Relance de la Miba: A. Ngoyi Kasanji prône des contrats gagnant-gagnant

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Pour relancer la Minière des Bakwanga (Miba), l’ONG Dynamique pour l’unité et le développement du Kasaï-Oriental (DUDKOR) propose la création de petites entreprises minières, selon le modèle de la Générale des carrières des mines (Gécamines). Une solution soutenue par Alphonse Ngoyi Kasanji, Commissaire spécial de la province du Kasaï-Oriental, qui encourage des contrats gagnant-gagnant pour booster cette entreprise. Plus concrètement, il est pour la recherche des partenaires disposant des capitaux frais, qui devront signer avec la Miba, de manière à générer l’argent pouvant aider cette société à relancer ses activités.

La situation que traverse aujourd’hui la Miba a poussé la radio onusienne à organiser dernièrement toute une émission susceptible de provoquer le débat, afin que des solutions soient proposées pour la relance de cette unité de production. C’est ainsi que dans une déclaration faite mercredi 11 novembre dernier, le syndicat de la Minière de Bakwanga (Miba) s’est opposé à l’émiettement de la concession de l’entreprise qui risquerait, selon la délégation syndicale, d’entraîner la faillite de l’entreprise. En octobre dernier, l’ONG Dynamique pour l’unité et le développement du Kasaï-Oriental (DUDKOR) avait proposé la création de petites entreprises minières, selon le modèle de la Générale des carrières des mines (Gécamines), pour relancer la Miba. Une solution à laquelle souscrit Alphonse Ngoyi Kasanji, Commissaire spécial de la nouvelle province du Kasaï-Oriental, soucieux de la relance de cette entreprise. Et ce, même si certains observateurs estiment que le gouvernement devra plutôt exécuter le plan d’urgence de la relance de la Miba qui est connu et dont le besoin d’exécution nécessite neuf millions de dollars américains.

L’unanimité se dégage

Invité à intervenir à l’émission, Me Ken Mukendi, expert en droit minier habitant la ville de Mbuji-Mayi a indiqué qu’il y a une solution à un double niveau. La première solution est de principe. La Miba a deux ses propriétaires ou associés que sont l’Etat congolais qui est majoritaire avec 80% de parts sociales et la CIBEKA. La solution de principe voudrait que les associés mettent de l’argent à la disposition de la société pour sa relance.

La deuxième solution est palliative, dit-il. Sinon, à défaut de moyens, il faut une technique d’autofinancement qui voudrait que la Miba mette à la disposition des partenaires qui ont un matelas financier suffisant, celles de ses concessions qu’elle n’a jamais exploitées. Ceci, lorsqu’on sait que les concessions de la Miba s’étalent sur les deux provinces du Kasaï, dans leur ancienne configuration. C’est gigantesque comme concessions minières. Par rapport aux problèmes de la Miba, ne pas procéder de cette façon-là, non seulement c’est un manque à gagner pour la Miba, mais aussi une charge supplémentaire pour les concessions qu’elle n’exploite pas. Donc, il faut signer des partenariats avec des partenaires disposant des capitaux frais, de manière à générer l’argent pouvant aider la Miba à relancer ses activités. Par rapport aux permis d’exploitation situé dans ce que l’on appelle « polygone Miba », ils doivent rester à la disposition de la Miba pour lui permettre de continuer ses activités. A en croire notre source, la deuxième technique a déjà produit quelques fruits. D’ailleurs, il y a des contrats que la Miba venait de signer avec des partenaires, qui ont permis de juguler la grève qui s’annonçait à la Miba. Donc, c’est vraiment une politique qui s’avère salvatrice pour la Miba.

De l’amodiation avant les contrats gagnant-gagnant

Pour Didier Tshibangu, un autre expert dans le secteur minier, il faut faire une lecture exacte de la chose. La situation de crise aujourd’hui à la Miba n’est pas une fatalité qu’il faut considérer, c’est plutôt une infirmité. C’est-à-dire que la Miba est en état de maladie qu’il faut guérir. Pour ce faire, il nous faut les moyens pour sortir de là où nous sommes. En fait, MIBA a un gisement et une réserve avérés, mais ne peut être éligible à un quelconque crédit de préfinancement, si elle n’a pas de certification sur sa dette.

Et dans son pouvoir régalien, à la lumière de tout ce qui se constate comme situation actuellement, l’Etat est le seul qui peut relever la MIBA là où elle se trouve !

Dans le contexte actuel de crise où se trouve être placé la MIBA, il estime que cette politique de s’ouvrir à un partenariat avec des tiers, n’est pas d’une mauvaise politique. Mais dans la vision à court terme, pour le maintien et la sécurisation de la production, il faut aller dans le contrat d’amodiation. Mais alors, bien le finaliser, définir correctement le taux des loyers, mais aussi solliciter la présence de l’exécutif Miba auprès des amodiants, pour soutenir correctement la production journalière. C’est-à-dire, nous voulons bien prêter flanc à la politique d’amodiation, parce que ça tire son fondement dans le Code minier. C’est un processus, parce que depuis que nous attendons le financement de l’Etat ou des investisseurs étrangers, qui d’ailleurs sont comme des gibiers peureux, disant que nous n’avons pas la certification des gisements, pouvons-nous continuer à sombrer dans cette situation qui n’en finit pas, tout en comptabilisant nos morts? C’est là qu’il a souscrit à l’autre schéma, parce qu’à court terme, cela rejoint cette approche. Parce qu’on peut à tout prix détenir la sécurisation de la production. De là, ipso facto, cela nous amène à ce schéma là du contrat d’amodiation.

(Jean-Marie Nkambua)

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