Remplacement de Samy Badibanga: Le jour « J »…

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En principe, c’est aujourd’hui que le nouveau Premier ministre doit impérativement être nommé et ce, conformément  à la promesse du chef de l’Etat faite le 05 avril 2017, dans son discours sur l’état de la Nation, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès. A ce Premier ministre, il lui est confié une seule tâche ; conduire le pays vers l’organisation des élections, conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre.

Les Congolais attendent de pieds fermes l’oiseau rare qui aura frappé la sensibilité du chef et aura répondu au critérium rigoureux prévu à cet effet. Soit, quelqu’un ayant le profil requis et convenu, comme souhaité depuis plusieurs mois, en vue d’accélérer le processus de formation du nouveau Gouvernement d’Union Nationale.

Les profils de tous les Primaturables ayant déjà été présentés, il ne reste qu’au chef de l’Etat de mettre un terme au suspens. A l’occasion, les Congolais devront oublier par la même occasion les discussions qui ont tendance à se prolonger, pendant que l’objectif principal est l’organisation des élections. A ce sujet, force est de constater que la Centrale électorale, dans des conditions extrêmement difficiles, a abattu un travail remarquable ayant permis, à ce jour, de dépasser la barre de 21.500.000 électeurs enrôlés avec, essentiellement, le financement propre du Gouvernement de la République, évalué à ce jour,  à 320 millions de dollars.

Voilà qui a permis au chef de l’Etat, dans son discours sur l’état de la Nation, d’annoncer solennellement au peuple, que les élections auront bel et bien lieu. Que ceux qui  en doutent encore soient rassurés, et tout sera mis en œuvre, en effet, pour atteindre cet objectif, conformément au calendrier qui sera fixé par la CENI. A ce sujet, le chef de l’Etat a affirmé que ce processus étant l’œuvre des Congolais, financé par les Congolais eux-mêmes, aucune ingérence étrangère ni dans son pilotage, moins encore dans son déroulement, ne sera tolérée.

Comme dans tout autre pays membre des Nations Unies, il s’agit là d’une question de politique intérieure et relevant, en conséquence, de la souveraineté nationale. Et notre devoir, c’est bien celui de défendre justement l’indépendance et la souveraineté nationale, conformément à l’engagement pris devant notre peuple, aux termes du serment constitutionnel.

Quid de Samy Badibanga

Nommé le 17 novembre 2016, le Premier ministre Samy Badibanga  devait remettre hier sa démission au président de la République, pour lui permettre d’avoir les mains libres, et pour faciliter la mise en œuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre. Surtout pour faire suite à la promesse ferme faite par le chef de l’Etat dans son discours sur l’état de la Nation, et selon laquelle, le Premier ministre sera impérativement nommé dans les 48 heures, soit aujourd’hui vendredi 7 avril 2017.

Des sources qui se sont confiées au Groupe L’Avenir renseignent, pour les unes que le Premier ministre a déposé sa démission ; pendant que les autres affirment que cet exercice sera fait aujourd’hui matin. Des sources proches de la présidence de la République, Samy Badibanga a été réellement aperçu à la présidence, mais il n’était pas question de déposer la démission. Qui dit vrai dans un contexte où le média public, la Radiotélévision nationale congolaise n’a rien dit à ce sujet. Peut-être que les Congolais devront encore garder leur calme jusqu’à la confirmation de cette information.

Rappelons quand même que son travail, le Gouvernement Samy Badibanga se devait d’atteindre les objectifs suivants : consolider la cohésion nationale, organiser les élections, et répondre à la crise économique et sociale. Mais compte tenu du délai très court de son mandat, sans oublier le contexte très compliqué caractérisé par les pourparlers du Centre Interdiocésain de Kinshasa, il est difficile de dire un mot sur son bilan.

Qu’à cela ne tienne, Samy Badibanga aura, sur le plan sécuritaire, permis au Gouvernement de changer d’approche dans la gestion du phénomène Kamwina Nsapu, en voie d’éradication.  Il a alors privilégié le dialogue, avant l’implication de la force publique ou de la justice. Sur le plan socio-économique, et dans un contexte de morosité économique, Badibanga aura, face au danger que devait entrainer la hausse des prix des produits pétroliers sur le transport en commun, négocié de façon professionnelle avec les pétroliers producteurs et  traité avec responsabilité une question aussi sensible que vitale qui aurait risqué d’embraser le pays si rien n’avait jamais été fait. Comme pour dire que le nouveau Premier ministre est donc attendu sur plusieurs chantiers, même si le principal demeure l’organisation des élections.

(JMNK)

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