Replay: Ce qu’ il faut retenir absolument de la semaine du 15 au 21

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La semaine finissante a démarré sur les chapeaux de roue.  Au sortir  d’ un week-end sanglant avec une nouvelle attaque attribuée aux présumés Adf, laquelle a couté la vie à 51 personnes au quartier Rwangoma, à Beni-ville (Nord-Kivu), c’ est par  un deuil national que les congolais ont commencé leur triste semaine.

Trois jours de compassion à l’ endroit d’ une population meurtrie. Le choc est profond et la consternation  totale. De Beni à New-York en passant par Kinshasa, des messages d’ indignation et condamnation n’ en finissaient plus. Lors d’ une prière de l’ Angelus, le Pape Pape François  a confié à l’ intercession de Marie, Reine de la Paix, toutes les angoisses et les douleurs des populations, qui en de nombreux endroits du monde, sont victimes innocentes de conflits persistants. A l’ occasion, le souverain pontife  a condamné le silence honteux de la communauté internationale face à ce qui sévit en RDC.

Même son de cloche à Kinshasa où le gouverneur de la ville a organisé mercredi, une messe en mémoire des morts en la cathédrale Notre Dame de Lingwala.  En séjour au Nord-Kivu, l’ épouse du Chef de l’ État, a quant à elle réconforté les Benitiens. Marie Olive Lemba Kabila les a appelé à avoir confiance en Dieu et à ne pas perdre espoir. Depuis Goma où il se trouvait, le président Kabila a convoqué d’ urgence une réunion du conseil supérieur de la défense. L’ une des résolutions de cette rencontre était de dépêcher  une délégation gouvernementale sur le lieu du crime. Et c’ est le premier ministre, Augustin Matata qui a conduit la délégation composée des généraux de l’ armée, de la police, du ministre de l’ intérieur, celui de la défense,  le gouverneur du Nord-Kivu ainsi que d’ autres responsables impliqués dans la traque des ADF.  Matata Ponyo qui arrivait dans la région pour la première a rassuré la population sur des dispositions prises par le gouvernement pour endiguer cette escalade des violences.

Le chef du gouvernement a déployé d’ intenses activités. Il a échangé notamment avec les députés provinciaux du Nord-Kivu et les acteurs de la société civile. A l’ issue de toutes ces rencontres, il a été décidé de placer la ville de Beni sous couvre -feu entre 18 heures et 06 heures. Couvre-feu doublé de l’ interdiction  d’ organisation de toutes manifestations pacifiques jusqu’ à nouvel ordre. Décision prise au lendemain d’ une manifestation anti-Adf.  La population avait en effet envahi les grandes artères de la ville de Beni pour crier sa colère  suite à ces massacres aux allures infinies.  L’histoire d’une manifestation pacifique qui tourne au vinaigre. Jeudi, Beni portait encore les stigmates des affrontements de mercredi  entre manifestants et forces de l’ordre. Deux morts, quelques blessés, plusieurs interpellations, c’ est fut le triste bilan de la marche d’une population meurtrie qui pensait exprimer son ras-le-bol   contre les exactions de  ces monstres inconnus qui tuent et pillent sans le moindre effrontément.

A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement a estimé pour sa part que cette marche était une distraction pour les troupes au front. Quelques manifestants interpellés ont été relaxés un jour après et c’ est dans ce contexte légèrement tendu que le chef de l’ État a crée la surprise en recevant les militants pro-démocratie de la lucha, “Lutte pour le Changement”.   L’ entretien de près de trois heures a tourné essentiellement autour de  la tenue des élections, la libération des prisonniers d’ opinion et la restauration de la sécurité dans la partie Est du pays. Le chef de l’ État a écouté ses interlocuteurs et promis de répondre à leurs  revendications  dans les 48 heures qui suivent. Le président de la République a par ailleurs indiqué  qu’il ne considérait pas la Lucha comme un mouvement “subversif” ou “terroriste”.

Un jour après, le ministre de la justice sort une décision de décrispation politique. La mesure concerne la libération conditionnelle de 26 prisonniers dont les plus célèbres restent Fred Bauma, Yves Makwambala et Christopher Ngoy. Deux télévisions proches de l’ opposition vont également retrouver leur signal. Ragaillardi, Edem Kodjo a annoncé pour cette semaine, le démarrage effectif des travaux du comité préparatoire.

L’ après 2016, tabou ou mystère? Habitué du palais présidentiel qu’ il côtoie depuis 2003, Théodore Mugalu, chef de la maison civile du chef de l’ État a rassuré cette semaine dans les colonnes de l’ hebdo Jeune Afrique que  Joseph Kabila n’ a pas la moindre intention de s’ éterniser au pouvoir comme le prétendent ses détracteurs, tout comme, il n’ a pas non plus l’ obligation de se prononcer sur son avenir politique, la question étant déjà réglée par la constitution.

La même semaine, l’ ONU a accusé Kinshasa d’ héberger le chef rebelle Sud-Soudanais, Rieck Mashar qui a fui les affrontements à Djouba entre ses troupes et les forces loyalistes fidèles au président Salva Kiir. Information démentie par le gouvernement congolais qui a nié être en contact avec l’ ancien vice-président devenu chef rebelle.

Il a mauvaise presse.  Abdallah Bilenge, l’ ADG de la RVA qui tentait d’échapper aux investigations sur la mégestion dans cette entreprise publique aurait discrètement quitté le pays. Réapparu  à Kinshasa, l’ intéressé a démenti ces informations. Selon ses proches, il était plutôt en mission de service à Lubumbashi. Abdallah Bilenge avait promis de crever l’ abcès dans les médias mais la conférence de presse annoncée à cet effet  ne s’ est jamais tenue.

Opposant travailliste, Steve Mbikay a aussi crée l’ actualité en déposant plainte contre Gabriel Kyungu Wa Kumwanza et consorts pour le massacre des Kasaïens entre 1992 et 1993 à Lubumbashi.

Jean Pierre Kayembe

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