il faut vite constater la mauvaise foi et l’intention de la MONUSCO de ne pas quitter la Rd Congo. Car en effet, les critères permettant d’apprécier si les progrès sont faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays relève de la MONUSCO seule. Sinon, elle ne serait pas restée intransigeante pour refuser de donner suite à la demande du Gouvernement de la République qui voulait une réduction importante des troupes de l’ONU.

Espérons que les réunions qui ont commencé à Kinshasa depuis le mercredi 25 mars dernier vont permettre aux deux parties, le Gouvernement et la MONUSCO ,de s’entendre sur les contours de cette réduction sensible des troupes de la MONUSCO.

Il sied de souligner que le mandat de la Monusco est renouvelé à un moment où les rapports avec le gouvernement sont tendus. L’ONU est restée à l’écart de l’offensive que l’armée congolaise a déclenchée fin janvier contre les combattants des Fdlr qui, selon, la Monusco sont à 1.400. Mais depuis un certain temps, les deux partenaires ont manifesté leur volonté de dialoguer afin d’aplanir les divergences. Ce qui permettra aux troupes de la MONUSCO d’appuyer les FARDC dans la traque des FDLR. Sinon, à quoi sert la MONUSCO ?

(L’Avenir)

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