Respect de la Constitution « Kabila n’a pas besoin de la pression extérieure »

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« Défenseur et Garant de la souveraineté nationale, Joseph Kabila n’a pas besoin de pression extérieure quelconque pour respecter la volonté du peuple congolais solennellement exprimée dans la Constitution », a indiqué l’ambassadeur André-Alain Atundu,  porte-parole de la Majorité présidentielle, dans un point de presse tenu hier à Kinshasa. Et d’insister qu’à ce jour, il n’y a aucun acte qui a été posé par la MP et qui violerait la Constitution. Cette famille politique dont le chef de l’Etat est l’Autorité morale a toujours affirmé que la Constitution, en toutes ses dispositions et en toutes circonstances sera respectée intégralement. Toutefois, l’affirmation de la position de la Majorité présidentielle ne peut pas éteindre la liberté de parole pour tous les Congolais. Et cette liberté ne conditionne pas le comportement de la Nation ; cela est conditionné par la Constitution et les lois de la République. Il n’a pas manqué, lors de ce face-à-face avec la presse, de fustiger le comportement de certains pays qui décident à l’étranger, à l’insu de la Rdc, l’audit du fichier électoral, etc.

Le sujet relatif aux relations tendues ces derniers temps entre la Rdc et certains de ses voisins ou partenaires n’a pas manqué d’intéresser la Majorité présidentielle, qui constate que le président de la République associe toujours, en cas de nécessité, les partenaires qui pourraient contribuer à une solution durable au bénéfice des Congolais. Et ce, que ce soit dans le cadre de la CIRGL, de la SADC, de la CPGL ou dans des rencontres et concertations avec les protagonistes congolais, même sur le théâtre des opérations comme au Kasaï ou au Kivu.

Malheureusement, constate-t-on à la Majorité présidentielle, cette disposition, mieux cette prédisposition et cette ouverture d’esprit ne trouvent pas toujours de répondant comme le témoignent certaines déclarations récentes faites par des Etats entretenant pourtant des relations, pour le moins amicales avec la Rdc. Voilà pourquoi la MP tient à affirmer qu’il n’appartient pas aux autorités congolaises d’indiquer aux autorités françaises les intérêts du peuple français ou la manière de les promouvoir et de les défendre. Et la MP ne peut donc pas porter de jugement de valeur sur l’évolution des relations entre Paris et Kigali.

Pas de tricherie

Une fois de plus, la Majorité salue le travail d’audit mené par les experts de l’OIF, en collaboration avec ceux de l’UA, de l’UE, de la Monusco et de la CENI. « Grâce à leur savoir, le peuple congolais dispose désormais d’une preuve irréfutable que la MP n’est aucunement impliquée dans une opération de tricherie soit au niveau de l’enrôlement soit au niveau des élections proprement dites », se réjouit A. Atundu qui n’ignore pas les incriminations fantaisistes formulées par l’opposition radicalisée et va-t’en guerre sur les électeurs enregistrés sans empreintes digitales.

Pour lui, trois raisons sous-tendent cet argumentaire : d’abord, ce fait n’altère pas la crédibilité de l’audit, d’autant plus qu’au dire d’experts, outre les cas de handicaps naturels, l’absence d’empreintes procède plus de l’illisibilité en raison de l’utilisation abusive des mains, consécutive à l’usage quotidien de celles-ci que de la volonté de tricher de la MP ou même d’un autre groupement sociopolitique ou encore d’une institution. De plus, l’absence d’empreintes digitales est étalée indistinctement sur l’ensemble du territoire national, sans aucune concentration particulière dans une circonscription électorale ou dans un groupement sociopolitique. Enfin, les empreintes digitales ne sont qu’un des dix critères d’identification et non l’unique.

Dans ce sens, ne peut y voir une tentative de tricher que l’opposition va-t’en guerre qui se prépare à contester les résultats déjà avant le vote et la proclamation des résultats par l’Autorité constitutionnellement compétente à cet effet, au lieu de préparer les élections. « A ces Messieurs et Dames, notoirement radicalisés et putschistes, la MP recommande vivement de tenir compte de l’aspiration profonde du peuple congolais à des élections apaisées », précise-t-il.

C’est ici que le porte-parole de la Majorité présidentielle a profité pour répondre à tous ceux qui voient un désordre planifié en Rdc, que « ce qui s’affirme facilement, doit être rejeté ». Sinon, rétorque-t-il, qu’ils vous donnent des actes que la MP a posés pour entraver le processus électoral. Et au lieu de se préparer, ils veulent tout contester et c’est de leur intention de projeter le chaos. La MP les conjure d’abandonner leur plan de la terre brulée rien que pour créer imbroglio et violence afin de prendre le pouvoir d’Etat en dehors des élections démocratiques et par la violence. Et dans cette hypothèse, la MP invite le peuple à faire usage de l’article 64 de la Constitution pour faire barrage aux adeptes de la démocratie périphérique et alluvionnaire.

Comme la date fixée pour les trois élections prévues cette année s’approche à pas de géant et risque de surprendre plus d’un, la MP saisit cette occasion pour appeler tous ses membres et Alliés à se préparer sérieusement en conséquence et à se tenir prêts à accompagner le président Kabila dans cette phase déterminante de son combat politique pour la démocratie en Rdc. Surtout qu’il a besoin de la victoire incontestable à tous les échelons ouverts à la compétition électorale, pour exercer un leadership efficace sur la vie politique nationale.

Arrachage de banderoles, Atundu appelle au calme

D’autres sujets n’ont pas manqué d’intéresser la presse, notamment le fait que le bourgmestre de la commune de la Gombe ait arraché des banderoles au Centre interdiocésain de Kinshasa, ou la visite de Saïd Djinnit, l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la région des Grands Lacs. « Il s’agit d’un cas malencontreux et j’espère que les tractations sont en cours entre l’avocat de la CENCO et la commune de la Gombe, pour arriver à une solution qui sauvegarde les intérêts de la liberté d’expression », s’est a apaisé le porte-parole de la MP, après que la CENCO ait demandé au bourgmestre de présenter des excuses.

De même, Atundu estime que la visite de Saïd Djinnit est tout à fait normale et est à placer dans le cadre de ses fonctions. « Il vient s’informer au moment où nous parlons des élections sous beaucoup de fantasmes. Cette visite est le reflet de quelqu’un qui fait bien son travail », dit-il souligné.

(JMNK)

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