Réforme des entreprises du Portefeuille: Bientôt le début de la seconde phase

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Du 2 au 3 juin 2016 se tiendra à Kinshasa, le séminaire sur la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat. Cette rencontre de travail organisée par le Ministère du Portefeuille, avec l’appui technique du COPIREP et de la Banque mondiale, vise à amorcer la seconde phase du processus de la réforme des entreprises publiques entamé depuis 2003 dans le cadre du Projet compétitivité et développement du secteur privé (PCDSP) géré par le COPIREP.

La réforme des entreprises publiques a donc été jugée nécessaire et urgente compte tenu de leur poids dans l’économie et de leur inefficacité qui sape tout effort de relance et de développement économique du pays à cause de leur position dominante dans certains secteurs-clés. Elle vise à insuffler une dynamique nouvelle dans le Portefeuille de l’Etat pour améliorer sa rentabilité, la qualité des services rendus à la population et contribuer au renforcement de la compétitivité de l’ensemble de l’économie nationale, pour ainsi alléger la charge du Trésor public et accroître la contribution du secteur du Portefeuille dans le budget de l’Etat.

Elle participe à la mécanique des stratégies mises en œuvre par le Gouvernement depuis 2001 dans le volet «réformes structurelles de l’économie» impliquant notamment la réforme du secteur minier, forestier, des télécommunications, la restructuration du secteur bancaire et la promulgation d’un nouveau Code des investissements. Elle a été précédée de plusieurs diagnostics qui avaient conclu  à une dégradation avancée de leur situation technique, opérationnelle et financière avec pour conséquences la mauvaise qualité des services rendus à la population, la perte de leur compétitivité et celle de l’ensemble de l’économie et l’accroissement de la charge de leur fonctionnement sur le budget de l’Etat.

Les participants à ce séminaire-atelier proviendront du cabinet du Président de la République, du Gouvernement (Primature, Ministère du Portefeuille et ministères sectoriels), des partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, Banque Africaine de Développement et autres agences de coopération au développement), des entreprises publiques structurantes (GECAMINES, SNCC, RVA, SCTP, SCVM, SNEL, REGIDESO, SCPT, SONAS) et du secteur privé (FEC, COPEMECO), ainsi que des experts internationaux spécialisés dans le domaine de la réforme des entreprises publiques. Autant des parties intéressées à la question de la réforme du portefeuillede l’Etat qui vont cogiter et partagerles expériences, notamment en matière de gestion du volet social de la réforme.

Ainsi, ce sera l’occasion de faire le point sur la problématique de la réforme des entreprises publiques en République Démocratique du Congo, partant des objectifs de départ au chemin parcouru jusqu’à ce jour. Toutes les actions menées et les instruments d’exécution de cette réforme déjà mis en œuvre (contrats d’assistance avec des firmes spécialisées de calibre international, contrats de performance avec l’Etat, audits technique et financier indépendant, comités de suivi, etc.) passeront au crible. Ils évalueront également les résultats réalisés, principalement en termes d’amélioration de la qualité des services rendus à la population par les entreprises structurantes ciblées.

En effet, après la stabilisation et le redressement qui constituent la première phase de la réforme, une seconde phase visant la restructuration en profondeur des entreprises publiques structurantes est envisagée.  Cette phase vise la recapitalisation des entreprises et la relance des activités cruciales à l’économie et à la population par notamment la participation du secteur privé (ouverture du capital, PPP, etc.).

Pour la poursuite du financement de la Banque mondiale

Mais le point culminant de ces travaux sera sans doute la détermination et l’examen des modalités pour la poursuite du financement de la Banque Mondiale et d’autres partenaires du Gouvernement à la seconde phase de la réforme de ces entreprises publiques. En effet, lors de la clôture, en juin 2014, du Projet Compétitivité et Développement du Secteur Privé (PCDSP) financé par la Banque mondiale à hauteur de 180 millions de dollars, toutes les parties étaient arrivées à la conclusion qu’il fallait poursuivre les efforts déjà entamés pour ne pas écrémer le chantier de la réforme. La Banque mondiale elle-même, par la bouche de son Directeur des Opérations, l’avait affirmé comme une impérieuse nécessité. Le Gouvernement a déjà initié des consultations à ce sujet dans le cadre de la matrice de gouvernance économique, pour le financement spécifique des travaux relatifs à restructuration en profondeur des entreprises structurantes transformées en sociétés commerciales, notamment la REGIDESO, la SNEL, la REGIDESO, la RVA, la SCTP, la SCPT, pour ne citer que celles-là.   Une autre requête pour un appui plus global à la poursuite de la réforme a été préparée au niveau du COPIREP.

La réforme est arrivée à un stade de non-retour qui commande la poursuite du processus engagé afin de consolider les résultats obtenus et amener des actions utiles à son aboutissement.   L’irréversibilité de la réforme est affirmée par tous. Mais là où les romains s’empoignent, c’est la méthode. Certains se disent écartés du processus, alors que le Ministère du Portefeuille et son organe technique le COPIREP prônent la méthode participative. La lecture de la liste des participants à cet atelier renseigne que toutes les parties prenantes sont conviées. Fait à souligner, l’intersyndicale nationale est invitée à exposer sur ses pistes de solutions pour solutionner la question du volet social de la réforme. C’est un exposé très attendu, quand on sait que la question sociale est une des plus grosses pesanteurs à la réforme des entreprises publiques, non seulement du fait de la charge émotive qu’elle génère, mais aussi et surtout de son énorme poids financier.

(Jean-Marie Nkambua)

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