Remplacement de la Questeur adjointe de la CENI: Fidèle Babala – Micheline Bie, qui dit vrai ?

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Le remplacement de Micheline Bie, Questeur adjointe de la Ceni suscite débat dans les Etats-majors de partis politiques et au sein des institutions de la République. Désignée par le Mouvement de Libération du Congo (MLC), son parti politique, Micheline Bie devenue membre de la Ceni, digère mal son remplacement et accuse Fidèle Babala d’instrumentaliser son départ de la Ceni et affirme par ailleurs que la démarche menée par le Président de l’Assemblée nationale est entachée de vice de procédure, a-t-elle déclaré sur une station de radio locale. Néanmoins, Micheline Bie précise qu’elle s’inclinera sur la décision prise par le Chef de l’Etat concernant son dossier. « Cet acharnement ne commence pas aujourd’hui, mais bel et bien avant même que je prête serment. Trois jours avant, Aubin Minaku a dû arbitrer entre moi, M. Thomas Luhaka (SG du MLC) et M. Babala qui s’acharnait pour que je ne puisse pas occuper cette place. Finalement, le Chef de l’Etat va signer l’ordonnance et dès que j’ai pris mes fonctions, il (Ndlr Fidèle Babala) n’a pas arrêté », s’est plainte Micheline Bie. Et de préciser et dénoncer la supercherie des coups de téléphone de l’Honorable Babala Fidèle en conférence au quotidien avec Jean-Pierre Bemba et que c’est Fidèle Babala qui devrait organiser son cabinet, indique-t-elle. Pour Micheline Bie qui met en cause Fidèle Babala, trois jours après sa nomination, elle recevait l’appel de Jean-Pierre Bemba qui démentait son implication dans l’organisation de son cabinet, et même être en conférence avec le député national Babala. « M. Thomas Luhaka est témoin et M. Babala avait disparu pendant plusieurs jours et ne venait plus au siège du parti MLC, parce qu’il avait été démystifié. L’Honorable Aubin m’avait appelée et dit ce qui se passait entre MLC contre MLC pour que je ne sois pas nommée à la Ceni. Plus tard, il (Ndlr Fidèle Babala) va me menacer de mort parce qu’il n’avait pas atteint son but », a-t-il précisé en même temps que Micheline Bie dispose de la plainte à charge de l’honorable Babala Fidèle qui date du 08 octobre 2013.

Dans ses propos, Micheline Bie mentionne qu’il n’appartient pas à Fidèle Babala d’appliquer l’Accord de la Sainte-Sylvestre. Pour elle, il a été dit qu’un Conseil National de Suivi de l’Accord qui sera mis en place et à ce jour, ce conseil n’est pas encore mis en place.

Fidèle Babala contre-attaque et fait la mise au point suivante

Accusé d’être l’instrument de la mise à l’écart de Mme Micheline Bie, Fidèle Babala s’est abstenu de d’accorder l’interview sollicitée par la Rédaction du Quotidien L’Avenir. Du moins, dans un échange d’éclaircissement, l’élu de la Tshangu indique que Mme Micheline Bie devrait maitriser le principe selon lequel le mandat est révocable et discrétionnaire, plutôt que de ramener la question au niveau personnel, au niveau des individus.

Dans l’entretien, M. Bonzi Désiré a éclairé l’opinion que dans l’Accord signé par le Front pour le Respect de la Constitution, il est que le parti, la formation politique du point de vue idéologique, de l’origine de chaque délégué au CNSA, à la Ceni et au CSAC qui désigne, est libre de changer son délégué. Pour Fidèle Babala, un mandant a un pouvoir discrétionnaire et qu’il est absurde que  Micheline Bie qui avait été désignée par le MLC n’obtempère pas au mandataire sans justification. Ce qui indique en latin « l’addutum ». Donc,  le MLC récupère son poste pour l’attribuer à une autre déléguée du parti à la Ceni. Donc, le poste ne revient pas à Fidèle Babala, nous–a-t-il fait comprendre, plutôt au MLC. En outre, le Directeur de cabinet de Jean-Pierre Bemba donne cette précision de taille qu’avant Micheline Bie, il y avait un certain Jacques Ndjoli et tant d’autres délégués du MLC. Ainsi, donc, elle ne peut pas s’éterniser à ce poste.

Dans la suite, Fidèle Babala rejette en bloc les arguments de Micheline Bie à propos de la présence de Thomas Luhaka dans cette discussion tripartite devant le Président de l’Assemblée nationale. Et d’affirmer qu’il n’a jamais été dans une quelconque réunion avec le Président de l’Assemblée nationale, encore moins avec Thomas Luhaka, sinon pour rétablir la vérité, lors de la négociation pour désigner le délégué du MLC à la Ceni, Micheline Bie se trouvait encore en Europe. Par son appel, il l’a fait venir à Kinshasa. D’ailleurs, ajoute-t-il, dans la législature passée, il était membre de la commission Politique, administrative et juridique (PAJ) à l’Assemblée nationale et que par sa main, il a énuméré les attributions de cette dernière. Ceci dit, il précise que c’est lors des négociations pendant que le PPRD voulait tout avoir qu’il s’est retrouvé en face de l’honorable Aubin Minaku dans une réunion à  l’Hôtel du Fleuve, puis au Centre Nganda, pas avec Thomas Luhaka puisque n’étant pas élu. « Lorsqu’on a décidé que chaque composante, chaque parti puisse désigner ses délégués, Mme Micheline Bie n’était pas à Kinshasa ».

Après décision du Président du Parti, après avis et considérations de la désignation de leur délégué, la donne géopolitique, et la donne genre qui entrent en compte. D’où, le choix porté sur Mme Micheline Bie, une femme et originaire de l’Equateur, dont le nom a été communiqué  au Président de l’Assemblée nationale par l’honorable Fidèle Babala. « Je l’ai appelée à partir de Bruxelles par mes crédits et non ceux accrédités par le parti », a-t-il précisé. Donc, l’acharnement prétendument orchestré par Fidèle Babala contre Micheline Bie est une affabulation et imagination de l’ex-déléguée du MLC à la Ceni.

(Pius Romain Rolland )

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