Répondant aux préoccupations des députés nationaux

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Kabwe Mwehu plaide pour l’augmentation du budget dans le secteur agricole

Le développement agricole n’a été nulle part au monde un fait spontané, ni une action à court terme. Il est une résultante obtenue à long terme sur base des actions continues. Il n’est pas non plus mécanique. Il est pluriannuel et dépendant de la transformation des mentalités qui induit le changement des pratiques agricoles.

C’est à l’issue du débat général engagé lors de la question orale avec débat adressée au ministre de l’Agriculture, pêche et élevages par le député national ApakaTombila Fréderic. Au total, 120 interventions et 11 recommandations relative au Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, des lois relatives au secteur de l’Agriculture, des campagnes agricoles de 2012-2013 et 2013-2014, de la mécanisation agricole et de la distribution des tracteurs.

Par ailleurs, les élus du peuple s’étaient attelés également sur le financement du DAIPN par la BAD que sur les états généraux de l’agriculture, aussi bien sur la décentralisation sectorielle, puis la recherche agronomique et l’INERA.

De la nature juridique du Parc

S’agissant de la nature juridique du Parc-agroindustriel de Bukanga Lonzo, il importe d’indiquer qu’il a évolué du projet agricole à une entreprise de partenariat public-privé. Cette entreprise vient d’être scindée en trois grandes entreprises notamment la société d’aménagement du Parc, la société d’exploitation du Parc et la société de commercialisation des produits. Dans toutes ces sociétés, affirme le ministre, l’Etat congolais détient des parts majoritaires. A ce sujet, le Gouvernement a apporté 85% de part social et la société sud-africaine Africom 15%.

Cependant, ce plan prévoit trois phases dont celle de la production végétale, de la production animale portant sur les poulets, les œufs, la viande de porc et ses dérivés ainsi que du poisson, enfin la phase de transformation avec le développement de l’entreprenariat local privé. « D’une manière générale, sur les 50.000 Ha arables définis par l’étude pédologique, ce plan opérationnel prévoit une exploitation graduelle de 10.000 Ha repartis en cinq années de deux saisons culturales par année. Pour la première année, les 10.000 Ha sont en cours d’exploitation avec cultures à graines à savoir maïs en grande partie, haricot et soja », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter que le Gouvernement de la République a procédé à l’identification des sites potentiels afin d’y implanter ces unités de production, dont 22 emplacements non limitatifs pour le moment.

D’ailleurs, le Parc Agro-industriel de Bukanga Lonzo constitue un modèle de faisabilité pour inciter le secteur privé à s’intéresser dans ce genre d’investissement porteur des très bonnes perspectives. « Dans cette optique, j’ai l’avantage de vous annoncer l’intérêt de la Banque mondiale qui effectue déjà des études de faisabilité quant à ce, dans le corridor Est compris entre la Plaine de la Ruzizi au Sud-Kivu et Kalemie au Nord Katanga intégrant massivement les agriculteurs paysans dans ce processus », souligne le ministre, qui précise qu’il reste que l’Etat s’emploie à l’améliorer les infrastructures de base, quitte à les développer en zones économiques spéciales, afin de favoriser l’afflux des investisseurs privés.

Des aspects fonciers et impact environnemental

Sur le plan foncier, après enquête, il est apparu que les terres étaient disponibles et de ce fait, le ministère des Affaires foncières a délivré un certificat d’enregistrement au ministère de l’Agriculture et développement rural. « Toutefois, il a été arrêté que les paysans occupant la concession ne seront pas évacués. Ils devraient par contre être appuyés par le Parc qui procédera à la modernisation de leurs villages par la construction des écoles, routes et centres de santé et installation de l’eau potable. En outre, ces paysans bénéficieront de l’appui du Parc pour l’amélioration de la productivité de leurs cultures », a fait remarquer le ministre.

En résumé, après l’étude des impacts environnementaux et sociaux, les mesures ont été préconisées pour atténuer les effets sur le sol et l’eau avec des recommandations appropriées, et cela, avec des approches techniques, des molécules admises pour les produits utilisés et à utiliser, la gestion des déchets ainsi que les matériels et équipements qui n’auront pas des effets nocifs sur les humains, la faune et la flore.

Des campagnes agricoles

Il importe de souligner qu’après 20 ans sans appui du gouvernement aux campagnes agricoles, l’initiative a été relancée en juillet 2012 par le chef de l’Etat Joseph Kabila. Dès lors, le Gouvernement a appuyé deux campagnes agricoles entre 2012-2013 et 2013-2014. Elle a été financée sur fonds du Gouvernement central à hauteur de 26.097.456,52 $.

Cette reprise d’appui aux campagnes agricoles a investi dans les composantes de la réhabilitation des routes de desserte agricole à concurrence de 32% ; l’entretien des routes de desserte agricole 19%, la production végétale 18%, l’eau potable 10%, Pêche à concurrence de 6% ; l’élevage à 5%, la pisciculture à 3% et enfin suivi, évaluation, coordination 7%.

Cette campagne agricole soutient le ministre, avait été conçue comme un programme agricole et rural intégré privilégiant plus la réhabilitation et l’entretien des routes de desserte qui ont consommé 51% du Budget.

S’agissant de la campagne agricole 2013-2014, dans le souci de transférer les activités agricoles vers les Entités décentralisées en provinces, celle avait fait objet des contrats programmes entre les provinces et le ministère national en charge de l’Agriculture pour un budget total de 83.000.000$. C’est alors qu’un budget de 21.700.000$ a été mobilisé et transféré intégralement aux provinces par le Gouvernement central, soit 27% du total des contrats signés entre les gouverneurs et le ministère en question. Cette campagne a révélé que les performances ont varié d’une province à une autre et le transfert des ressources en provinces, sans appropriation de la décentralisation par l’ensemble des acteurs provinciaux, a conduit à des dysfonctionnements. « C’est pourquoi, les provinces ont estimé que le financement partiel, soit 27% pour des activités programmées en chaîne a impacté négativement sur les résultats ».

Un budget conséquent pour l’agriculture

Un document de note de politique agricole et du développement rural a donné lieu à une stratégie sectorielle qui a été l’un de déclencheurs pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, et qui a permis d’effacer neuf milliards de la dette de la République. Partant de cette note politique, le ministère de l’Agriculture, Pêche et Elevage a mis au point un Plan national d’Investissement agricole (PNIA) qui devrait permettre une croissance agricole de 8,5% l’an avec un budget de 5.730.800.000$ pour une durée de 7 ans, allant de 2013-2020.

« Ce budget a été calculé sur une base de 10% du budget de l’Etat alloué à l’agriculture par an, conformément aux accords de Maputo dont la RD Congo est partie prenante ; le Gap pouvant être complété par les partenaires techniques et financiers », plaide le ministre. Il se fait malheureusement que le budget de l’agriculture dans la loi des Finances ne dépasse guère 3,5% l’an et pas toujours entièrement décaissé, ce qui ne motive pas les partenaires à venir massivement investir dans le secteur et le ministère d’atteindre ses objectifs.

« C’est dans cette convergence des vues entre le législateur et le gouvernement que j’appelle l’Assemblée nationale, autorité budgétaire composée par une majorité des élus des paysans, de la majorité comme de l’opposition, à voter pour un budget conséquent du secteur agricole dès la prochaine session parlementaire pour que l’appui aux campagnes agricoles reprenne et que l’expansion des parcs agroindustriels tant souhaitée par les élus eux même », plaide le ministre.

(Pius Romain Rolland)

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