Rendant un dernier hommage à Aimée Muzama Kikuru, Pasteur Raoul Matadi : « En Afrique, la mort d’une personne est un moment de réflexion »

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Le pasteur Raoul Matadi de l’église Maranatha de Lemba a rappelé à l’assistance, hier dans la commune de Matete, que « Dieu ne prend pas plaisir à la mort qui nous frappe ».  C’était à l’occasion d’une exhortation en un lieu d’exposition mortuaire sis quartier Bantandu, à proximité de la gare de train. La disparue, Mme Aimée Muzama Kikuru (voir photo), sœur aînée de notre consœur Rebecca Tuzizila Muzama, laisse inconsolables sept (7) orphelins dont deux jumeaux, les enfants Mulosa. Ses rejetons ainsi que des proches l’appelaient affectueusement ‘’Maman Aimée’’, pour dire Tendre mère. Elle a été inhumée hier, sous un cortège grandiose, au cimetière de Kinkole (en banlieue Est de Kinshasa). Le décès a été attesté samedi 22 avril dernier, de suite de la dégradation de la santé. Face à ce qui est advenu, les proches de la défunte de même que toutes les personnes qui l’ont côtoyée, se sont rendus à l’évidence, comme le prévient si bien la sagesse biblique de l’Ecclésiaste 3, qu’   ‘’Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, un temps pour mourir ; un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté…’’

Pasteur Matadi : « Comment une héroïne est tombée ? »

Le prédicateur su-évoqué a puisé dans le livre de 2 Samuel 1, à partir du verset  19 : « L’élite d’Israël a succombé sur les collines. Comment les héros sont-ils tombés ? Ne l’annoncez point dans Gath, N’en publiez point les nouvelles dans les rues d’Askalon, de peur  que les filles des Philistins ne se réjouissent, de peur que les filles des incirconcis ne triomphent… »

Le  prédicateur s’est présenté comme ayant été le père spirituel de maman Aimée. «  C’était une vieille connaissance à qui j’ai eu l’avantage de parler et de faire accepter le Christ comme Seigneur et Sauveur », a-t-il dit. Et de rappeler : En Afrique, la mort d’une personne n’est pas un fait anodin ; c’est un moment de réflexion. Pour tirer des leçons, les gens cherchent à savoir comment cela est arrivé… Dieu ne prend pas plaisir à la mort qui nous frappe.

Parlant des richesses du Congo, le prédicateur a constaté que les observateurs de tous les temps ont relevé les ressources minières,  hydriques, forestières. « Mais pour Dieu, rien ne vaut la personne humaine », a-t-il précisé. Néanmoins, déplore-t-il, beaucoup ont perdu la sensibilité humaine vis-à-vis de l’autre. « Quelle est la place que nous avons accordé à l’autre dans notre vie ? », s’interroge-t-il.

Quid de l’illustre disparue

Il ressort des témoignages que la défunte savait allier sa gentillesse à la fermeté de femme de ménage. Elle était aussi accueillante et souriante. Tel a été son trait distinctif de caractère. Mme Delphine Muzama, sœur aînée de la défunte, a rendu le témoignage d’une femme respectueuse, solidaire et façonnée, dès son jeune âge, à l’éducation chrétienne catholique.

Des parents, amis, connaissances, collègues, ont déposé des gerbes de fleurs au pied du cercueil sous la tente dressée à cet effet, en guise de dernier hommage.

Il ressort de l’esquisse biographique que la défunte était fille de feus Delphin Muzama et Kakesa Rose. Ses études primaires, elle les a effectuées à cheval entre Kikwit, ville qui l’a vu naître, et Lodja (dans l’actuelle Sankuru). A Kinshasa, elle a été diplômée de l’ex école de renom, PIGE en secrétariat de direction. Cet acquis lui aura permis notamment  d’œuvrer dans le secteur public, à l’Office des voiries et drainages, OVD. Sept (7) enfants dont deux jumeaux sont nés d’elle. La mort l’a emportée tandis qu’elle frôlait ses cinquante-cinq  (55) ans d’âge. Pour assurer la survie de sa progéniture, elle avait consacré de son temps autant au maraîchage qu’à l’épicerie.

(Payne)

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