Répondant à la question orale sans débat sur le délabrement de l’avenue de la paix

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Fridolin Kasweshi charge l’exécutif provincial de Kinshasa

La problématique de la gestion des routes et des avenues en République Démocratique du Congo se pose avec acuité. Et ce, qu’elles soient les routes d’intérêt commun ou celles de dessertes agricoles, ou encore les voiries urbaines, les choses se compliquent davantage.

C’est la raison même de la question orale sans débat. Bien que les élus du peuple aient souhaité qu’elle soit débattue, l’auteur en a décidé autrement. Partant, Néron Mbungu Mbungu a interrogé le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction sur la non-matérialisation de l’avenue de la Paix, dans la Commune de Kinseso, partant du district du Mont Amba.

Partant de la réalité constitutionnelle en son article 204, point 24, c’est à la Province que revient la charge de la réhabilitation de la voirie urbaine. « Il va sans dire que la bonne gouvernance imposerait la gestion des voiries et équipements collectifs provinciaux et locaux respectivement aux provinces et aux Entités Territoriales Décentralisées », a précisé le Ministre.

En outre, le parton des ITPR a indiqué que le gouvernement est conscient de la nécessité de disposer des infrastructures de base opérationnelles pour soutenir un développement durable de la RD Congo. Il a mis en place le concept « Infrastructures contre ressources naturelles ». C’est à juste titre que le Gouvernement, en 2008, avait conclu un contrat de collaboration avec un groupement de partenaires privés chinois, communément appelé « Programme sino-congolais » .Ce programme, a-t-il explicité, devrait être effectif à travers l’exploitation commune une société en joint-venture, avec la Sicomines des ressources minières de la RDC, dont la première production du cuivre métal est intervenue tout récemment, au mois d’octobre 2015 à Kolwezi.

De la voirie à Kinshasa

Le ministre a fait savoir que sur l’ensemble de la République démocratique du Congo, le réseau global est de 7.433 Km de voiries urbaines relatives aux zones ayant connues une urbanisation planifiée. Sur les 7.433 Km de voiries, la Ville de Kinshasa dispose d’un linéaire de 3.364 Km dont 679 Km asphaltés. « Actuellement, pour la Ville de Kinshasa, le Gouvernement dispose de plusieurs études sur les voiries, dont celles du projet portant sur 22 artères d’une longueur totale de 66 Km de voiries urbaines et 3 sites d’érosion, sous financement de la Banque arabe de Développement économique pour l’Afrique, BADEA en sigle », a relevé le Ministre.

Il faut indiquer que parmi les 22 artères étudiées dans l’étude de faisabilité, 5 artères dont les avenues Croix Rouge dans la Commune de Kinshasa, Binada dans la commune de Mont-Ngafula, Biangala dans la Commune de Lemba, la route Kisenso et la chaussée de Kimwenza dans la commune de Kalamu, pour une linéaire total de 12,36 Km ont été sélectionnées pour les travaux de bitumage avec un budget dévalué à 18 millions de dollars répartis à hauteur de 8 millions pour la BADEA, 8 millions pour l’OFID et 2 millions pour la RD Congo. « A ce jour, les accords de prêt de 8 millions avec la BADEA, d’une part et de 8 millions avec l’OFID, d’autre part ont déjà été signés et reçu l’approbation des deux chambres du Parlement et ratifiés par les ordonnances-loi du Président de la République. Le processus devant permettre l’exécution de ce projet prévu sur 24 mois est en cours», a soutenu le Ministre des ITPR.

De l’avenue de la paix et sa boucle

Long de 14,5Km, le trésor public en 2003 avait débloqué des fonds pour la modernisation de cette voie dont les travaux étaient confiés à l’entreprise MW Afritec. «  A peine commencés, les travaux ont été arrêtés par l’entreprise du fait que le Trésor Public n’a pas rendu disponible les fonds nécessaires pour procéder aux expropriations préalables des terrains sur l’emprise de la voie occupée par des populations riveraines », a indiqué le Ministre. Et d’ajouter que ce sont les travaux de réhabilitation de la route By-Pass exécutés par l’entreprise MW Afritec qui ont interrompu ceux de la réhabilitation de l’avenue de la paix, dont l’entreprise avait subtilisé les fonds encore disponibles qu’elle détenait du projet « avenue de la Paix ».

Il est vrai que la modernisation de cette avenue reste une nécessité, dans la mesure où cet axe permettra de désenclaver plusieurs quartiers des communes de Kisenso, Matete et Mont Ngafula. C’est dans ce même contexte qu’il faut comprendre les difficultés actuellement connues par les kinois, pour assurer le trafic sur l’avenue By-Pass dans sa section située entre le Rond-point Salongo, le Rond-point Ngaba et le Triangle Cité Verte, longue de 13,7 Km. « En effet, cette voirie structurante qui avait été construite en 1981 a connu une dégradation et un projet conséquent avait été élaboré en 2011 en vue de sa réhabilitation et modernisation en une chaussée 2×2 bandes de 12 Km au coût d’un montant équivalent à environ 40 millions de dollars, sans frais connexes relatifs aux délocalisations des concessionnaires ( tuyaux Regideso, câbles SNEL) et expropriations », a ajouté le ministre.

En sus, le manque de ressources financières, tel que cela ressort des différentes lois des finances de 2012 à 2015, n’a pas permis sa matérialisation, a conclu le Ministre des ITPR.

(Pius Romain Rolland )   

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