Remy Massamba succède à Timothée Kombo Nkisi

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Election au bureau de l’Assemblée nationale

Remy Massamba succède à Timothée Kombo Nkisi

C’est la première fois à l’Assemblée nationale que le scrutin se déroule au second tour pour le remplacement du défunt Timothée Kombo Nkisi. Au départ, 12 prétendants ont convoité ce poste, puis 5 ont désisté pour ne laisser que sept députés nationaux à la course au bureau de l’Assemblée nationale. Après la première manche, deux seulement sont restés en lisse, notamment Remy Massamba Makiesse et Toussaint Alonga Likili. Au finish, un seul a été élu en remplacement de feu Timothée Kombo Nkisi, à savoir Remy Massamba Makiesse. Il a été élu avec 227 voix sur les 352 suffrages exprimés. Son poursuivant a obtenu 122 voix, dont 3 bulletins nuls.

Quatre-cents députés nationaux ont pris part à la plénière du mardi 14 juin 2016, consacrée au vote en remplacement de l’honorable Timothée Kombo Nkisi, deuxième vice-président du bureau de l’Assemblée nationale, décédé en France le jeudi 14 avril 2016, à l’hôpital Port Royal de Paris.

Exactement deux mois après son décès, les élus du peuple en rapport avec l’alinéa 3 de l’article 23 de leur règlement intérieur, se choisissent le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. A l’occasion, au cours du vote, les motions, quelles que soient leur pertinence, ne sont pas acceptées pendant le scrutin, a annoncé le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko.

Au départ, 12 candidats se sont alignés et cinq députés ont désisté en faveur de Remy Massamba pour les uns et les autres en faveur de Samy Badibanga. Par contre, Papy Nyango, André Paluku, Basile Olongo, Toussaint Alonga et Mwamba Mulangu ont poursuivi leur course jusqu’à la proclamation des résultats.

Au premier tout, personne n’a réuni la majorité absolue, c’est-à-dire, 200 voix plus 1, en ce que Remy Masamba Makiesse a réuni 186 voix contre 400 voix exprimées suivi de Toussaint Alonga Likili qui a obtenu 70 voix. A la troisième position, c’est Basile Olongo Mpongo qui a obtenu 64 voix, tandis que Samy Badibanga n’a obtenu que 41 voix placé à la quatrième position. André Paluku Kavula a obtenu 22 voix placé à la cinquième place. Le député national Papy Nyango a obtenu 11 et Mwamba Mulangu n’a eu que 2 voix, avec 6 bulletins nuls.

Second tour : la bataille entre le Grand Equateur et le Kongo central

Le second tour a été présidé par le premier vice-président, Floribert Luhonge Kabinda Ngoyi, en absence du Président de l’Assemblée nationale qui a représenté le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, à l’accueil de son homologue Kenyan, Uhuru Kenyatta.

Par voie de conséquence, le second tout a vu, au finish, Remy Masamba Makiesse, Ne Kongo comme son ainé de l’Udps décédé, hériter de son fauteuil au dépend de Toussaint Alonga Lokili de l’opposition comme lui avec 227 voix sur les 352 suffrages exprimés.

Trois scrutateurs ont été désignés pour superviser la conduite des opérations de vote et de leur dépouillement. A l’issue du scrutin, les résultats communiqués par le premier vice-président affichent sur les 352 votants, Alonga Lokili a réuni 122 voix et Remy Massamba a réuni 227 voix, dont 3 bulletins nuls. Par voie de conséquence, le député national Remy Massamba a été proclamé l’heureux gagnants.

«Merci beaucoup honorable Président, Mme la Questeur, honorable membre du en cet instant qui consacre la cérémonie de prise de fonction en ma qualité de 2ième le vice-président. C’est avec un grand plaisir que je rends grâce au Tout Puissant pour qui tout ceci se réalise. Permettez-moi de témoigner toute ma gratitude au bureau, à l’honorable Prédisent de notre chambre et aux collègues qui ont rendu possible ma candidature. Nous avons l’opportunité de saluer la démocratie dans cet hémicycle. Les collègues qui m’ont donné leurs voix, je le dois…l’immensité de tâche difficile qui m’attende. Je suis persuadé que nous relèverons la tâche qui nous attend ensemble. Merci ! », a dit le nouveau deuxième vice-président du bureau de l’Assemblée nationale.

Il faut dire que ce poste de deuxième vice-président est exclusivement réservé à l’opposition, ce qui indique que la Majorité parlementaire n’a pas déposé des candidatures à ce poste.

Une autre donne et non des moindres, est celle de l’équilibre géopolitique au sein du bureau de l’Assemblée nationale. Peu avant le démembrement des 11 provinces en 26 aujourd’hui, l’équilibre géopolitique se compose tel que le poste de Président de l’Assemblée nationale est réservé à la province de Bandundu pour la famille politique MP. Il en va de celui de premier vice-président réservé à la province du Katanga, de la famille politique Majorité présidentielle.

Tandis que le poste de deuxième vice-président est réservé à l’opposition, mais de la province du Kongo central ; et le Rapporteur provient de la province Orientale, plus précisément de l’Ituri pour le compte de la MP et le Rapporteur Adjoint provient de l’opposition, mais pour la province du Grand Kasaï.

Cependant, le poste de Questeur revient au Nord-Kivu, pour la famille politique présidentielle, et le Rapporteur adjoint vient de l’opposition, de la province du Sud-Kivu.

Tel est le compromis dégagé pour la composition des membres devant siéger au bureau de l’Assemblée nationale. Toutefois, les grands absents au bureau de l’Assemblée nationale sont le Maniema, l’Equateur et Kinshasa, constate-t-on.

Cependant, un précédent s’inscrit dans les annales parlementaires en ce que, lors du bouleversement politique au sein de la Majorité présidentielle avec la démission au poste de premier vice-président du bureau, l’honorable Charles Mwando Simba, puis au poste de Rapporteur de l’Assemblée nationale Norbert Ezadri Eguma. Le premier étant ressortissant de l’ancienne province du Katanga, avait été remplacé par un autre ressortissant, en l’occurrence l’honorable Floribert Luhonge Kabinda Ngoyi, membre de la Majorité présidentielle ; le second ressortissant de l’ancienne province Orientale, du district de l’Ituri, peu avant d’être une province, a été remplacé par un autre iturien, en l’occurrence Nono Berochan, membre de la Majorité présidentielle.

Par ailleurs, la particularité ce que, les partis politiques ont perdu leur quota au sein de la Majorité présidentielle en raison de l’indiscipline manifestée par les uns contre l’Autorité morale de cette grande famille politique présidentielle. Donc, l’Unadef a perdu le privilège de siéger au bureau au profit d’un autre parti membre de la MP, à savoir le PPRD, mais tout en gardant la circonscription électorale, notamment la province de Tanganyika.

Il en va de même du Mouvement Social pour le Renouveau (MSR) qui a perdu ce privilège au profit d’un autre parti de la MP, la Convention des Congolais Unis (CCU).

Ainsi, l’équilibre géopolitique a été respecté jusqu’au remplacement des deux membres indisciplinés de la MP, aujourd’hui dans l’opposition.

Ceci étant, le deuxième vice-président à l’Assemblée nationale a pour tâche de s’occuper de la sécurité des élus du peuple et de leur sociale, puis de l’administration pour cette deuxième législative de la troisième République.

(Pius Romain Rolland)

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