Résorber la crise sécuritaire en Rdc Vers la mutualisation des moyens entre le Gouvernement et la Monusco

par -
0 361
David Gressley, n°2 de la Monusco
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

M.Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, a accordé vendredi dernier une audience à la délégation de la Monusco conduite par le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en Rdc. David Gressley qu’accompagnaient le Général Awale Abdounasi, commissaire police Monusco et Alice Ceowley, Assistante spéciale, a évoqué avec le VPM les questions liées à certains foyers de tension au pays comme dans le Tanganyika et le Kasaï-Central et exprimé la disponibilité de la mission onusienne d’apporter un appui logistique dans le cadre des efforts déjà déployés par le Gouvernement de la République dans les zones en prie à l’insécurité. Ceci pourrait faciliter les opérations d’enrôlement des électeurs dont les avancées sont saluées par la Monusco.

« Je crois que l’aspect le plus important, c’est l’aspect politique. Dans les deux provinces, il y a des revendications de certaines populations. Il est important de trouver des solutions pacifiques dans ces provinces. On a discuté de ce qu’on peut faire ensemble sur les plans technique, logistique, conseils, etc. ou un renforcement des capacités pour une solution politique. Il y a aussi l’aspect sécuritaire. On a aussi un programme qui peut aider dans la sécurisation de toutes ces zones », dit-il, avant de rassurer qu’on va continuer à parler ensemble, de faire une visite conjointe sur le terrain pour rencontrer cette population.

Et d’ajouter que dans les zones qu’il a visitées, du point de vue logistique, tout va bien. Ca veut dire que la capacité de gérer ça est là. Il y a des défis : toujours l’insécurité qui peut entacher les enrôlements, mais aussi les déplacés. On va continuer à travailler au niveau local pour ensemble trouver des solutions. David Gressley s’est félicité de la qualité des échanges et de la réceptivité de son hôte qui a souligné la nécessité de voir cette collaboration prendre en compte les options gouvernementales pour plus d’efficacité. Car, a renchéri le VPM, la paix est une priorité de l’action du président de la République depuis son avènement au pouvoir et partant, un souci partagé entre la Rdc et ses partenaires.

Jeannine Mabunda sollicite l’élaboration du rapport

Pour sa part, la conseillère spéciale du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange en matière de lutte contre les violences sexuelles, Jeannine Mabunda a été reçue par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary. Elle a été échangée avec lui au sujet du Rapport mondial des Nations Unies publié une fois l’an sur les violences sexuelles au monde. Les deux personnalités ont évalué la situation de la Rdc dans ce domaine, les avancées reconnues de tous  et les défis qui restent à relever. Sur instruction du VPM, il a été levé l’option de la mise sur pied d’une commission technique composée de différents services intervenants dans la lutte contre les violences sexuelles sous la coordination du ministère de l’Intérieur dès ce samedi pour la rédaction d’un rapport de la Rdc à adresser aux Nations Unies dès la semaine prochaine.

« En fait, j’étais venue faire une mise à jour à l’intention du VPM sur l’actualité des dossiers relatifs aux violences sexuelles, notamment le rapport des Nations Unies qui est publié une fois par an et qui liste tous les pays qui ont quand même une histoire avec cette thématique. Je lui ai fait part de l’essence de ce rapport, des dispositions et modalités pratiques qui sont prises par les techniciens du gouvernement, de manière à corriger ou à apporter nos moyens de défense, à l’intention  des autorités des Nations Unies qui nous ont envoyé le rapport, mais aussi lui faire part des avancées et des obstacles qui sont liées à cette thématique », explique-t-elle à la presse, avant de reconnaitre qu’il y a quand même les progrès, notamment au niveau des magistrats militaires et de la justice qu’ils rendent dans le cadre de la lutte contre l’impunité  dans le cadre des violences sexuelles. Le colonel Mutangine a été nommé procureur spécial de  pour la cour spéciale en matière des crimes internationaux en Centrafrique. Et c’est tout de même un congolais formé ici, avec une technique de terrain de lutte contre l’impunité pour les violences sexuelles qui a été choisi sur base d’un concours, de la méritocratie. Ça  montre une fois de plus que la stratégie du Chef de l’Etat, du Gouvernement d’être toute fois mobilisé, de mieux  fédérer nos efforts pour mieux adresser ce fléau, est en train de porter des fruits. Comme l’avait dit Mme Bangoura au mois d’octobre, peut-être qu’on peut enfin se poser la question de savoir si là on n’a pas à faire à une Rdc qui a acquis l’expérience  et qui a été par exemple un laboratoire malheureux des questions des violences sexuelles, mais qui à force d’y avoir été confronté, a développé des pratiques, des connaissances qu’on peut aujourd’hui partager à travers le monde. Il faut voir d’où on vient et là où nous allons. Nous venons d’un pays en crise qui était qualifié de capital de viol, vers un pays qui voit les fils de son pays sont élevés pour leur expérience.

JMNK

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse