Retenu dans le cadre de la biennale « Artista na Citade 2016 »

par -
0 561
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le chorégraphe congolais Faustin Linyekula, artiste d’honneur de la ville de Lisbonne

L’artiste congolais Faustin Linyekula est retenu par la ville de Lisbonne au Portugal pour l’année 2016 dans le cadre de la biennale « Artista na Citade ». En effet, ce projet, inégalé dans le panorama portugais et international, réunit plusieurs structures et entités culturelles qui, ensemble, font découvrir au public des propositions très variées d’un unique artiste étranger. Le projet « Artista na Citade » vise non seulement à faire connaître des œuvres déjà existantes mais surtout à dynamiser des collaborations entre des artistes, des organisations lisboètes et l’artiste invité. A cette occasion, le danseur, chorégraphe et metteur en scène, Faustin Linyekula présentera des spectacles dans plusieurs salles et espaces de la ville et créera tout au long de l’année de nouveaux projets avec des artistes, des étudiants et des habitants de Lisbone. A l’occasion d’un point de presse ad hoc à l’Ambassade de Portugal à Kinshasa, jeudi dernier, l’Ambassadeur du Portugal, Joao Côrte-Real est heureux de voir l’artiste Faustin linyekula à Lisbone participer à ce projet socio-culturel. Il est aussi marqué par le travail abattu par l’artiste durant sa carrière. Le chorégraphe Faustin Linyekula a visité le quartier de Cova da Moura, le centre le plus important et le plus hétérogène de population migrante du Grand Lisbonne, exprimant à cette occasion le désir d’y danser. C’est dans ce contexte plein de souvenirs d’exodes ruraux et d’expériences coloniales et post-coloniales que son travail trouve un écho social que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans la ville. En choisissant, Faustin Linyekula, la biennale « Artista na Citade » invite un artiste qui met diverses formes d’art – la danse, le théâtre, la musique, la littérature – au service d’une œuvre résolument politique. Enfant d’un pays de contrastes et de contradictions, Faustin Linyekula n’est jamais las de parler de ce dernier, la République démocratique du Congo, l’ex-Zaïre, l’ex-Congo belge, l’ex-Etat indépendant du Congo.

Faustin et les studios kabako à Lisbonne

Dans ses œuvres, Faustiin montre comment l’histoire- la grande histoire et la petite histoire, a traversé les corps et les cœurs des Congolais depuis l’indépendance. Il dénonce les impasses du système, le règne de la Kleptocratie, les ventres vides et les ruines héritées des pères. Mais également Faustin évoque la beauté du pays qui l’a vu naître, la générosité et l’allégresse de ses habitants, leur capacité de résilience et leur espoir qui jamais ne semble pouvoir s’éteindre. Une poésie profondément humaine et conciliatrice parcourt l’ensemble de son œuvre, qui se lit comme une tentative de créer du souvenir dans un pays où tout pourtant se délite. Et ce, dans une société qui survit sur les ruines d’un passé violent. Dans la poétique de Faustin, les histoires personnelles et le quotidien des quartiers populaires de la ville tranchent brutalement avec la réalité politique du pays.

Pour la petite histoire, Faustin Linyekula se définit avant tout comme un citoyen ayant un rôle à intervenir dans la société. C’est cet activisme qui sous-tend le projet ambitieux des Studios Kabako. Créés en 2001 à Kinshasa, les Studios Kabako s’installent en 2006 à Kisangani, ils s’ouvrent à la musique et au cinéma, la ville devient un territoire où inscrire une démarche artistique et citoyenne. Entre formation, production et diffusion, les Studios Kabako accompagnent de jeunes artistes congolais, danseurs, comédiens, musiciens, auteurs…, et reçoivent régulièrement des artistes du continent en résidence (Sénégal, Mozambique, Afrique du Sud, Nigéria, Tchad…

(Saint Hervé M’Buy)

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse