Rencontre de haut niveau à New York pour mettre fin au VIH/sida en Afrique et dans le monde

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Mettre fin au VIH/Sida en Afrique et dans le monde d’ici 2030, un objectif qui sera au cœur des débats entre les Chefs d’état et de gouvernement, les jeunes, les représentants de la société civile, les personnes vivant avec le VIH et le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé du 08 au 10 juin 2016 au siège des Nations Unies à New York.

Au cours de cette rencontre, indique une dépêche du bureau de l’Onusida en Rdc, les Chefs d’Etat et de gouvernement réaffirmeront leur volonté et intensifieront leurs efforts pour mettre fin à l’épidémie du sida d’ici à 2030, un héritage qu’ils souhaitent laisser aux générations actuelles et futures.

Cette rencontre survient au moment où un nouveau Rapport mondial produit par l’ONUSIDA, montre que le nombre de personnes ayant accès aux médicaments antirétroviraux a doublé depuis 2010. On estime en effet à 17 millions, le nombre de personnes ayant accès à ces médicaments vitaux en 2015, soit 2 millions de plus sur une période de douze mois.

« Les cinq prochaines années nous offrent une fenêtre fragile d’opportunités, pour changer la donne et intensifier nos efforts pour mettre fin à l’épidémie du sida» a déclaré le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé. « Cette rencontre sera décisive pour consolider nos acquis et sécuriser l’engagement global afin de mettre fin à l’épidémie une fois pour toute.»

L’Afrique où l’on dénombre près de 68% des nouvelles infections à VIH survenues dans le monde en 2015, reste la grande inconnue de cette équation. Avec près de 25.6 millions de personnes vivant avec le VIH, dont environ 41% ont accès au traitement, et près de 1.32 millions de femmes ne bénéficient pas des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Le continent reste le plus affecté par l’épidémie de VIH/sida.

 

La crise économique actuelle, les épidémies d’Ebola, de Zika, le terrorisme, la faiblesse du système sanitaire et l’absence de couverture sanitaire universelle sont autant de contraintes que les Etats membres des Nations Unies devront prendre en compte lors de leurs discussions, s’ils veulent mettre fin au Sida en 2030.

« Des efforts agressifs pour combattre l’épidémie en Afrique sub-saharienne sont nécessaires pour éradiquer la maladie » a déclaré le Dr Djibril Diallo, Directeur de l’équipe régionale d’appui de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

« Un dynamisme nouveau doit être insufflé à  la lutte contre le Sida en Afrique subsaharienne au cours des cinq prochaines années et cette réunion de haut niveau est une étape importante pour définir de nouvelles orientations pour vaincre le sida ”, a déclaré, Dr. Djibril Diallo.

Cette réunion convoquée tous les cinq ans par le Président de l’Assemblée générale des Nations unies, en consultation avec les représentants des Etats membres et l’ONUSIDA,  est l’occasion pour tous les acteurs clés de la lutte contre le VIH/sida, de se fixer des objectifs ambitieux à court et à moyen terme. Cette année elle permettra notamment de réaffirmer la réponse au Sida comme un modèle précurseur pour l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Chaque année, près de 36% des nouvelles infections à VIH sont diagnostiquées chez les jeunes de 15 à 24 ans, et le taux de mortalité lié au sida des adolescents est en nette augmentation. Une journée portes ouvertes avec les jeunes africains et le Chef de l’état gabonais, Son Exc. Ali Bongo Ondimba, est prévue le 09 juinde 13h00 à 14h30, salle de Conférence N°1, Nations Unie, New York, pour définir des stratégies permettant d’accroitre l’implication des jeunes dans la réponse au VIH/sida. Le Président Bongo participera aussi à un petit-déjeuner de presse animé par le US based National Association of Black Journalists avec le soutien du National Newspaper Publishers Association.

La campagne « Protège le goal » de l’ONUSIDA qui vise à sensibiliser sur le VIH et à mobiliser les jeunes pour qu’ils participent activement aux efforts de prévention contre le virus, sera aussi à l’ordre du jour.

L’autre composante essentielle pour mettre fin au sida d’ici 2030, c’est la nécessité de réduire la dépendance de l’Afrique quant aux financements extérieurs et à l’importation des médicaments. Une session sur l’accélération de la production pharmaceutique dans l’espace CEDEAO sera organisée avec le secteur privé un autre partenaire incontournable, le 09 juin 2016 dans la salle de conférence N°1 du siège des Nations Unies de 18h15 à 20h30,.

La rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida, offrira une plate-forme multisectorielle pour discuter de la nouvelle stratégie de l’ONUSIDA qui vise à ce que 90% des personnes infectées connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes qui connaissent leur statut aient un accès au traitement et 90% qui ont accès au traitement puissent voir leur charge virale diminuer.

” Si nous voulons mettre fin au sida d’ici 2030, il est impératif d’avoir non seulement l’engagement des états, mais aussi celui de la société civile et des jeunes” a déclaré Dr Djibril Diallo.

(Yassa)

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