Rentrée parlementaire de septembre 2015: Réactions au discours du président Aubin Minaku

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C’est hier qu’est intervenue la rentrée parlementaire de la session ordinaire de septembre 2015, la deuxième de l’année en cours. Après un discours bien salué de part et d’autre, les acteurs politiques tant de la majorité que de l’opposition n’ont pas tardé de s’exprimer. Parmi eux, Christoph Kolomoni (cadre du PPRD), Christophe Lutundula Apala et Grégoire Lusenge Kakule :

Christoph Kolomoni (cadre du PPRD)

C’est un discours qui appelle à la responsabilité, une responsabilité tout azimut dans la gestion de l’appareil de l’Etat. Il a évoqué la nature de la conjoncture hautement politique, il a insisté sur les problèmes que traverse le pays qui imposent que les Congolais doivent se parler et toujours se parler, et lui-même l’a dit en des termes si bien : dialoguer et toujours dialoguer sans se lasser. Ça, c’est l’aspect politique de ce message. Il a aussi insisté sur la gouvernance budgétaire de notre pays. Il a posé un tas de questions sur la portée de ce qu’est qu’un budget pour la nation ? Il a expliqué le fait que le budget devait être à la hauteur des aspirations populaires et être en mesure de répondre au questionnement social, mais aussi un budget qui respecte le principe de standard international d’un budget quant à son exécution, puis à son élaboration. Nous avons noté sa préoccupation en insistant sur le contrôle parlementaire qui doit être diversifié dans la mesure de toutes ces diversités. Par la suite, il a invité les députés à jouer leur rôle de représentant du peuple afin de pouvoir interroger la gestion de la gouvernance de la rexpublica, et en exerçant toutes les prérogatives confiées par le souverain primaire.

Christophe Lutundula Apala

Le président a fait son discours, du côté politique c’est bon. Il a donné sa vision de choses et nous allons voir comment la session va se dérouler. Tous les problèmes qui se posent dans notre pays. Puisque vous avez parlé politique, l’Assemblée nationale, c’est le cadre politique, institutionnel idéal pour qu’on en débatte. Je note que le contrôle parlementaire a toujours été le maillon le plus faible de chaque législature. Il est important que chaque parlementaire d’abord intériorise que le contrôle parlementaire fait partie de nos attributions au même titre que l’activité législative. De deux, le contrôle parlementaire fait de nous véritablement les yeux de ceux qui nous ont élus ; le contrôle parlementaire nous donne la capacité d’amener le Gouvernement à suivre les aspirations de la population  et enfin, le contrôle parlementaire nous aide à voir si les autorisations que nous donnons en recettes et dépenses sont respectées par le Gouvernement. Et après, il faut sanctionner ! Là, je sais que l’opinion est en déphasage avec nous parce qu’on dit : on n’a jamais déchu un ministre, censuré le Gouvernement. Là, il faut faire attention ! Une majorité ne censure pas son Gouvernement à la légère parce que ça peut provoquer des crises politiques. Et si vous voyez l’histoire de la Grande Bretagne, une démocratie vielle de 200 ans, il n’y a qu’une fois en 1929 qu’on a censuré le Gouvernement. En France, une seule fois du Général de Gaulle en 1963 ou 1964. Ce que je veux dire, ce qui est important pour nous, c’est qu’à l’intérieur d’une majorité parlementaire, des mécanismes d’ajustement politique soient prévus. Si quelqu’un a fauté, qu’on le sanctionne. Est-ce que vous savez que Tony Blair, Mme Tacher ont quitté le Gouvernement non par une censure, mais à la demande de leur parti ? Ce qui manque dans nos pays c’est cela. Vous avez l’impression que nous faisons de la complaisance.

Grégoire Lusenge

Je suis totalement très satisfait par le discours du président de l’Assemblée nationale, parce que d’un côté, il a présenté le tableau du travail abattu par les députés nationaux et aussi le travail fait par le Gouvernement. D’un côté, nous arrivons à mettre à la disposition de l’exécutif pour que les choses évoluent au niveau de la République. Ça fait plus de 4 ans que nous votons le budget. Mais quelles sont les incidences de ces budgets ? Le problème, c’est ne pas le budget mais c’est l’exécution. Lorsque le président de l’Assemblée nationale arrive à démontrer que le budget que nous votons n’a aucune incidence sur le vécu du congolais moyen, consommateur final de l’action du Gouvernement, de l’action du Parlement et qui demande que le Gouvernement essaie de voir sa façon d’agir, moi je dis que c’est un discours assez responsable, un discours nationaliste. Je pense qu’il a demandé à nous députés de s’assumer. Je pense que chacun de mes collègues va saisir cette opportunité pour s’assumer et travailler réellement pour le Congolais. On ne peut pas accepter de gérer le République sans pour autant rendre compte aux Congolais. Aujourd’hui un ministre, ou un Premier ministre ne peut pas se présenter à la porte de chaque congolais pour lui rendre compte, l’action de la redevabilité se fait au Parlement. Cette démonstration faite par le président qui a montré que le contrôle parlementaire n’est pas du harcèlement, mais plutôt un exercice démocratique pour permettre aux Congolais de savoir combien il y a dans la caisse de l’Etat ; combien on dépense son argent et s’il en bénéficie réellement. Le Gouvernement doit comprendre que c’est un appelle à la responsabilité et le Gouvernement doit travailler réellement.

Quant au dialogue, il est vrai que nous sommes au-delà du délai prévu quant à l’organisation des élections. Par rapport à cela, que devons-nous faire pour relever le défi, préserver la paix sociale ? Il a proposé que nous puissions dialoguer et toujours dialoguer, car dit-on du choc d’idées jaillit la lumière. Je suis de ceux qui pensent que lorsqu’il y a un problème, les Congolais doivent se trouver autour d’une table pour dialoguer, trouver la solution aux problèmes.

(Pius Romain Rolland)

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